Présidentielle Pérou. Battue, Keiko Fujimori crie à la fraude....

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Présidentielle Pérou. Battue, Keiko Fujimori crie à la fraude....

Les dirigeants des puissances occidentales dont le néolibéralisme anime leur action politique et leur choix idéologique faisaient sale mine lundi soir à l'issue du second tour de l'élection présidentielle au Pérou, leur candidate Keiko Fujimori était pour la 3ème fois fois battue, et cette fois par un prof issu des territoires paysans andins, affirmé résolument de gauche.

Bien qu'elle ait pris, la main sur le coeur, l'engagement de respecter la volonté populaire, dès le verdict tombé, Keiko Fujimori a crié à la fraude électorale ! Espérant, la mobilisation des forces les plus réactionnaires, de l'armée et des milices privées pour créer le désordre et déstabiliser le pays avec l'appui des USA, comme en Bolivie ou au Venezuela.

La candidate d’ultra­droite laisse entendre, depuis lundi, qu’elle pourrait contester le résultat de l’élection présidentielle du 6 juin, entachée selon elle par des « signes de fraude systématique ». Son parti, Fuerza Popular, aurait même sollicité les grands cabinets d’avocats de Lima pour introduire des recours en vue de faire annuler 100 000 suffrages en faveur de son adversaire de gauche, Pedro Castillo, information relayée par le quotidien espagnol El Pais mais ­démentie, mercredi, par les fujimoristes.

Après avoir appelé à la « vigilance » et à la « défense du vote populaire », Castillo, lui, s’est  proclamé vainqueur sans attendre le décompte des voix jusqu’au dernier bulletin : avec 99,8 % des procès-verbaux compilés, il recueillait, mercredi, 50,2 % des suffrages. « Le peuple s’est imposé, dans un exploit que nous ­saluons. Nous serons le gouvernement du respect de la démocratie ! » a-t-il lancé, dans une ambiance de fête.

La justice relance une procédure contre la candidate

Fujimori comptait sur une dernière bouée de sauvetage : celle du vote des Péruviens de l’étranger. Elle obtient, parmi eux, 66,5 % et 100 000 voix d’avance sur son concurrent : insuffisant pour contrebalancer la mobilisation de l’électorat rural des régions andines qui a porté Castillo en tête.

Une page se tourne au Pérou : lâchée dans les urnes, Keiko Fujimori est rattrapée par la justice, qui a relancé, lundi, la procédure dans laquelle trente ans sont requis contre elle pour blanchiment d’argent et appartenance au crime organisé. 

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