3000 personnes avec Fabien Roussel pour les salaires et la sécurisation de l'emploi

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

3000 personnes avec Fabien Roussel pour les salaires et la sécurisation de l'emploi

Nous étions 9 de notre section de Pierre-Bénite qui avaient tenu à être présents avec Fabien Roussel ce dimanche pluvieux sur la Place de Stalingrad à Paris. Au total nous étions 3000 a lancer la nouvelle étape de la campagne présidentielle.

Un seul mot me vient à l'esprit, grand succès populaire de ce 1er grand meeting au cours duquel Fabien Roussel de façon très offensive est revenu sur ses propositions sur les salaires, le pouvoir d'achat, l'emploi et sa sécurisation, le travail, le services publics, l'Europe et la jeunesse qui était très présente à la tribune pour l'entourer.

Les salaires, les conditions de travail et l’emploi ont été à l’honneur place Stalingrad, à Paris pour ce rendez-vous national démarré en musique avec une troupe de batucada.

Dès 11 h 30, la musique bat son plein, nous arrivons sur la place peu remplie, mais où les salariés de la Fonderie du Poitou sont déjà présents. Comme en témoigne l'Humanité, leur présence est un acte de lutte : « On veut liquider nos emplois, nous, on se bat pour les préserver, on est en dedans », explique le délégué syndical dont le combat porte aussi sur les salaires. « On est payés 1 800 euros net, à la fin du mois c’est de plus en plus difficile. On a demandé une augmentation de 150 euros qu’on n’a pas obtenue mais on estime qu’il faudrait au moins 300 euros par mois supplémentaires pour vivre décemment ».

S'appuyant sur les luttes,  Fabien Roussel ouvre le meeting par une adresse forte : Alors oui, nous, nous voulons que ça change, maintenant. » et il embraye sur sa « première mesure » : « augmenter le Smic de 20 %, pour le porter à 1 500 euros net, 1 800 euros brut, dès le printemps 2022 ».

 

Les factures augmentent, les salaires non !

Face à la vie chère qui gagne du terrain, il insiste sur sa proposition :  « d'inscrire dans la loi de l’augmentation de tous les salaires en fonction de l’inflation ». Tandis que la droite et l’extrême droite veulent imposer les thèmes de l’immigration ou de la sécurité, Un microentrepreneur présent s’offusque : « Les gens n’en ont rien à foutre de la couleur, d’où on vient, ils veulent juste pas avoir à se demander à la fin du mois comment ils vont pouvoir manger. La campagne doit porter là-dessus. » « D’ailleurs, avec une meilleure répartition des richesses, ces questions se poseraient beaucoup moins », lâche l’une de ses camarades.

Cette urgence, Corinne, qui vient du Nord, la connaît bien. « On fait attention à tout, la moindre dépense, on doit tout calculer, j’ai même une application dans mon téléphone pour vérifier mon budget ». Au chômage, elle s’est engagée avec la CGT pour aider les privés d’emploi à faire valoir leurs droits. Elle craint les conséquences de la réforme de l’assurance-chômage, surtout avec les factures qui augmentent. « Moi, je suis mensualisée chez EDF mais j’ai reçu un rappel de 400 euros. Comment je peux faire ? Je suis obligée de négocier un échéancier qui s’ajoutera aux autres ». Elle juge qu'il faut faire baisser les taxes, comme le propose Fabien Roussel. « À côté, on voit les actionnaires se remplir les poches… Le fossé se creuse. C’est un discours qui peut paraître classique mais c’est la réalité », martèle Corinne.
 

 

« Alterner période de travail et période de formation »

Fabien Roussel est déterminé : « Macron a été le serviteur le plus zélé de la finance. Le président des riches, nous n’en voulons plus », « Nous voulons l’abolition de ces privilèges, l’abolition du régime spécial du capital », scande Fabien Roussel qui dessine « un objectif simple : éradiquer le chômage »

Il développe alors son plan pour l’emploi et la formation, avec la création d’un grand service public pour la mise en oeuvre d'une Sécurité d'Emploi ou de Formation, celle de 500 000 postes de fonctionnaires et la réindustrialisation du pays.

« Redonner du sens au travail, où l’intérêt individuel se conjugue avec l’intérêt commun. » C’est avec cet objectif qui détermine son programme pour l’emploi. Celui-ci est porté par l'idée de : « Garantir le droit universel au travail et à la formation, avec un salaire digne. » Il développe alors le principe de la Sécurité d'Emploi ou de Formation qui est un projet de société permettant d’alterner les périodes de travail avec des périodes de formation, sans perte de salaire, dans le public comme dans le privé.

Une « révolution qui prolonge celle de la Sécurité sociale par Ambroise Croizat ». Cette proposition a pour corollaire la création d’un «  service public de l’emploi et de la formation », avec « des bureaux d’embauche, pour organiser et accompagner les salariés dans leur formation, dans leur mobilité professionnelle, tout au long de leur vie et sans perte de salaire ».

Le but est clairement défini : «Mettre toutes nos forces au service de l’émancipation humaine, de la France, de la planète et non plus au service de la finance ! »

Pour atteindre l’objectif annoncé de « zéro jeune au chômage dès 2023 », il propose 2 solutions : une mesure d’exception qui consiste à imposer aux entreprises de réserver 10 % de leurs nouvelles embauches aux jeunes de moins de 25 ans, et la possibilité pour chaque jeune, à la fin de ses études et « s’il ne trouve pas d’emploi », de signer une convention avec l’État, lui garantissant une allocation à hauteur du Smic s’il « s’engage à suivre une formation professionnelle de son choix ».

Un autre type de contrat avec l’État est proposé, en priorité à destination des jeunes : le prérecrutement de futurs fonctionnaires. Il serait proposé de rémunérer la formation à un poste dans la fonction publique « avec un vrai salaire », à condition de s’engager à y travailler pendant dix ans.

L’énergie : reconquête du service public !

Il faut pour cela des créations d’emplois dans le service public. Fabien Roussel en prévoit 500 000 : 100 000 dans les hôpitaux ; 100 000 dans les Ehpad publics ; 90 000 enseignants ; 15 000 chercheurs ; 90 000 accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH) ; 30 000 agents du fisc ; 25 000 magistrats et éducateurs ; 30 000 fonctionnaires de police de proximité ; et 50 000 dans l’électricité et le gaz.

Fabien Roussel se prononce « pour une écologie sociale, positive et pas punitive ! » Il propose d’investir dans les énergies renouvelables et le nucléaire, et de renationaliser EDF et Engie (ex-GDF). Il propose la rénovations de 500 000 logements et bâtiments publics par an, la construction de nouveaux établissements scolaires ou encore l’investissement dans les transports non polluants, dont certains seraient rendus gratuits – « Fini les cars Macron, vive les trains Roussel ».

Les créations d’emplois doivent permettre de « garantir un droit inédit au travail et au salaire » passent aussi par la réindustrialisation et la relocalisation : « C’est un million d’emplois industriels que nous pouvons créer en cinq ans », a assuré le candidat communiste.

La France ne manque pas de ressources et entend non seulement récupérer les « 123 milliards d’euros par an de cadeaux aux entreprises, aux plus riches », mais aussi tripler l’ISF ou encore mettre en place un « impôt Covid exceptionnel » sur « les bénéfices au-delà de 500 000 euros » des multinationales. Nationalisations d’Axa, de la BNP ou de la Société générale sont aussi au programme pour « maîtriser le nerf de la guerre, l’argent », tout comme un nouveau pacte européen qui rompt avec l’austérité et mobilise 6 % du PIB européen par an, soit 900 milliards d’euros. « Rendez l’argent ! », résume-t-il.

Sur la place Stalingrad une jeune femme venue de l'Essonne témoigne que sa fiche de paie n’aligne que 800 euros. « Ils détruisent tout ce qui nous permet de vivre ensemble, tout ce qui nous rassemble, comme l’éducation. Il y a trop de pression, chacun gère ses problèmes tout seul ». Elle souhaite pour 2022 voir « relancer l’espoir de la belle vie ». Une autre salariée de Carrefour veut qu’on prenne « conscience que les bas salaires ne doivent plus exister dans notre pays ». Une autre, aide-soignante, estime qu’on « doit pouvoir finir les fins de mois » mais aussi travailler dans des conditions décentes. Pour les salaires, « l’État donnera l’exemple », s’engage Fabien Roussel, promettant à « celles et ceux qui font vivre nos services publics, qui sont en première ligne, que nous avons applaudis pendant les confinements une augmentation d’au moins 30 % ».

Un étudiant qui se dit communiste mais affilié à aucun parti, juge important « même à 2 % de faire entendre ces questions-là », il se dit « électoralement pessimiste ». Fabien Roussel bat alors en brèche cette idée en pointant « cinq mois imprévisibles, ouverts »« Rien n’est écrit parce que nos concitoyens se placent encore à distance de ce rendez-vous », a-t-il estimé, appelant à la mobilisation et comptant sur cette « démonstration de force » pour lui donner de l’élan et percer le mur du silence autour des préoccupations populaires.

Un an pour établir l’égalité salariale

Fabien Roussel entend « mettre un terme définitif à cette injure de l'inégalité salariale faite à la moitié de l’humanité ». « Il ne faudra pas cinq ans pour obtenir l’égalité salariale », promet-il, en rappelant que « depuis le 3 novembre dernier, les femmes de France travaillent gratuitement ». Il propose de rendre cette égalité salariale effective en six mois dans la fonction publique. Concernant le privé, il veut « donner un an aux entreprises pour la mettre en œuvre ». Si tel n’est pas le cas, « l’État nommera un administrateur judiciaire qui aura la charge de le faire, à la place de l’employeur », annonce t-il.

Heureux et très satisfaits

A l'issue du meeting la foule chante d'abord la Marseillaise suivie de l'Internationale. Les discussions vont bon train. Jeannot en profite pour vendre ses tickets de tombola (65 seront vendus), nous remercions toutes celles et tous ceux qui ont bien voulu donner 2, 4 voire 10 euros.

On se retrouve tous ensemble au Stand d'Economie et Politique, on boit le coup traditionnel, heureux et satisfaits de ce succès. Fabien Roussel traverse la foule, fait des photos avec les militants, répond à la presse.

Après une demie-heure, il nous rejoint et fait une photo avec Loïc et une autre avec les copains d'Eco Po et de la commission économique du PCF qui jouent un rôle de première importance dans la campagne et son contenu politique.

Vers 16 heures, nous quittons la place Stalingrad, très satisfaits et mobilisés, malgré la pluie, direction le métro, Bastille et la gare de Lyon.

A 17h 50 nous sommes dans le TGV. Les têtes sont radieuses, les paupières lourdes car levés dès 5h 30 ce matin, l'esprit est serein, quelque chose d'important et de positif vient de se passer cet après midi. La campagne de Fabien Roussel est relancée. Cela va être un feu d'artifice pendant 5 mois encouragé par la photo de Loïc inoubliable !

 

 

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