Présidentielle 2022 : contribution de Bernard Lamirand

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Bernard Lamirand avec Fabien Roussel

Bernard Lamirand avec Fabien Roussel

Comme adhérent, je veux que mon parti retrouve la plénitude de sa force politique capable d’impulser un chemin vers le communisme. Alors il doit bouleverser ce jeu politicien qui n’en finit pas de tromper les français pour imposer ses décisions délétères. Alors il doit être cette force politique nécessaire pour dépasser le capitalisme qui devient de plus en plus un boulet pour tous les français. Alors il doit partir des luttes pour transformer notre pays dans le bon sens et contribuer à ce que le capitalisme ne soit plus le référent sur lequel il faudrait vivre sans espoir de changer les choses.
 
Je veux donc un parti communiste qui régénère ses racines là où elles devraient être, c'est-à-dire au cœur des lieux de travail et dans les cités. Le 38eme congrès nous a donné les ingrédients pour y parvenir et les présidentielles sont un jalon pour y parvenir.
 
Il s’agit de prendre en compte le monde tel qu’il est et agir pour le monde de demain.
Car ce monde actuel n’est pas beau !
 
Alors que faire ?
 
Il n’y a pas de recettes magiques mais seulement faire preuve de constance et de fermeté sur la démarche.
 
Aidons notre peuple à penser par lui-même. Aidons-le, en partant du réel, à ce qu’il saisisse les alternatives possibles pour le sortir de ces impasses actuelles. C’est urgent pour un monde du travail en pleine transformation avec l’évolution des sciences et des techniques et je pense notamment à l’introduction massive du numérique qui bouleverse les us et coutumes et nous invite à s’en servir pour le bien être des peuples et non sa misère.
 
Aidons alors notre peuple à combattre ce désastre en cours : les crises se succèdent les unes derrière les autres ; les travailleurs en payent la note et un recul de civilisation touche l’humanité tout entière : nous ne pouvons rester les bras croisés et discuter du sexe des anges.
 
Les ouvriers et ouvrières sont les plus maltraités, les chercheurs, les ingénieurs et cadres et les techniciens, n’ont plus que des horizons fermés à leur volonté créatrice ; le chômage n’a jamais été aussi massif et menace tous les français et la jeunesse vit de plus en plus mal en contrat précaire sans avenir. Les travailleurs de la terre sont déconsidérés, les artisans et commerçants, qui se croyaient protégés par la bourgeoisie n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Les retraités voient leur retraite se réduire comme une peau de chagrin et les femmes n’en peuvent plus d’être victimes d’un patriarcat, séquelle d’un système de vie rétrograde.
 
Seule la bourgeoisie se sent bien et vit bien ; et parmi elle, les propriétaires des grands moyens de production et d’échange qui jouissent des richesses créées par les travailleurs : La situation actuelle leur permet d’encaisser des dividendes record et ils profitent du malheur qu’ils engendrent autour d’eux pour encore plus s’enrichir dans cette période de crise pandémique.
 
Voilà le tableau qui s’offre à nous et que tente de cacher les pouvoirs d’état. Warren Buffet, milliardaire américain, disait : « dans la lutte des classes, c’est ma classe qui est entrain de la gagner » ; alors retroussons les manches et démentons le !
 
La classe capitaliste n’émet qu’un chant du cygne ; mais ne soyons pas présomptueux, il faudra mener une bataille idéologique à la hauteur de l’enjeu pour que le capitalisme soit condamné et battu par l’humanité tout entière. Il faudra sortir de ces ténèbres : le communisme est fait pour cela et le manifeste de Marx et d’Engels nous y invite à le mettre en pratique dans la situation d’aujourd’hui.
 
Alors il faut voir et entrevoir le chemin qu’il nous faudra parcourir.
 
Ce sinistre tableau devrait indigner la population au moment où la richesse s’étale et fait un pied de nez à la pauvreté. Devant cette sinistrose, notre peuple semble ne plus croire à la possibilité de renverser la table et s’enferme dans la fatalité ; et la crise pandémique accélère cette désespérance et montre à quel point les pouvoirs en place au nom du libéralisme ont cassé l’espoir dans un individualisme forcené, idéologie qu’il nous assène chaque jour.
 
Alors agissons ! Finissons-en avec cet engrenage qui décourage les français qui ne vont plus voter ou pour certains, qui, alors, se jettent dans gueule du loup de l’équipage néo-fasciste Le Pen. Un danger qu’il faut affronter et seul le parti communiste peut apporter cette volonté inébranlable de ne pas composer avec « la bête immonde » qui serait, soit disant, plus acceptable aujourd’hui qu’hier.
 
Finissons-en avec les mystifications de Macron et son prétendu duel avec la Le Pen : ce suppôt du capital compte encore abuser les français en 2022, et nous refaire le coup d’être le seul capable d’endiguer le RN, pendant qu’à gauche, rien ne semble se modifier pour se sortir du guêpier capitaliste car ils ‘agit de cela.
 
L’espoir au présent tel que le définissait Georges Marchais dans son livre a été remisé, y compris dans notre parti.
 
Mitterrand a trompé les communistes : sa perspective était d’assassiner l’espoir d’une autre société qui semblait poindre ; un espoir qui ne pu être que passager quand la force politique socialiste générée par le libéralisme pointait son nez avec Delors et Rocard et d’autres personnages comme Mélenchon et consorts, adeptes de la rigueur et de l’austérité.
 
Mitterrand et ses successeurs ont ouvert par leur action libérale les portes à ce monde hideux que nous connaissons aujourd’hui et ne cherchent pas à le remettre en cause, sinon cela se saurait. Nous avons besoin de retrouver nos marques et de les ajuster face à ce réel tel qu’il est : alors il faut oser.
 
Osons changer les choses.
 
Un long chemin nous attend et il est toujours difficile de se retirer une épine du pied ou encore de changer de vieilles habitudes quand celles-ci sont enracinées profondément et notamment ce moindre mal que l’on injecte tous les jours et une constitution de 1958 qui nous tient pieds et poings ligotés. Osons se débarrasser de ce pouvoir exorbitant engendré par la bourgeoisie depuis 1958; c'est la clé de sortie du piège.
 
Osons utiliser la candidature du parti communiste à la présidence de la République pour mettre en cause ce type d’élection pour un homme providentiel.
 
La candidature communiste de Fabien Roussel à l’élection présidentielle doit être claire : nous voulons aider les français à se débarrasser de ce pouvoir aux mains de la finance internationale et à inscrire dans la vie de tous les jours l’idée communiste. La candidature de Fabien Roussel doit se placer dans l’objectif de changer la donne et en finir avec cette puissance insupportable qui règne sur notre pays avec une constitution taillée sur mesure pour aliéner le monde du travail et le désactiver de la vie collective et démocratique.
 
Nous l’avons affirmé dés la naissance de la cinquième république : ce pouvoir absolu ne peut que nous entrainer qu’à des drames et des régimes autoritaires, nationalistes voir néo-fascistes dont nous voyons aujourd’hui des réapparitions dans toute l’Europe et au-delà. Certains voudraient que l’on oublie cela et que l’on refasse les mêmes scénarios. On nous met en garde contre le risque Le Pen - Macron en faisant peur pour laisser les « providentiels » s’affrontaient sur toujours le même refrain « votez pour moi et rentrez à la maison, on s’occupe de tout ». Et ce cadre politicien, bien entendu devrait durer jusque dans la nuit des temps ? Voilà la ritournelle de ces faiseurs de promesses qui dégoûtent de plus en plus le peuple à se rendre aux urnes.
 
Eh bien, il faut mettre fin à cette ritournelle. La peur de la Le Pen n’évite pas le danger si l’on continue à laisser pour compte les abstentionnistes de plus en plus nombreux.
 
Nous en sommes arrivés au point de rupture : la fée Carabosse est aux portes du pouvoir avec ses parodies nationales-socialistes. Ne soyons pas dupes : le capital tire toujours les ficelles comme il l’a fait avec les présidents précédents et dernièrement Macron dont le « Club de l’horloge », grand inspirateur de la pensée libérale, l’avait désigné avec la cohorte des grands patrons du CAC 40 pour diriger la France.
 
Le RN DE Le Pen n’est qu’une force « attrape tout » d'extrême droite pour le maintien au pouvoir de la finance et il faut le combattre sans répit et sur toutes les questions et nous avons à le faire tout de suite avec nos militants et militantes.
 
Une candidature communiste peut rebattre les cartes car rien n’est joué.
 
Contrecarrons cette stratégie bourgeoise qui consisterait à dire que l’élection est joué : non, au premier tour, la donne pourrait être tout autrement avec Fabien Roussel candidat communiste. Notre candidat doit viser juste : faire en sorte que la supercherie cesse pour chasser ce monde du fric qui nous conduit à l’abime, un abime dont le croque mort est le R N de La le Pen. Balzac devrait revenir pour mieux encore nous décrire les caves nauséabondes du système bourgeois d’aujourd’hui. C’est une bataille de classe qu’il faut engager.
 
L’Election présidentielle nous permet de fixer les luttes et les débats en profondeur pour que les français se convainquent qu’il est temps de mettre un terme à cette société libérale et capitaliste de plus en plus étouffante en France et dans le monde.
 
Alors cette bataille qui va nous conduire à la présidentielle puis aux législatives doit se faire avec le monde du travail et notre candidat porteur d’une radicalité communiste.
 
Nous avons notre candidat et nous avons des dizaines de milliers de militants et amis communistes pour remettre la balle dans le fond des filets capitalistes de plus en plus troués.
 
Alors ne nous faisons pas de nœuds : votons massivement le projet communiste et portons à la candidature notre Secrétaire National pour porter ce combat de l’humain d’abord en direction du peuple de France.
 
Bernard LAMIRAND
Adhérent communiste Section de Nogent sur Oise
 
 
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