Les cheminots et les citoyens déterminés pour la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les cheminots et les citoyens déterminés pour la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône
Les cheminots et les citoyens déterminés pour la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône
Les cheminots et les citoyens déterminés pour la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône
Les cheminots et les citoyens déterminés pour la réouverture de la ligne de la rive droite du Rhône
Dimanche 21 mars à Condrieu, le rassemblement* pour la réouverture de la Rive droite du Rhône au trains de voyageurs a réuni environ 400 personnes.
 
Une trentaine de camarades CGT Cheminots (de Givors, Perrache, Sibelin, lugdunum Part Dieu, et bien sur du secteur CGT des Cheminot de Lyon) étaient présents ainsi que des militants de la CFDT et de FO qui s'étaient joints au rassemblement. Plusieurs associations, partis politiques et de nombreux citoyen sétaient également présents. Les communistes étaient sur place notamment ceux d'Ardèche avec François Jacquart, de Givors accompagnés de Christiane Charnay et de Cécile Cukierman responsable du groupe communiste à la Région, tête de liste aux prochaines élections régionales.

 

Cette initiative s'inscrivait à la suite de diverses initiatives ayant eu lieu ces dernières semaines  en gare de Courzieu, de Die, de Böen-sur-Lignon et de Thiers.

C'est la convergence salariés cheminots et citoyens qui se construit avec patience et avec des initiatives qui viendront alimenter le rapport des forces. Comme le disait, dans une tribune, Laurent Brun : "Nous ne les laisserons pas tranquilles une minute !"

La gare de Condrieu était dans le calendrier pour défendre le service public ferroviaire aux côtés des usagers qui réclament la réouverture de la rive droite au service voyageur. (l’association des usagers des TER de la Vallée du Rhône (AuterVR).

Laurent Aubeleau au nom des cheminots CGT a rappelé que c’est en 1863 qu’un premier projet ferroviaire est élaboré sur la rive droite du Rhône. La ligne est ouverte en deux temps, de Gagnières vers Le Teil et Le Pouzin en 1876, et de La Voulte à Givors en 1879. C’est en 1973 que la SNCF décide de réserver exclusivement la rive droite au trafic de marchandises et supprime donc le trafic voyageurs sur cette ligne. Depuis, la CGT comme les ardèchois n’ont eu de cesse de réclamer le retour des trains de voyageurs sur cette ligne et la CGT est à l’initiative de nombreuses actions comme les communistes des villes concernées.

Le retour des trains sur « la rive droite du Rhône » permettra entre autres un désenclavement du département de l’Ardèche, qui est le seul de France métropolitaine dépourvu de desserte ferroviaire voyageurs. Il permettra également de nouvelles dessertes pour le Sud du département du Rhône.
 
Cette réouverture devra s’accompagner d’une modernisation de la ligne et de ses équipements, notamment pour accueillir au mieux les futurs usagers : parkings, présence humaine dans les gares et à bord des trains, guichets, accès PMR, connexion avec les autres réseaux de transport (bus, autocar), etc.
 
C’est bien l’ensemble du linéaire (de Givors à Nîmes) qui doit être réouvert, et non des sections. Ceci permettrait des dessertes périurbaines juxtaposées à des trains longue distance reliant Lyon à Montpellier. Le travail et les études doivent donc être menés de concert avec la Région Occitanie.
 
La Région Aura doit maintenant passer aux actes avec un lancement des travaux qui sont obligatoires suite à de multiples renoncements de la SNCF comme des pouvoirs publics.
 
Selon le conseil régional AURA et l’Etat dans le cadre de la négociation du Contrat de Plan Etat/Région 2021-2027, 860 millions d’euros seraient investis sur les infrastructures ferroviaires, dont 280 millions dans les 2 ans au titre du plan de relance.
 
Après des années de sous-investissements, la régénération du réseau ne doit pas être utilisée à des fins politiciennes mais permettre de rouvrir et moderniser des lignes pour un maillage de tous les territoires et un accès plus facile au train, quel que soit son lieu d’habitation.
 
Pour satisfaire ces besoins humains et sociaux, l'enveloppe financière de doit pas être le premier critère pour décider, c'est pourquoi nous poussons pour que la démarche générale parte de l’intérêt général c’est-à-dire des besoins des usagers et du pays pour arriver sur les outils nécessaires et enfin le financement de ces moyens avec l'intervention de l'Etat et ses outils financiers, les fonds et autres organisme de crédit.
 
Le déplacement en TER est, aujourd’hui, une nécessité pour un grand nombre de salariés, de lycéens, d’étudiants, précaires ou privés d’emplois, de retraités…
 
La question du transport ferroviaire public, qui concourt à l’aménagement du territoire, se trouve aujourd’hui au cœur d’enjeux essentiels : transition écologique, service public, développement industriel et économique.
 
Exigeons que l’Etat, l’autorité organisatrice et la direction de la SNCF répondent aux revendications des usagers et des cheminots.
 
* Ce rassemblement dénommé Le Printemps du train était organisé par l’association des usagers des TER de la Vallée du Rhône (AuterVR). Des élus , des représentants d’associations de voyageurs (Brévenne, Loire), et d’organisations de lutte pour la planète. Il a donné lieu à une présentation de l’événement et un entretien avec Bruno Marchesini, président de l’association AuterVR. (Le Progrès)
 
Sources : Le Progrès et la CGT
 

Publié dans Luttes sociales, Région

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