Madadona/Macron, à chacun son camp par José Fort

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Madadona/Macron, à chacun son camp par José Fort
Dans un communiqué officiel, pompeux et pédantesque, publié après la mort de Diego Maradona, Macron regrette « les expéditions (d’El Pibe) auprès de Fidel Castro et de Hugo Chavez ». Trump n’aurait pas fait mieux.
 
Maradona était un fils de pauvres des bidonvilles de Buenos Aires. A des années lumières d’un président français homme de main des banques et des multinationales. Maradona n’a jamais oublié ses racines et a choisi ses amis de la gauche latino-américaine. Macron ouvre ses portes aux pires canailles de cette région du monde. Bref, la lutte de classe version footballistique. 
 
Il y a dans le propos présidentiel offense et mépris. Offense à deux hommes d’Etat aujourd’hui disparus qui ont marqué et marquent toujours les consciences latinos américaines. Pas celles des riches, des régimes corrompus et répressifs, celles de ceux qui aimeraient bien comme à Cuba ne pas être menacés de tirs de Flash-Ball, d’éborgnements, de mutilations, d’arrestations massives, de jets de grenade, de ratonnades et autres brutalités policières.
 
Celles et ceux qui aimeraient bien que la pandémie actuelle soit gérée avec succès comme à Cuba.
 
Celles et ceux qui demandent des services de santé, d’éducation, de culture, de sports comme dans la Grande Ile et ne refuseraient pas, bien au contraire, d’être alphabétisés, respectés et soignés par des médecins cubains envoyés dans le monde entier et attendus en Sicile ces jours prochains.
 
Celles et ceux qui des faubourgs de Lima à Bogota, de Santiago à Rio savent que les Cubains sont pauvres matériellement par la faute de soixante ans d’un criminel blocus économique yankee renforcé récemment par Trump. Pauvres mais pas misérables.
Diego Maradona s’était rangé aux côtés des peuples cubain, vénézuélien, palestinien.
 
Macron s’acoquine avec Netanyahu, avec un clown trumpiste auto proclamé à Caracas empêtré dans des affaires de corruption. Il a reconnu la dictature bolivienne et est resté extrêmement discret au moment du retour de la démocratie. Il observe un silence complice sur les 260 militants, journalistes, avocat assassinés en Colombie ; sur le régime des corrompus au Pérou, sur les assassinats au Brésil, sur la répression au Chili et en Equateur…
 
Diego a choisi son camp. Macron aussi.
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