Nouvelle mobilisation contre le Pass sanitaire samedi. 240 000 Manifestants.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Nouvelle mobilisation contre le Pass sanitaire samedi. 240 000 Manifestants.

Des manifestants ont de nouveau défilé, ce samedi, pour protester contre le dispositif voté par la majorité parlementaire et entériné, jeudi, par le Conseil constitutionnel. Ils étaient près de 240 000 mobilisés dans plus de 150 villes de France. Parmi eux, de nombreux salariés inquiets.

Difficile de dresser un portrait-robot du manifestant type au fil du défilé qui a rassemblé 2 500 à 3 000 personnes dans les rues d’Orléans, ce samedi 7 août. Ce qui, pour la préfecture du Loiret, constitue un exploit.

Peu avant le départ, Nina et Samuel patientent place de la République, un gilet jaune sur le dos. « Nous mettons un gilet pour pouvoir inscrire nos slogans, car nous voulons que le peuple ouvre les yeux », insistent les jeunes gens pour qui il s’agit là d’une première lutte sociale et politique. « Je travaille dans la vente et s’ils décident de m’imposer le passeport sanitaire, je ne l’accepterai pas », tranche Nina, qui se dit prête à changer de branche professionnelle, le cas échéant.

Plus haut dans le cortège qui s’élance, Maryse, agent de l’État, fait part de ses craintes. « Il y a, dans le fait d’imposer à la population le vaccin et le passe sanitaire, un rapport dominants-dominés. Pour l’heure, mon employeur ne me le demande pas, mais je crains d’être obligée, au final, de m’y plier ». Porteuse d’un drapeau tricolore, comme de nombreux autres manifestants, Maryse exige que les gens en général et les salariés en particulier aient le choix de se vacciner ou non. «  Je pense qu’ils sont en train d’écouler coûte que coûte un stock de vaccins achetés en masse », regrette-t-elle.

Bienveillance pour les blouses blanches

De nombreuses blouses blanches apparaissent également dans le cortège. Elles bénéficient de regards et d’attentions particulièrement bienveillants.

Parmi elles, il y a Nathalie, infirmière à l’hôpital. « On nous a demandé des sacrifices de dingues durant le premier confinement, on nous applaudissait à 20 heures, nous devions faire avec les moyens du bord et, aujourd’hui, pour nous remercier, on nous fait du chantage à la vaccination ? C’est indécent, pour ne pas dire dégueulasse. »

Une position que Sylvie Berthuit, secrétaire départementale Santé et action sociale de la CGT, partage totalement. « Certains agents hospitaliers ont déjà démissionné dans notre département. Cette histoire de vaccination obligatoire, ça a été la goutte d’eau », explique-t-elle.

« Heures supplémentaires non payées, efforts continus, manque de personnel, manque de matériel… Depuis une dizaine d’années, nous tirons la sonnette d’alarme, et là, le gouvernement laisse planer l’idée que les soignants seraient plus contaminants que les autres, alors même que nous avons quasiment tous été déjà malades du Covid. »

La militante syndicale souhaiterait qu’on laisse le temps aux salariés, afin que le vaccin soit accepté par tous.

La solution ne passera pas par la seule mobilisation

Entre autres slogans appelant à « protéger les enfants » du vaccin ou exigeant « la liberté pour tous », certains manifestants brandissent la menace du boycott des magasins réclamant le passe sanitaire.

« Ce serait la double peine », réagit Hugo Reis, militant à Sud PTT. « Faire en sorte que les boîtes et les commerces ferment et licencient leurs salariés, ce n’est évidemment pas souhaitable. La solution, ce serait un blocage de l’économie. »

Si les manifestants sont motivés, ils sont nombreux à penser que la solution ne passera pas par la seule mobilisation.

« Je viens manifester contre Macron pour l’ensemble de son œuvre, mais il va falloir persuader les élus républicains de tout bord de se bouger pour contrer sa politique », résume ainsi Jean-Pierre, retraité et ancien syndicaliste.

 

Publié dans Luttes sociales, santé

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