Emploi et salaires. Les communistes s’attaquent aux vrais problèmes et entendent construire des Jours heureux

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Emploi et salaires. Les communistes s’attaquent aux vrais problèmes et entendent construire des Jours heureux

Les communistes de Pierre-Bénite sont fortement mobilisés pour l'emploi. En effet sur leur territoire les coupes sombres dans l'emploi se multiplient. L'hôpital Henry Gabrielle est menacé de disparaître pour être transférer au Vinatier, JTEKT Irigny poursuit sa stratégie de délocalisations et de suppressions d'emplois, Kemira vient d'annoncer la fermeture du site et le licenciement des salariés, à l'hôpital Lyon Sud la direction annonce la fermeture de 76 lits d'hospitalisation complète et de 1/3 des salles de bloc opératoire. On comprend les colères et la volonté d'agir qui s'expriment dans ces entreprises publiques et privées.

Depuis plusieurs mois les communistes de la section sont mobilisés, l'emploi, les salaires, les services publics et l'industrie sont les thèmes qu'ils travaillent et à partir desquels ils tissent des liens étroits avec les salariés et les populations. Ils le sont à nouveau cette semaine dans le cadre de l'initiative prise par la direction nationale du PCF de faire de cette semaine une période forte de mobilisations pour l'emploi et les salaires qui constituent la préoccupation numéro 1, les communistes entendent donc les replacer au cœur du débat pour 2022.

Imposer la question sociale dans la campagne pour 2022. Le pari est difficile tant les écrans et les ondes sont saturés par l’extrême droite et le venin de Zemmour.

Mais le PCF ne désarme pas. « Nous voulons mettre la question sociale et écologique au cœur de la présidentielle, pointer la responsabilité du capitalisme, avec l’ambition de prendre le pouvoir sur l’argent », assure son candidat, Fabien Roussel. « Le décalage est immense entre les préoccupations des Français et les obsessions identitaires imposées dans le débat public. La santé, l’éducation, le pouvoir d’achat caracolent en tête », relève son directeur de campagne, Ian Brossat.

Elles feront d’ailleurs l’objet de grandes réunions publiques thématiques avec le candidat communiste.

"Le PCF propose une hausse du Smic à 1 800 euros brut ainsi qu’un « nouvel âge de la Sécurité sociale » qui garantisse à chacun un emploi ou une formation avec maintien du niveau de salaire."

Avec la semaine de mobilisation entre les 9 et 17 octobre, il s'agit de montrer « l’urgence de répondre aux énormes besoins d’emplois et de formation dans les territoires » et faire valoir « les exigences de sortie de la précarité, de revalorisation des salaires », explique Évelyne Ternant, membre de la direction du PCF.

Du Nord au Sud, les militants seront sur le pont pour parler industrie, services publics, salaires ou encore transition écologique.

À l’instar du Val-de-Marne, où l’ubérisation sera au cœur d’une rencontre mais où la mobilisation portera aussi sur les transports. « C’est un moyen de montrer que les combats paient puisque nous venons de gagner la réouverture du train d’alimentation entre Perpignan et Rungis », précise Fabien Cohen, en charge de l’emploi pour le PCF du département. Des rassemblements auront lieu aussi autour de la santé devant les sites de Sanofi ou encore les hôpitaux – « malgré le Covid, ils continuent de fermer des lits », déplore le responsable.

 

Services publics et réindustrialisation

De services publics, il en sera aussi question à Pierre-Bénite avec l'hôpital Lyon Sud ou les services publics locaux,, qui fera également de l’industrie, en particulier automobile avec JTEKT, l’une des priorités. « Auparavant, 50 % des voitures françaises étaient produites dans le pays. Aujourd’hui, on est à moins de 20 % », avec le constat que c'est le résultat les délocalisations des groupes et des équipementiers. À JTEKT Irigny les communistes s'exprimeront et rencontreront les salariés le 14 octobre.

La mobilisation se poursuivra le 21 octobre

Ce jour là, les communistes de Pierre-Bénite organisent un débat public sur l'emploi avec la participation de Frédéric Boccara, économiste, responsable de la section économique du PCF et membre de la direction nationale de son parti.

Il s’agira de débattre d'une série de propositions. À commencer par un « nouvel âge de la Sécurité sociale » via une « sécurité d’emploi ou de formation » qui garantisse l’un ou l’autre, avec une rémunération ou un revenu. Mais aussi pouvoirs nouveaux pour orienter la gestion des entreprises et des groupes qu'ils soient publics et privés en priorité pour les besoins humains, l'emploi, la transition écologique et une nouvelle industrialisation.

Le travail sera présent et notamment l'urgence de sa reconnaissance, du respect des travailleurs, de la formation, de la réduction du temps de travail, du retour de la retraite à 60 ans et bien entendu des salaires. 

« Le travail doit payer, ajoute Ian Brossat. Cela doit passer par des augmentations immédiates de salaires : pour le Smic bien sûr, qui doit être porté à 1 800 euros brut, mais aussi pour tous les Français modestes et de couche moyenne. Et l’État doit montrer l’exemple avec une hausse de 30 % pour les fonctionnaires. »

Un grand rassemblement à Paris le 21 novembre.

Quant à la deuxième étape, elle est prévue fin novembre sous la forme d’un rassemblement à Paris, avec un meeting. « C’est un premier pas », précise Karine Trottein, qui entend poursuivre le dialogue avec les syndicalistes et les salariés rencontrés tout au long des mois à venir.

C’est aussi un objectif que s’est fixé le PCF : constituer au niveau local des « comités des Jours heureux » afin, souligne Ian Brossat, d’« organiser la mobilisation électorale sur le terrain et (de) permettre à toutes celles et ceux qui se retrouvent dans la candidature de Fabien Roussel de rejoindre la campagne ». 

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