Les communises de Pierre-Bénite sont pour une candidature communiste à la présidentielle jusqu'au bout

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Abdel Yousfi membre du collectif de section de Pierre-Bénite, militant d'entreprise à JTEKT

Abdel Yousfi membre du collectif de section de Pierre-Bénite, militant d'entreprise à JTEKT

Deux AG de communistes se sont tenues les 23 et 27 mars

Ces AG ont pris connaissance et de débattu des propositions du Conseil National. Samedi matin, elles ont examiné des amendements qui enrichissent le texte politique proposé à la conférence nationale.

La présence d’une option alternative à la fin du texte crée une grosse confusion. Des camarades croyant que le CN propose le choix entre deux options, alors qu’il a rejeté clairement l’option alternative par vote et appelle les communistes à débattre du texte unique qu’il a adopté très majoritairement. Il serait positif que la commission du texte fasse le point sur cette question et apporte une clarification.

Les AG ont donné leur accord unanime sur les deux décisions proposées. A savoir :

1) que soit confirmée par la conférence nationale le choix d’une candidature communiste à l’élection présidentielle pour porter notre projet politique et nos propositions comme voie pour une issue à la crise du capitalisme qui détruit les êtres humains et la planète. Faire ce choix permet d’être présent dans la bataille d’idées qui marque le 1er tour de la présidentielle en faisant vivre toute l’originalité communiste.

2) que la candidature communiste soit non rétractable, qu’elle soit inamovible et aille jusqu’au bout, c’est à dire l’élection.

Elles trouvent positif que Fabien Roussel secrétaire national se soit engagé en ce sens là, conformément aux orientations du dernier congrès du parti.

De sévères critiques ont été émises à l’encontre de certains dirigeants nationaux du parti, qui combattent ouvertement et publiquement l’orientation de congrès parce qu’ils sont en désaccord (Appel des 43 suivi de l’appel des 200). Ils provoquent des divisions entre communistes et de faux débats en agitant les peurs. Ils continuent à vouloir nous effacer derrière une candidature unique de la gauche (Mélenchon) qui ne fera que stériliser le débat à gauche sur le fond et conduira à l’échec de tous.

Ils apprécient que le CN ait rejeté la tentative d’une clause de revoyure, et estiment qu’ il ne faudrait pas que ce qui est sorti par la porte, puisse rentrer par la fenêtre au prétexte d’une recherche d’union au sommet sur un plus petit dénominateur commun pour les législatives.

3) Concernant l’articulation entre Présidentielle et législatives. Il est émis le souhait, si les autres forces de gauche le souhaitent également, de construire un « pacte d’engagements communs », mais après la présidentielle, en vue d’aller ensemble la bataille des législatives sur la base de mesures immédiates à prendre ainsi que des mesures structurelles visant à s’attaquer aux causes de la crise du capitalisme et en lien étroit avec le mouvement populaire.

Il rejettent fermement le marchandage proposé par Mélenchon qui viserait à échanger l’abandon de la candidature communiste contre l’élection de quelques députés communistes. C’est insupportable et non respectueux de l’autonomie de notre parti ! Concernant cette articulation entre présidentielle et législatives les camarades présents ont donné leur large accord pour deux amendements (voir plus loin)

Un seul participant s’est interrogé, «  s’il ne fallait mieux pas avoir un accord avant la présidentielle car les autres forces de gauche risquent de refuser si les négociations ont lieu après » Il pense « qu’un accord avant serait plus bénéfique même s’il n’aboutit pas. Selon lui, négocier après n’a pas autant d’importance »

Les AG ont rejeté cette idée et ont répondu que pour avoir la garantie de notre autonomie à la présidentielle (liberté d’avoir un candidat avec un projet communiste), il valait mieux que ces négociations aient lieu après, d’autant que si elles avaient lieu avant, elles seraient un handicap à notre candidat et au contenu de ses positions et propositions allant jusqu’à les effacer.

Le 1er tour de la présidentielle est avant tout un grand débat d’idées portant sur le devenir du pays, de l’Europe et de monde. C’est un moment national où les communistes peuvent et doivent être présents avec toute leur originalité. Nous avons été absents pendant 10 ans, nous l’avons payé très cher.

Des camarades ont attiré l’attention sur le danger de tomber dans l’électoralisme. Comment peut-on imaginer des élections législatives consolidant le PCF en ouvrant la possibilité de l’effacement de ses idées pour la présidentielle ? Les négociations entre partis de gauche pour les législatives dépendra du rapport de forces construit sur les idées, notre projet, en écho aux luttes, pour la campagne présidentielle.

Sur l’argument, que « les autres forces de gauche risquent de refuser », nous ne devons pas céder au chantage, tout en nous engageant à porter pendant la présidentielle le besoin d’alliance avec les autres forces de gauche pour les législatives, négociée après la présidentielle, afin de renforcer leur présence dans l’Assemblée Nationale.

Nous sommes déterminés à avoir beaucoup de communistes élus-es. Des militants, des révolutionnaires qui portent très fort dans l’Assemblée les aspirations, besoins et propositions communistes radicales et transformatrices en lien avec le mouvement populaire qui sont incontournables pour mettre en œuvre une politique de sortie de crise si la gauche devenait majoritaire à l’Assemblée.

Le débat de l’AG a également porté sur les contenus. Les 10 points mis en avant dans le texte sont appréciés, néanmoins il est suggéré que :

  • L’emploi soit abordé comme première priorité au regard de la gravité de la situation présente et celle à venir. La proposition de Sécurité d’Emploi, de Formation et de revenus doit être mieux mise en évidence. Cela nécessite une réécriture montrant clairement la portée révolutionnaire de notre proposition, sa dimension civilisationnelle et culturelle.

  • Le point sur la démocratie soit également renforcé notamment par le besoin de nouveaux pouvoirs décisionnels dans les entreprises pour combattre les critères de gestion capitalistes et notamment la baisse du coût du travail et leur substituer des critères de sociaux, de développement, écologiques et de financement. De même au plan institutionnel de nouveaux pouvoirs doivent être conquis pour les salariés, les citoyens et les syndicats afin de porter des alternatives aux gestions néolibérales dans les villes, les métropoles et les régions. Il s’agit d’éclairer l’enjeu d’une visée autogestionnaire pour une transformation sociale et démocratique de la société par le mouvement populaire, qui ne peut se résumer au seul pouvoir d’État ni à une 6ème République désincarnée des enjeux de classe.

Enfin, des camarades souhaitent que le 1er chapitre porte moins sur les peurs et beaucoup plus sur la crise avec toutes ses dimensions et l’enjeu du projet communiste et notre démarche de fond pour le faire vivre du local au mondial. Deux propositions d’amendement sont faites à cet effet.

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Amendements proposés au texte et adoptés

I) Titre du projet de texte : « Reconstruire l’espoir ».

Il deviendrait : Reconstruire l’espoir d’une autre société. Adopté. Un seul camarade a souhaité garder le titre initial.

II) 1ère partie. Trois amendements adoptés

a) Après le 3ème paragraphe, rajouter le texte suivant : « Telles sont les raisons d’une candidature communiste à la présidentielle afin de faire face à la profondeur de la crise de civilisation qui ébranle le monde, une crise économique, sanitaire, écologique, morale, institutionnelle.

b) Après le 5ème paragraphe, rajouter le texte suivant : « Pour cela nos propositions originales, nos idées, notre projet sont indispensables pour commencer à sortir de la crise de civilisation et pour redonner espoir, armer le mouvement populaire, changer le champ politique qui s’est tant déporté vers les idées de droite les plus réactionnaires et amener un réveil de l’ensemble de la gauche et des progressistes.

c) Transférer en intégralité l’actuel paragraphe 6 « Comme dans de nombreux pays ...de nouveaux désastres sociaux sociétaux et écologiques » à la page 3, après le 1er paragraphe qui dit « En l’absence d’alternative politique…. Jusqu’à défiance envers la politique. »

III) Chapitre : Le choix de transformations révolutionnaires pour sortir de la crise. Trois amendements adoptés.

Page 3 : Passer en tête des paragraphes commençant par un thème en italique, le 3ème paragraphe de la page 4 : « Nous proposons une révolution de l’emploi et du travail » dont les deux termes emploi et travail sont inversés.

Inverser ensuite les deux phrases de cette partie :

La 1ère serait modifiée ainsi : « Le système de Sécurité d’Emploi, de Formation et des revenus proposé par les communistes serait un droit inaliénable pour chacun.e d’un emploi ou d’une formation pour un meilleur emploi tout au long de sa vie active, avec la garantie de revenus en emploi ou en formation. Cela exige de nouveaux critères de gestion des entreprises et de leurs productions, de l’utilisation de l’argent, de nouveaux pouvoirs garantis aux travailleurs et travailleuses ainsi que des institutions démocratiques pour une planification stratégique. Ce système permettrait de commencer à dépasser le marché du travail, ouvrirait la voie à l’éradication de la misère et du chômage et au libre épanouissement de chacun.e avec une élévation culturelle de l’ensemble de la société»

Et la seconde deviendrait : « Ce système s’articulerait avec une nouvelle réduction du temps de travail, la revalorisation du travail, l’augmentation des salaires et des minima sociaux, l’amélioration des conditions de travail, le partage des savoirs, le développement des savoir-faire et une nouvelle efficacité »

Page 5 : Renforcer le 2ème point sur la démocratie (voir plus haut le sens)

IV Chapitre « De la présidentielle aux législatives »

Page 7 . Réécrire le paragraphe 4 :

« "En ce sens, les communistes proposeront que se construise, au lendemain de la présidentielle et en lien avec le mouvement populaire, un pacte d'engagements communs entre toutes les forces qui s'y montreront prêtes sur la base de mesures remettant en cause les logiques capitalistes. Avec un socle partagé de mesures immédiates, de propositions structurelles et d’ententes électorales, ce pacte d’engagements à faire vivre dans la campagne des législatives permettrait de renforcer, au sein de l’Assemblée nationale, le poids des communistes et de la gauche, pouvant aller jusqu’à une majorité politique à même de sortir le pays de la crise."

Page 7. Réécrire le paragraphe 5 :

« C’est dans ce cadre que le parti communiste français dans l’ensemble des circonscriptions, désignera avant les congés 2022, ses candidates et candidats aux élections législatives au service des populations avec le projet novateur pour la France porté par le candidat communiste à la présidentielle. »

 

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