Plus de 100 personnes se rassemblent à Henry Gabrielle pour dire non au transfert au Vinatier !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Le rassemblement, la votation citoyenne et la banderole des communstes
Le rassemblement, la votation citoyenne et la banderole des communstes
Le rassemblement, la votation citoyenne et la banderole des communstes
Le rassemblement, la votation citoyenne et la banderole des communstes

Le rassemblement, la votation citoyenne et la banderole des communstes

Belle matinée de lutte à Henry Gabrielle avec plus d'une centaine de militants-es et citoyens-nes rassemblés devant l'hôpital à Saint-Genis-Laval dans le Rhône pour :

  •  Refuser le transfert au Vinatier et pour son maintien à Saint-Genis-Laval
  • Sa rénovation et son développement avec des activités de santé financées à 100% par la Sécu

Cette initiative lancée par le CoMoSaSS (Comité de mobilisation pour la santé et la Sécurité Sociale sur le territoire des"Lônes et coteaux"), les sections du PCF d'Oullins, de Pierre-Bénite et de Bron, l'Union Locale CGT et l'Association de défense d'Henry Gabrielle est un réel succès.

Plus de 6000 tracts ventilés dans les villes du territoire et un appel signé par plus de 130 organisations et citoyens-nes ont permis de mobiliser et d'informer.

Une manifestation était prévue samedi, mais devant le refus de la Maire de Saint-Genis-Laval, les organisateurs s'en sont tenus au rassemblement qui faisait suite au succès de la Chaîne humaine déployée devant l'hôpital en juin dernier pour les mêmes raisons.

Jean Chambon secrétaire de la section de Pierre-Bénite a animé le rassemblement. Il a remercié les organisateurs de l'initiative et les participants-es notamment les citoyens et militants présents ainsi que les élus-es municipaux et élus-es métropolitains Marie Christine Burricand et Christiane Charnay pour le parti communiste et Joëlle Seychaud pour le parti socialiste. 

Il a rappelé le pourquoi de cette initiative. Depuis juin et le succès de la Chaîne humaine, les choses évoluent vite. Fin août, le Conseil Métropolitain a mis en place un groupe de travail qui rencontre les différents acteurs (Comités, associations, Maires, HCL etc) concernés par ce dossier, afin de déterminer l'avis de la Métropole sur le transfert ou pas de l'hôpital au Vinatier. Ce qui est choquant, c'est que Monsieur Blanchard vice président, chargé de la santé et animateur de ce groupe de travail a annoncé cette semaine que l'avis de la métropole ne sera pas déterminant et qu'au final ce sont les HCL qui prendront la décision.

C'est inacceptable, si le politique donne un avis, il doit être négatif en conformité avec les engagements de campagne pris il y a un an et demi, et s'il est négatif il doit être respecté par les HCL et l'ARS !

Nous avons donc deux raisons de fond pour se mobiliser, d'une part avoir un avis négatif de la métropole sur ce projet de transfert au Vinatier et d'autre part faire respecter cet avis par les HCL et l'ARS.

Nous ajoutons à l'égard des institutions, notre exigence d'une rénovation de l'hôpital où actuellement de nombreux soignants sont en souffrance.

Jean Chambon a ensuite donné la parole à Jean Claude Vaslet (voir ci-après son intervention au nom du CoMoSaSS), à Bertrand Mantelet au nom de l'Association de défense d'Henry Gabrielle, à Christian Brun pour l'Union Locale CGT d'Oullins, à Marie Christine Burricand conseillère métropolitaine qui a affirmé que les élus-es communistes à la métropole se prononceront contre le projet de transfert au Vinatier.

Benoît Levêques pour la section d'Oullins du PCF a conclu les prises de parole en appelant à élever de partout la mobilisation pour s'opposer au transfert de l'hôpital et il a annoncé l'organisation d'une votation citoyenne de masse qui aura lieu dans toutes les villes du territoire dans les jours et semaines à venir.

***

Intervention de JC VASLET au non du CoMoSASS
 
La proposition de ce rassemblement est née dès que nous avons été auditionnés par le groupe de travail. En effet, nous avons tout de suite senti qu’une partie des élus de la majorité métropolitaine cherchait le moyen de se défaire de ses engagement pris avant les élections.
 
La dernière interview de M. Blanchard dans le progrès n’a fait que confirmer ces craintes. Il essaie de s’en tirer avec une pirouette, se prétendant neutre dans cette affaire. Je rappelle que M.Blanchard est le chef de mission du Président de la Métropole. C’est ainsi qu’il se définit lui-même. Mais il est aussi président du Conseil de surveillance du Vinatier et membre du Conseil de surveillance des HCL, au titre de son mandat métropolitain.
Tout comme M. Doucet, qui préside le Conseil de surveillance des HCL au titre de son mandat de maire de Lyon, ils ne sont pas neutres. L’un et l’autre participent à l’élaboration et à l’application des décisions concernant les HCL et particulièrement celles sur le Vinatier, Lyon sud et Henry Gabrielle. Puisque je le rappelle, Henry Gabrielle, c’est Lyon sud. (Le groupe Hospitalier sud pour être précis), dont le siège est à Pierre Bénite, en plein cœur du territoire métropolitain Lônes et Coteaux.
 
Quelle est la décision prise depuis 2016 et sans cesse réaffirmée depuis ? C’est la cession du site et des activités de l’hôpital Henry Gabrielle.
 
Nous devons le dire et le répéter, cette décision s’inscrit dans le plan de retour à l’équilibre financier qui a pour objectif sans cesse réaffirmé par les HCL, d’augmenter le taux de marge brute pour payer les intérêts des emprunts aux banques. Voila les critères de gestion qui guident les orientations stratégiques des HCL.
 
Ces critères, leur boussole, ce ne sont pas les malades, pas la réponse aux besoins, pas le développement des services publics. Voila ce qu’il faudra bien changer !
 
Avec des conséquences dramatiques que chacun connait.
  • Se séparer d’activité jugées insuffisamment rentables ;
  • Réduire la masse salariale
  • Faire une opération immobilière et financière
Tels sont les moyens utilisés par les HCL pour satisfaire les banques, l’ARS et le ministère. C’est pourquoi, pas plus hier qu’aujourd’hui, il n’y a pas, il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais de projet médical venant d’eux.
 
Mais ce sont des opportunistes prêts à faire flèche de tous bois pour arriver à leur fin, à condition bien entendu que ça rentre dans leurs objectifs. Le cynisme des ces gens n’a pas de borne. Devant justement le groupe de travail, le DG des HCL et le président de la Commission Médicale des HCL ont griffonné un projet médical sur un coin de table. Ce serait la pédiatrie qui serait au cœur de leur préoccupations : les enfants handicapés. Ils semblent nous dire : « vous voulez un projet médical, en voici un ». Ce mépris pour les malades est scandaleux !
 
Pourquoi alors le gouvernement, l’ARS, n’arrêtent-ils pas ces projets puisqu’ils sont si mauvais pour la population ? Parce que le pouvoir et son bras armé en matière de santé, l’ARS, n’ont qu’une idée en tête, réduire à tout prix les dépenses de santé financées par la sécurité sociale pour, comme ils disent, alléger le coût du travail, en réalité, subventionner le capital.
 
Pour eux, l’argent de la sécu, notre argent, doit aller aux investisseurs type Corian, pas au service public.  Moins de service public de santé, c’est moins d’argent pour la sécu, c’est plus d’argent de la sécu vers le profit.
 
C’est quoi l’opération Desgenettes qui a été mise en échec ?
 
L’opération Desgenettes a été une opportunité pour tenter de liquider Henry Gabrielle et vider Desgenettes de son activité, qui pourtant rendait de grands services à la population de l’est Lyonnais. Au final, ce sont plusieurs centaines de lits qui ont été supprimés. L’opération Vinatier est une autre opportunité. C’est aussi un mauvais plan, pour la médecine de réadaptation et pour la psychiatrie.
 
C’est la remise en cause de l’activité psychiatrique pour continuer de fermer des lits d’hospitalisation complète, jugés inutiles, pour les transférer vers le médico-social, et en faire de même avec Henry Gabrielle.
 
Alors pourquoi vers le médicosocial ? La encore, c’est une question liée à la sécu. Qui finance la médecine ? La sécu. Qui finance le médico-social ? Majoritairement les collectivités territoriales et les usagés. Par exemple : les maisons de retraite, les institutions d’accueil de malades de Parkinson, d’Alzheimer, etc.
 
Moins de financement sécu, c’est moins de cotisations sociales, c’est plus pour les profits. Le raisonnement est machiavéliquement simple.
 
Voilà pourquoi nous devons exiger que HG reste à St Genis, se développe, et reste dans le champ du sanitaire. D’autant que nous savons que les besoins sont de plus en plus grands. Et pour cela, nous proposons :
  • Qu’une étude sérieuse soit réalisée en vue de quantifier les besoins à l’horizon 2040
  • Que les investissements soient réalisés et financés à partir d’un fonds qui pourrait être créé et abondé par la BCE, mais aussi par l’ARS et la Métropole.
  • Qu’une vaste politique de recrutement soit conduite par les HCL avec la généralisation de pré-embauches statutaires.
  • Le déploiement d’un plan quinquennal de formation garantissant à tout nouveau pré-embauché une formation accessible à ses prérequis, une formation qualifiante qui s’inscrirait dans un cursus de l’aide-soignant jusqu’au médecin et qui se conclurait par une embauche au statut dès le premier niveau de formation atteint.
Nous voulons gagner. Pour gagner, nous avons besoin de faire monter les exigences et le rapport des forces. Nous ne devons pas tomber dans le piège du « ce serait déjà ça ».
Nous ne gagnerons pas à promouvoir des petits jeux politiciens, aussi inutile que stériles !
Pour gagner, COMOSASS y prendra toute sa part. Dans le cadre de l’animation de la campagne de votation citoyenne, nous ferons des propositions en temps utiles.

 

 

 

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