La fusion bancaire Société Générale - Crédit du Nord va coûter cher aux salariés !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

La fusion bancaire Société Générale - Crédit du Nord va coûter cher aux salariés !

3700 suppressions d'emplois est le chiffe qui court !

« Aucun départ contraint », promet la direction, tout en ayant revu à la hausse le nombre d'agences fermées dans le cadre de la fusion.

La naissance de cette nouvelle banque de détail prévoit « 3 700 suppressions nettes de postes, étalées de 2023 à 2025 ». « Ces suppressions de postes se feront sur des départs naturels », (estimés à 1 500 par an d'ici 2025), en donnant la priorité aux reclassements et mobilités internes.

La CGT dénonce « un projet stratégique risqué et socialement coûteux, qui se traduit par la suppression d'environ 15 % des effectifs actuels ».

La fusion réunira 25.000 salariés à l’issue de l'opération. Une seule banque, un seul réseau : ce projet permettra d'économiser 450 millions d'euros par an, à partir de 2025.

Une seule banque, avec un seul réseau, un seul siège et un seul système informatique au service de 10 millions de clients. Traduit en logique capitaliste : suppression d'1/4 des agences dans les 2 réseaux, pour passer de 2100 à 1450 points de vente. Le global a été ajusté à la hausse, le groupe prévoyant au départ 600 fermetures.

Il faut rappeler que les syndicats ont rendu le 14 avril un avis négatif et définitif. Mais un «non» qui n'a pas empêché la Société Générale de poursuivre le rapprochement de ses réseaux bancaires en France. La banque espère en faire l'un des moteurs de son redressement boursier. Le rapprochement des réseaux Société Générale et Crédit du Nord doit lui permettre d’économiser 350 millions d’euros en 2024 et 450 millions par an dès 2025, moyennant des coûts d’investissement et de restructuration estimés entre 700 et 800 millions, dont 70% seront comptabilisés cette année.

Parmi les raisons invoquées par les syndicats au projet est son caractère défensif, axé sur les réductions de coûts qui se vérifie aujourd'hui avec les suppressions d'emplois annoncées.

Si la Société Générale espère un surplus de produit net bancaire, elle n’a pas communiqué d’objectifs de synergies de revenus. Le risque de perte de clientèle lié au rapprochement, au-delà d’un taux naturel d’attrition de 2% par an, serait selon l'expert des syndicats sous-estimé.

Mais pour les actionnaires pas de problème : les dividendes continueront d'augmenter malgré le paradoxe : baisse des coûts - moins d'emplois - moins de clients et plus de profits, mais quelle efficacité pour le devenir de la clientèle et de la banque elle-même. Cela n'a pas l'air d'être la tasse de thé des actionnaires !

Publié dans Economie, Social

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