Hôpital Lyon Sud à Pierre-Bénite, déclaration du COMOSASS : Ils tuent l’hôpital public !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Hôpital Lyon Sud à Pierre-Bénite, déclaration du COMOSASS : Ils tuent l’hôpital public !

Le Groupe Hospitalier Sud, établissement des HCL, 2ème CHU de France, amputé de ses spécialités !

 

C’est la réflexion unanime entendue après l’annonce par la direction des Hospices civils de Lyon de la fermeture de 88 lits d’hospitalisation complète et du tiers des salles de bloc opératoire.

 

Ce sont les activités de haute technicité, le cœur même de l’activité d’un CHU qui sont touchées : post urgence Gériatrique, Gynécologie, endocrinologie, chirurgie Traumatique, Maxillo-faciale et Gynécologique, Hématologie stérile, Nutrition Intensive Clinique. Agiles comme le MEDEF et l’ARS les souhaitent, les directions aux ordres se saisissent de toutes les opportunités pour réduire l’emploi et casser l’hôpital public, conformément au Plan Régional de Santé.

 

Le manque de personnel, quel mauvais prétexte !

 

Les mouvements sociaux de ces dernières années, la crise sanitaire ont révélé l’ampleur des conséquences « du plan social » imposé par l’ARS, les ministres de la santé et les directions.

 

C’est leur persistance à détruire l’emploi au statut, source du cri des soignants « nous n’en pouvons plus », qui conduit aux actuelles démissions auxquelles s’ajoutent les 26 personnels (sur 2 500) suspendus à Lyon Sud. Les HCL font de la situation qu’ils ont eux-mêmes créée, une opportunité pour justifier et accélérer de la casse.

 

Ce qui est en cause, c’est le sous-effectif chronique dénoncé maintes fois par les personnels. Ce sous-effectif est entretenu par la limitation du nombre de médecins formés chaque année, par la fermeture des écoles d’infirmières et d’aides-soignant(e)s, par le niveau des salaires, sans aucune commune mesure avec l’utilité sociale du métier et l’engagement professionnel des agents.

 

C’est le résultat de 40 années de politiques de réduction des ressources du service public dans le but de réduire les dépenses de la sécurité sociale, pour réduire ses recettes provenant des cotisations sociales. C’est enfin l’échec du SEGUR de la Santé qui n’a pas voulu répondre aux attentes et aux besoins qui se sont exprimés.

 

Nous y voyons aussi un aperçu, une anticipation du projet BAURéals, que les HCL et Lyon sud ont lancé en 2017, et se concrétise aujourd’hui.

 

Ce projet consiste à regrouper dans un même bâtiment salles opératoires, Réanimations, Urgences, afin de réduire drastiquement le personnel et la capacité de soins du CHU. Sans d’ailleurs que les représentants des personnels ne soient informés complétement de ce projet. Fidèle à sa tradition, la bourgeoisie lyonnaise aux commandes de l’Hôpital tient à ne divulguer ses projets qu’à la dernière minute. Quoi de mieux que de noyer le poisson ou de lancer des fausses pistes pour masquer la stratégie et les buts finaux.

 

Et les patients dans tout cela ?

 

Les actes déprogrammés depuis 1 an ne sont pas reprogrammés faute de lits et de personnel.

 

Les 5700 lits fermés cette année, en pleine crise sanitaire, ne font que confirmer la volonté de « réduire la voilure » de l’hôpital public, au désespoir des patients qui ne sont plus soignés. Charge à eux, s’ils en ont les moyens et veulent vivre, de financer les profits les groupes capitalistes qui fondent comme des rapaces sur le pactole d’une activité rendue lucrative. Voilà qui donne du sens au projet d’établissement « pulsations » dont l’objectif affiché des HCL est de « faire équipe avec le patient. »

 

Les mêmes logiques destructrices sont aussi au cœur du projet de déménagement de l’Hôpital Henry Gabrielle au Vinatier, visant à transférer progressivement l’activité médicale des deux hôpitaux financée par la sécurité sociale, au secteur médico-social financé par les patients.

 

Les propositions de COMOSASS : un projet citoyen à disposition des acteurs de la santé.

 

Redonner à la sécu les moyens de financer un hôpital public de haut niveau, doté d’un personnel formé et en nombre suffisant. Mettre en œuvre un plan d’urgence sur 5 ans qui inverse les logiques mortifères actuelles.

 

  • Immédiatement, stopper toute restructuration et fermeture de lits.

  • Immédiatement, engager nationalement le recrutement et la formation 100 000 personnes à l’Hôpital et 200 000 en EHPAD ; (1 000 pour les HCL)

  • Ouvrir des formations pour les personnels médicaux et paramédicaux ;

  • Augmenter les cotisations sociales des entreprises. Les moduler sous conditions.

  • Créer un fonds de développement des services publics alimenté par la création monétaire de la BCE.

  • Créer une institution démocratique régionale chargée de définir les besoins, d’orienté les recettes vers l’investissement, l’emploi et la formation ; de coordonner l’allocation des ressources.

 

COmité de MObilisation pour la Santé et la Sécurité Sociale
Circonscription métropolitaine Lônes et Côteaux

 

Le 14 octobre 2021

Publié dans santé, Pierre Bénite

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