Déclaration des syndicats CGT de Renault Trucks : Qui pille les caisses de l’UNEDIC ??

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Déclaration des syndicats CGT de Renault Trucks : Qui pille les caisses de l’UNEDIC ??

Qui pille, en toute impunité et sans vergogne, les caisses de l’UNEDIC ??

Renault-Trucks, la filiale française du groupe Suédois AB Volvo, subit régulièrement des arrêts de production, non seulement du fait de la crise mondiale des semi- conducteurs, mais également à cause d’autres crises qui affectent l’approvisionnement de différentes matières premières ou composants.

La politique achat du groupe Volvo est également en partie responsable de cette crise. Son seul objectif est d’obtenir une rentabilité à 2 chiffres et donc de faire produire à moindre coût dans des pays où les droits sociaux sont soit inexistants soit bafoués. La conséquence directe est qu’une majorité de composants fait le tour de la planète avant d’être assemblée sur nos véhicules et donc subit de nombreux aléas liés aux transports, ce qui provoque également de nombreux arrêts de lignes.

La conséquence directe dans les usines est la mise en activité partielle de milliers de salariés sur les différents sites français.

Mais une fois de plus pour préserver le « cash » du groupe, VOLVO use et abuse des
possibilités offertes par le chômage partiel en pillant donc de l’argent public.

Quelle est la réalité des chiffres :

En 2020, la direction du groupe a décidé de geler la plupart des projets de R&D (Recherche & Développement) ainsi que de l’IT (Technologie Informatique), là aussi, en mettant des centaines de salariés en activité partielle payés par l’état. Ce qui a permis au groupe, en 2021, au titre de l’exercice 2020, de verser près de 3 Milliards d’€ de dividendes à ses actionnaires.

Le groupe Volvo a également annulé les actions auto-détenues pour environ 2 milliards d€.

En juillet 2021, à la suite de la cession de UD Trucks (ex filiale japonaise), le groupe Volvo a reversé à ses actionnaires le produit de la vente pour environ 1,9 milliards d€. Et pendant ce temps-là, Renault-Trucks bénéficie en 2020 de :

  • 27,8 millions d’€ de prise en charge de l’activité partielle par les caisses de l’UNEDIC.
  • 18,8 millions d’€ de non-versement de cotisations sociales lié à l’activité partielle.

Dans le même temps, Renault-trucks verse au groupe AB Volvo au titre de l’exercice 2020 plus de 39 millions d’€ de dividende. En gros, l’intégralité du dividende versé par Renault-Trucks à sa maison mère, provient directement de la poche du contribuable/cotisant Français.

Les salariés, malgré un accord d’entreprise, signé en 2020 durant la crise sanitaire, qui permet une indemnisation à 92% du salaire net, ont donc perdu 8% du salaire direct, mais aussi du salaire indirect avec le non-versement des cotisations retraites et retraites complémentaires.

Quant au bilan des négociations salariales de 2020 : 1% pour tous, alors que les carnets de commandes sont pleins et que tous les salariés ont multiplié leurs efforts pour assurer la production dans des conditions sanitaires très contraignantes

La cerise sur le gâteau, pour les salariés de Renault-trucks, est le maintien, sur ces 2 années, de la journée de solidarité. Alors que les salariés subissent des journées d’activité partielle avec perte de salaire, et non-versement de cotisations, la direction fait le choix de faire travailler les salariés gratuitement.

Durant cette journée de travail « gratuit », un salarié, « donne » 0,44% de son temps de travail annuel, alors que l’employeur lui, ne reverse que 0,3% de la masse salariale. Une véritable escroquerie qui dure depuis 2005.

Une fois de plus se sont les salariés qui sont solidaires !

Le groupe VOLVO quant à lui se contentant de récupérer une manne d’argent public et de la reverser « solidairement » à ses actionnaires !

Pour la Direction, l’argent public ne doit qu’enrichir le capital !

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