L’ASN publie le rapport de clôture du plan d’action défini après les tests de résistance européens des centrales nucléaires

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

L’ASN publie le rapport de clôture du plan d’action défini après les tests de résistance européens des centrales nucléaires

À la suite de l’accident de la centrale nucléaire de Fukushima, le Conseil européen a demandé que des tests de résistance (stress tests) soient réalisés. Leurs modalités ont été définies par l’association WENRA des responsables d’autorités de sûreté nucléaire d’Europe.

Ces tests ont consisté à vérifier la robustesse des centrales nucléaires européennes au type de situations auxquelles la centrale de Fukushima a été confrontée : séisme extrême, inondation extrême, perte totale des alimentations électriques, perte totale des sources de refroidissement, et fusion du cœur du réacteur. Ces tests ont porté non seulement sur les dispositions techniques visant à prévenir la perte totale d’alimentation électrique et de refroidissement ainsi que la fusion du cœur ou à en limiter les conséquences, mais aussi sur la préparation des organisations à la gestion des situations extrêmes.

En décembre 2012, l’ASN avait publié un plan d’action national en réponse aux recommandations issues de la revue des tests de résistance européens par les pairs et de la 2e réunion extraordinaire de la convention sur la sûreté nucléaire tenue la même année. Ce plan d’action comprenait les prescriptions de l’ASN du 26 juin 2012 visant à augmenter, au-delà des marges de sûreté dont elles disposaient déjà, la robustesse des centrales nucléaires face à des situations extrêmes.

Le rapport de clôture présente les dispositions définies par EDF qui permettent de solder les actions du plan et de répondre aux recommandations issues de la revue par les pairs et aux prescriptions de l’ASN (Autorité de Sureté Nucléaire).

Ces dispositions contribuent notamment à l’amélioration de la protection contre les risques naturels et la perte des systèmes de sûreté ainsi qu’à l’amélioration de la gestion d’un accident grave par le déploiement de moyens tels que la force d’action rapide nucléaire (FARN) d’EDF ou la mise en service d’un groupe électrogène d’ultime secours sur chacun des 56 réacteurs nucléaires en service.

En plus de ce qui avait été prévu dans le cadre du plan d’action, des modifications supplémentaires sont mises en œuvre dans les centrales nucléaires françaises dans le cadre de l'amélioration continue de la sûreté, en particulier lors des réexamens périodiques.

Pour information, les conclusions du rapport

"3 CONCLUSION

En décembre 2012, l’ASN a publié un plan d’action en réponse aux recommandations issues de la revue des stress tests européens par les pairs de 2012 (Peer Review) ainsi que celles issues de la 2ème réunion extraordinaire de la Convention sur la Sûreté Nucléaire (CSN) en 2012. Ce plan d’action comprend les prescriptions des décisions de l’ASN du 26 juin 2012 visant à augmenter, au-delà des marges de sûreté dont les installations disposaient déjà, la robustesse des centrales nucléaires face à des situations extrêmes.

Ce rapport présente les dispositions définies par EDF en réponse aux prescriptions de l’ASN. Elles comprennent des modifications contribuant à l’amélioration :

  • de la protection contre les agressions internes ou externes, notamment le renforcement de la protection contre les inondations ;
  • des moyens d'alimentation électrique : mise en place d'alimentations électriques supplémentaires (groupes électrogènes de secours à moteur diesel), augmentation de l'autonomie des batteries utilisées en cas de perte totale des alimentations électriques ;
  • des moyens de prévention des accidents avec fusion du cœur : par exemple,installation de joints à haute température sur les pompes primaires pour résister à une perte de refroidissement pendant une période prolongée, moyens d’appoint d’eau borée au circuit primaire dans les états où la cuve est ouverte, installation de raccords de tuyauterie normalisés pour les équipements mobiles (notamment pour la FARN) ;
  • des moyens de prévention du découvrement des assemblages de combustible en piscine : par exemple, dispositions visant à prévenir la vidange rapide accidentelle des piscines d’entreposage du combustible, renforcement de l’instrumentation de la piscine d’entreposage du combustible ;
  • de la gestion des accidents avec fusion du cœur : par exemple, mise en place d’une instrumentation redondante pour détecter la percée de la cuve, mise en place d’une instrumentation redondante détectant la présence d'hydrogène dans l’enceinte de confinement ;
  • de la gestion de crise : renforcement des locaux de gestion de crise au séisme et aux inondations, renforcement de la préparation des équipes en cas de séisme,moyens pour faire face à l'isolement du site en cas d'inondation, stockage des moyens mobiles, renforcement des moyens de communication, organisation de crise pour la gestion d’accidents affectant plusieurs réacteurs d’un même site et coordination avec les opérateurs industriels voisins ;
  • des moyens d’intervention sur les sites parla mise en œuvre de la force d’action rapide nucléaire (FARN) : capacité d'intervention simultanée sur tous les réacteurs d'un site accidenté en moins de 24 heures. La FARN assure l'approvisionnement en eau, en air comprimé et en électricité avec ses propres équipements mobiles.

Les dispositions définies par EDF permettent de solder les actions du plan d’action défini à la suite des stress tests européens. Le présent rapport constitue donc la version finale du plan d'action national élaboré en 2012

Le rapport en suivant le lien : https://www.asn.fr/Informer/Actualites/Tests-de-resistance-europeens-l-ASN-publie-le-rapport-de-cloture-du-plan-d-action

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article