L’homme du  jour. Evo Morales, de retour d'exil par Rosa Moussaoui

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

L’homme du  jour. Evo Morales, de retour d'exil par Rosa Moussaoui

«  Aujourd’hui est un jour important dans ma vie, retourner dans ma patrie que j’aime tant me remplit de joie. » Fin d’une longue année d’exil, hier, pour l’ancien président bolivien Evo Morales, forcé de quitter le pouvoir et le pays sous la contrainte des policiers et des militaires, le 11 novembre 2019, au terme d’un coup d’État électoral appuyé par Washington.

Avec l’investiture, dimanche, de Luis Arce, son ancien ministre de l’Économie, élu président avec 55 % des voix le 18 octobre dernier, et l’annonce par la justice bolivienne de l’abandon des poursuites engagées contre lui sous l’impulsion des putschistes pour « terrorisme et sédition », plus rien ne s’opposait à son retour.

Après une dernière étape argentine à La Quiaca avec le président Alberto Fernandez, qui lui a offert l’asile, Evo Morales a franchi la frontière pour être accueilli côté bolivien, à Villazon, dans une atmosphère de fête.

« Exporter » ce succès

Début d’un périple de plusieurs jours qui doit le conduire, accompagné d’une caravane, jusqu’à son fief du Chapare, dans la région de Cochabamba, où l’ancien cocalero milita longtemps comme syndicaliste.

L’ample victoire remportée sans lui par son Mouvement vers le socialisme atteste de l’ancrage des idées et des politiques de transformation sociale dont il fut le visage, pendant treize ans.

L’ancien chef d’État dit aujourd’hui vouloir se consacrer à « exporter » ce succès, à en utiliser les leçons pour « aider les peuples du monde à vaincre l’impérialisme et le néolibéralisme ».

Publié dans Amérique Latine

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