Métallurgie : négociations des minima des Ingénieurs et cadres. L'opinion de la CGT

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Vendredi 22 décembre se tenait la seconde réunion de négociation annuelle des appointements mini des grilles Ingénieurs et cadres de la métallurgie pour l’année 2021.

La première réunion, datant de début décembre, s’était soldée par un «il est urgent d’attendre» le patronat et les autres organisations de salarié s estimant que l’intégralité des chiffres «repères» tels que l’indice INSEE ou la revalorisation du SMIC n’ayant pas été publiés, il était prématuré de trop s’avancer sur d’éventuelles propositions chiffrées.

Lors de ce deuxième round, dans son propos liminaire le patronat a procédé oralement à SON constat sur l’état de l’économie et de la santé des entreprises dans la branche. Constat qui nous a paru partiel et volontairement négatif.

L’UIMM a également déclaré, souhaiter que l’augmentation des minima constitue un geste marquant pour les salariés concernés. L’UIMM proposat 0,5% en entrée de séance, pourcentage de revalorisation des minis refusé par l’ensemble des organisations. Elle concèdera finalement 0,7% d’augmentation des minis afin de s’assurer de l’accord de la majorité des autres organisations syndicales qui ont d’ailleurs signé l’avenant directement en séance.

Pour ce qui nous concerne, ces 0,7% sont bien éloignés de notre revendication chiffrée de 2%. Revendication qui repose sur la volonté de garantir la proportionnalité des grilles mais également de reconnaitre l’investissement des salariés qui ont notamment, pendant cette période de pandémie, œuvré sans relâche dans des conditions souvent très dégradées au bon fonctionnement de leurs entreprises.

Par ailleurs, nous savons que des revalorisations conséquentes participent à garantir l’attractivité de notre branche. Elément plus que nécessaire dans une période où les défis du numérique et de l’écologie viennent fortement impacter nos métiers et où les problématiques d’emploi se multiplient dans notre branche.

Nous sommes convaincus que c’est l’augmentation du pouvoir d'achat des salariés qui va conditionner la relance et qu'une si faible revalorisation hypothèque cela.

Nous n’avons pas manqué d’indiquer au patronat le caractère inacceptable de leur proposition, celle-ci étant, y compris sous les 0,99% de la revalorisation du SMIC. Néanmoins, pour être fidèles à nos modes de fonctionnements nous consulterons notre organisation.

Montreuil le 25 janvier 2021

Publié dans Social, syndicats

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