En Inde, grande journée temps fort de la lutte : Nous vaincrons ou nous mourrons !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

En Inde, grande journée temps fort de la lutte : Nous vaincrons ou nous mourrons !

"NOUS VAINCRONS OU NOUS MOURRONS"

C’est le nouveau mot d’ordre des travailleurs agricoles indiens face au silence de Narendra Modi.

Devant cette obstination du pouvoir à ne vouloir entendre et voir la détresse populaire, les travailleur·euse·s, les habitants des bidonvilles et même une partie des militaires indiens en uniforme - indifférents aux menaces de leur hiérarchie - des vétérans de l’armée dont un amiral, deux généraux de division et beaucoup d'autres officiers en retraite se rendent dans les campements des travailleur·euse·s agricoles pour leur apporter un soutien logistique et alimentaire.

Les défections des militaires indiens se multiplient dans les troupes positionnées dans les villes pour réprimer les manifestants. En effet, ils ne veulent pas être amenés à prendre les armes face à leurs mères, pères, proches, amis ...

Plusieurs témoignages de responsables politiques ou de hauts fonctionnaires font état d’une panique gouvernementale qui augmente de jour en jour.

Une marche finale?

Ayant vite démasqué la manœuvre de la suspension des 3 lois contestées et de la nomination d’un groupe d’expert1, la contestation a repris de plus belle. Des marches ont démarré, le 20 janvier,dans tout le pays. Les manifestants veulent rejoindre les 300.000 personnes campant autour de Delhi pour le 26 janvier afin d’arriver à déborder les barrages des forces de police et de l’armée et d’envahir la capitale indienne.

CITU, syndicat partenaire de la CGT,est particulièrement présent dans l’aide et le soutien aux mouvements sur les différents sites.

Impossible de citer toutes les initiatives en cours ! Mais quelques exemples suffisent pour saisir l’ampleur du mécontentement face à des lois les poussant vers la famine.1

Près de 100.000 villages du nord de l’inde se sont chacun engagés à faire converger vers New Delhi au moins 10 tracteurs avec 100 personnes minimum;

- A Mumbai les militants travailleur·euse·s agricoles passent dans les bidonvilles2 pour convaincre les plus pauvres de se révolter et de les rejoindre;

- Entre le24 et le26 janvier, le centre de Mumbai sera occupé et paralysé jour et nuit. Plus de 40.000 militant·e·s se sont déjà engagé·e·s a participer;

- De nombreux meetings se déroulent dans tout le pays;

- Dans le Penjab,des marches préparatoires (accompagnées de nombreux tracteurs) passent de villages en villages pour se retrouver le 26 janvier à Delhi. 11 000 tracteurs partiront de Ludhiana (Pendjab) pour arriver à Delhi le 24 janvier

- Dans l'Uttar Pradesh, 315 villages, annoncent la participation de 2 000 tracteurs pour la marche du 26; dans le district voisin, ils seront 1 200, etc..

- 400 tracteurs se préparent à partir de Mandota (Rajasthan) pour Delhi; et, 2 000 tracteurs venant du Rajasthan reconnaissent le terrain pour contourner les barrages policiers autour de Delhi et réussir à entrer dans la ville.

Et de l’autre côté?

Le gouvernement a prévu une armée composée d’au moins 65.000 policiers de Delhi auxquels s’ajouteront ceux des autres États,ainsi que des forces de la police des frontières, d'intervention rapide, de la police de réserve, de la police industrielle, des bataillons indo-tibétains des frontières et des bataillons de réserve.

De plus, de nombreux para militaires ont construit barricades, fossés, chicanes avec blocs de béton, monticules de terre et resteront mobilisés le 26 janvier....

En attendant le 26 janvier

Par son entêtement Narendra Modi provoque l’augmentation de la colère des manifestants.

La CGT refuse toute violence. Cependant, si violence il y a, elle sera de la seule responsabilité de Narendra MODI et de ses alliés et soutiens.

La CGT est solidaire de la lutte des travailleur·euse·s agricoles et des travailleur·euse·s en Inde. Elle soutient les initiatives de CITU et de l’ensemble des organisations syndicales mobilisées dans l’action auprès des manifestants.

1) Ce groupe,hormis un des responsables des travailleur·euse·s agricoles, qui a immédiatement démissionné, était constitué uniquement de hauts fonctionnaires ayant élaboré les 3 lois décriées

2) 10 des 28 millions d’habitants de la ville de Mumbai viventdans les bidonvilles

Sources CGT

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