Ferropem doit vivre ici en Rhône Alpes ! Exigence des salariés avec la CGT.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Ferropem doit vivre ici en Rhône Alpes ! Exigence des salariés avec la CGT.

Le Gouvernement vient d’annoncer son nouveau plan d’investissement dans les compétences, après la multiplication de mesures et de dispositifs pour relancer l’économie, relocaliser et retrouver sa souveraineté industrielle.

Dans le même temps, nombre de travailleurs luttent pour maintenir leur emploi, leur outil industriel , leurs compétences et pour l’avenir de l’industrie en France et en Europe, à l’exemple des salariés de FERROPEM. Avec leurs organisations syndicales, ils s'opposent depuis de nombreux mois à la volonté du groupe FERROGLOBE de fermer deux des sites de production de notre région, alors qu’il bénéficie de nombreuses aides publiques.

Nous attendons de L’Etat et de la Région, une évaluation de ces financements publics et leur conditionnalité à l’amélioration des salaires, des emplois et de la sauvegarde de l’outil industriel et de l’environnement. FERROPEM est le principal producteur de silicium métal en Europe sur un marché européen qui dépend déjà pour plus de 60 % des importations depuis la Chine ou l’Amérique du Nord principalement.

Le projet d’arrêt des capacités productives en France fragiliserait toutes les filières aval européennes très dépendantes des importations, à l’exemple de la filière photovoltaïque, mais également dans de nombreux applicatifs industriels.

La fermeture de ces sites est une aberration économique, sociale et environnementale, puisque le silicium a été retenue par la commission européenne comme étant un produit stratégique et qu’une tonne de silicium fabriquée dans la province de Xinjiang génère 3,5 fois plus de CO2 qu’une tonne de silicium fabriquée sur un site FERROPEM en France.

Produire localement relève du bon sens ! D’autant plus que les unités de FERROPEM sont parmi les moins consommatrices d’énergie, à savoir entre 10 et 20 % de moins à la tonne produite que leurs concurrents.

Produire du silicium ou des alliages nécessite des qualifications, des compétences, des savoirs et des savoirs faire qui seraient à jamais perdus avec la disparition de l’outil industriel et de cette production.

Cette catastrophe industrielle aurait également pour conséquence une catastrophe sociale pour nos vallées alpines, puisque la suppression des 350 emplois industriels auront pour conséquence la destruction de 1.200 à 1.500 emplois indirects. Cela à l’heure où les marchés mondiaux de matière première connaissent une tension sans précèdent avec le risque de mettre en péril des filières entières de productions.

Il nous faut également faire le lien avec l’actualité mondiale sur les coûts des énergies qui explosent littéralement. A l’instar de la Chine ou du Royaume Uni qui connaissent aujourd’hui un manque criant de moyens de production pour répondre à leurs besoins primaires.

C’est pourquoi, nous considérons que l’ensemble de la filière photovoltaïque française doit être protéger pour aider à la construction du mix énergétique de demain.

Le prix de l’énergie tout comme son accès et sa qualité de fourniture, sera primordial pour répondre aux enjeux industriels et notre souveraineté énergétique.

La CGT a élaboré un projet d’avenir pour la filière silicium et l’ensemble des sites FERROPEM, tout comme elle le fait sur l’ensemble du secteur énergétique et industriel. Nous attendons de l’Etat qu’il réquisitionne et nationalise provisoirement cette activité stratégique et sa capacité productive afin de garantir notre indépendance industrielle et de s’engager dans une transition écologique effective, en France et en Europe. C’est la seule solution pour maintenir ces savoirs faire essentiels aujourd’hui comme pour demain.

Il est temps que les pouvoirs publics s’engagent activement dans cette nécessité de remettre en cohérence ces filières en organisant des assises par filière réunissant les pouvoirs publics, les industriels, les représentants du personnel et le secteur de la recherche.

L’Etat doit reprendre sa place lorsque l’intérêt général est en jeu face à des logiques industrielles décadentes.

Le Syndicat CGT FERROPEM CHATEAU-FEUILLET a appelé à la grève le 15 novembre et à un rassemblement au Best Western de Chambéry - zone des Landiers, au moment où se déroulerait un CSE central. L’UD CGT 73 soutient cette lutte pour le devenir de l’usine de CHATEAU-FEUILLET, pour l’avenir de l’emploi, de l’industrie et de la filière silicium

Publié dans Luttes sociales, Industries

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