Un 80ème anniversaire pour honorer nos 27 camarades assassinés par les nazis à Chateaubriand le 22 octobre 1941

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Un 80ème anniversaire pour honorer nos 27 camarades assassinés par les nazis à Chateaubriand le 22 octobre 1941
Un 80ème anniversaire pour honorer nos 27 camarades assassinés par les nazis à Chateaubriand le 22 octobre 1941
Un 80ème anniversaire pour honorer nos 27 camarades assassinés par les nazis à Chateaubriand le 22 octobre 1941
Un 80ème anniversaire pour honorer nos 27 camarades assassinés par les nazis à Chateaubriand le 22 octobre 1941

Plus de 5000 personnes ont participé au 80e anniversaire des 27 fusillés de Châteaubriant le 22 octobre 1941.

Pour cet anniversaire, il y avait une participation exceptionnelle ce dimanche 17 octobre, à la carrière des 27 Fusillés à Châteaubriant. Un recueillement et beaucoup de ferveur pour honorer nos camarades.

La cérémonie était présidée par Carine Picard-Nilès, petite fille d’Odette Nilès, internée au camp de Choisel.

Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, étaient présents hier à Châteaubriant. Ainsi que le Préfet des Pays de la Loire, Didier Martin, Sarah El Haïry, secrétaire d’état de la jeunesse et de l’engagement. Les sénateurs Michèle Meunier et Yannick Vaugrenard, Yves Daniel, député de la 6e circonscription de Loire-Atlantique.

Devant des milliers de participants, camarades, venus de la France entière saluer la mémoire des résistants dans la carrière de la Sablière. Une belle journée pour « commémorer le massacre » des 27 de Châteaubriant, exécutés par les nazis, quatre-vingts ans plus tôt. « Un ouvrage à remettre cent fois sur le métier afin que l’amnésie collective, les manipulations de notre passé, de ses heures sombres comme de ses pages de gloire, n’écornent pas un horizon d’avenir », rappelle le secrétaire national du PCF. Pour Fabien Roussel, la présence dans ce lieu de silence consiste à

« célébrer la force de ceux qui étaient animés d’un idéal commun de progrès, de valeurs humanistes partagées, qui ont fait le choix de s’engager très tôt dans la Résistance à l’appel de leur parti, de leur syndicat, le PCF et la CGT, qui ont payé un lourd tribut dans ce combat contre l’envahisseur »

Leur engagement fut souligné par le secrétaire général de la CGT. « Il faut relire leurs derniers mots », explique Philippe Martinez, en citant ceux de Jean-Pierre Timbaud, syndicaliste dans la métallurgie, « pour comprendre le sens de leur engagement, le sens de leur vie et de leur mort ». Le « sacrifice de nos camarades », poursuit-il, a « finalement donné du courage ». « Après Châteaubriant, la Résistance s’enrichit de nombreux militants.»

Une leçon de vie que les deux responsables souhaitent faire vivre dans cette « période où les marchands de haine et de division ont table ouverte dans les médias », alerte Fabien Roussel. «  Des idéologies de haine et de rejet de l’autre que les sacrifices d’il y a quatre-vingts ans auraient dû à jamais terrasser », ajoute Philippe Martinez.

Ces hommes du quotidien, ouvriers, cheminots, médecins étaient aussi, rappelle Fabien Roussel,

« à l’initiative d’un programme d’une incroyable audace, d’une immense ambition, fondateur d’une République laïque et sociale, pilier de nos grands acquis sociaux contemporains. Combien devait être immense leur foi en l’avenir, en l’humanité, pour imaginer un tel édifice que la Sécurité sociale, alors même que la France était encore occupée »

« Pour la jeunesse, il ne faut pas lâcher le morceau  », affirme Carine Nilès, secrétaire générale de l’Amicale de Châteaubriant-Voves-Aincourt-Rouillé.

Et le secrétaire national des Jeunes communistes, Léon Deffontaines, de lancer : « Continuons, achevons le travail du CNR. Soyons dignes d’eux ! »

Après les interventions politiques eut lieu une évocation théâtrale sous le parrainage des Tréteaux de France. Des enfants de CM2 de l’école de Béré à Châteaubriant et de l’école Voltaire de Sevran, en région parisienne.

Des jeunes étaient présents avec les scolaires de treize classes qui ont travaillé sur le projet Alvéoles. Le monument des fusillés reçoit à sa base plus de 180 alvéoles de verre. Chacune d’entre-elles renferme un peu de la terre de lieux de mémoire. On peut y lire « Ravensbruk, Mont Valérien, Oradour-sur-Glane. »

Robin Renucci, acteur, metteur en scène et directeur des Tréteaux de France était à la Carrière des Fusillés de Chateaubriand pour soutenir le travail de mémoire. Très engagé. Il prit la parole quelques instants devant les milliers de personnes présentes :

« Ceux de Châteaubriant refusaient de se soumettre à la loi des vainqueurs. Ils ne doutaient pas qu’une France fraternelle allait renaître… La population de Châteaubriant, de Nantes, des environs fut exemplaire. Elle fit montre d’une courage rare en osant venir leur rendre hommage tout de suite, dans cette clairière, bravant l’interdiction, bravant la présence des soldats, apportant des fleurs, affirmant son patriotisme. C’était risquer sa vie aussi. »

La chorale Méli-Mélo était présente. Certains de ces chants ont été repris par le public sous ce soleil d’octobre notamment l’Age d’Or de Léo Ferré.

 

Publié dans Histoire

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