L'emploi sacrifié par Macron et le capital : 1000 Plans de licenciements en 2021 : plus de 100 000 emplois directs en jeu !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

L'emploi sacrifié par Macron et le capital : 1000 Plans de licenciements en 2021 :  plus de 100 000 emplois directs en jeu !

Dans une publication récente1, la DARES donne quelques précisions sur les plans de licenciements qui ont été initiés. On en sait désormais plus sur les branches et les territoires particulièrement concernés. De manière peu surprenante, le gouvernement communique peu à ce sujet, préférant la rengaine des « emplois non pourvus ».

L'opération " Passe sanitaire obligatoire" avait aussi l'objectif de lancer le bouchon le plus loin possible, provoquer des divisions entre Français, ouvrir un chemin à l'extrême-droite par sa récupération de la colère légitime et surtout faire oublier le drame que vont vivre des centaines de milliers de salariés dans les semaines qui viennent avec l'annonce de le la suppression de leur emploi !

Déjà on désormais 1050 Plans Sociaux initiés, ce qui correspond à 106 000 emplois directs. A cela il faut ajouter le nombre de procédures hors PSE, qui concernent essentiellement des procédures de moins de dix salariés ; la DARES en dénombre près de 7400.

En 2008-2009, deux fois plus de PSE avaient été initiés (ce qui ne minimise en rien ce qui est en train de se jouer sur le front de l’emploi). Si nous manquons encore de recul pour analyser ces chiffres (la crise sanitaire étant loin d’être terminée), on peut noter :

  • Que la crise actuelle est de nature différente de la crise de 2008-2009 ;
  • Que les « ordonnances Macron » ont étendu les possibilités données aux employeurs (notamment via les RCC), ce qui a pu avoir un impact sur le nombre de PSE ;
  • Que le soutien aux entreprises, bien que sans contreparties, a été massif, ce qui a pu avoir un effet pour éviter des destructions d’emploi plus amples (on pense principalement à l’APLD et au fonds de solidarité) ;
  • Le contraire eut été étonnant puisqu’on a socialisé les pertes et que les marges des entreprises n’ont pas été affectées alors même qu’elles continuent à licencier !

On sait désormais que les PSE sont concentrés sur 4 branches :

  • Métallurgie ;
  • Bureaux d’études ;
  • Hôtellerie / restauration / tourisme ;
  • Transports.

Ces 4 branches regroupent la moitié des PSE initiés.

 

Part dans les ruptures envisagées dans le cadre de PSE initiés

Du point de vue territorial, 43% des licenciements envisagés le sont en Île-de-France. Les graphiques ci-dessous en annexe permettent de voir par région les territoires les plus touchés.

Il ne fait pas grand doute que l’emploi reste l’enjeu majeur de la période. Les annonces de « plans de relance » qui sont en fait d’énièmes aides aux entreprises sans contreparties n’auront pour effet que d’augmenter les marges.

Le plan de rupture que nous appelons de nos vœux, c’est d’abord un plan pour l’emploi, l’urgence de la période.

1 https://dares.travail-emploi.gouv.fr/publication/crise-sanitaire-quelles-sont-les-branches-et-les-territoires-les-plus-concernes-par-les-pse

ANNEXE les plans de licenciements par région à partir des données de la DARES)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sources Pôle économique CGT

Publié dans Social, Economie, Région

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