Hôpital de Givors, l'USD Santé Rhône a rencontré l'ARS ...

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Hôpital de Givors, l'USD Santé Rhône a rencontré l'ARS ...

Le 24 novembre, une délégation de la CGT de l'hôpital de Givors accompagnée par l'Union Syndicale Départementale de la santé du Rhône a rencontré l'Agence Régionale de Santé (ARS). La CGT a ouvert la discussion avec l'expression qu'elle nous a transmise et que nous reproduisons ci-dessous

Madame,

Nous avons demandé à vous rencontrer à la suite des deux mouvements de grève et de manifestation des 8 et 19 novembre dernier, qui ont rassemblé de nombreux agents, les pompiers, des élus ainsi que la population Givordine.

La direction de l’établissement a tenté d’empêcher par tous les moyens, notamment à l’aide assignations que nous jugeons abusives, donc par la peur et la contrainte que s’expriment l’inquiétude et la colère des agents.

Colère et inquiétude qu’expriment aussi de nombreux citoyens du territoire, soit en répondant à notre appel de participer aux rassemblements et en signant massivement la pétition (plus de 2000 signatures à ce jour). Nous recevons de nombreux soutiens notamment celui du Maire de Chasse Monsieur Bouvier et celui de Madame Christiane Charnay conseillère métropolitaine Lônes et coteaux.

Cette pétition exige la réouverture des urgences et plus largement vous demande d’agir pour préserver et développer notre hôpital local, un hôpital Médecine Chirurgie Obstétrique.

La dégradation des conditions de travail que vous organisez depuis des années est telle qu'on observe un fort taux d'absentéisme des personnels médicaux et non médicaux : sur les blocs : 15% d’IBODE et IADE, sur l’ EHPAD 20 % dont 30% d’IDE.

Ce choix fait par la direction actuelle conduit à la démission d'administratifs, de soignants et et médicaux (médecins, anesthésistes et gynéco…) ainsi qu'à des turnovers importants et des demandes de disponibilités en croissance.

En France la moyenne en EHPAD est 1 soignant pour 11 résidents, sur notre établissement nous sommes à 1 soignant pour 13.6 résidents. L'organisation du passage à l'assiette imposée par la direction à partir du 1er janvier 2022 va, dans ce contexte de sous-effectifs, dégrader encore une fois les conditions de travail et augmenter les charges de travail..

Nous rencontrons des difficultés à nous faire entendre par la Direction qui à réussi en moins de deux ans à dégrader nos conditions de travail, réduire nos motivations, mettre en doute nos valeurs professionnelles et notre professionnalisme par ces méthodes autoritaires, sans concession et valeurs humaines. En utilisant la loi et les droits quand cela l’arrange mais ne les applique pas quand les organisations syndicales lui demandent.

Les personnels et nos concitoyens sont inquiets des conséquences de la dégradation continue des conditions de travail. Ils sont inquiets parce que vous et la direction, comme partout dans le pays, vous vous saisissez de certaines conséquences de cette dégradation pour accélérer votre plan de fermeture de services, d’établissements.

Ils sont inquiets de la mise en œuvre délibérée de sabotage de notre établissement. Ainsi, la direction fait tout pour faire partir les médecins gynécologistes et annonce à la presse qu’il manque des lignes de garde de nuit, prémisses à d’autres annonces.

Alors que l’instruction Ministérielle reconnaît la nécessité d’améliorer les conditions de travail, notamment par l’emploi, la direction de l’établissement cherche à en supprimer en augmentant, pour chaque agent, le temps de travail non rémunéré. Ce qui est d’ailleurs contraire aux accords locaux de 2002. Cette attitude ne manque pas de renforcer la colère des agents qui l’expriment une nouvelle fois. En voilà une bonne façon d’améliorer les conditions de travail.

Et, fait aggravant la direction tente de passer en force, sans même prendre la peine de dénoncer les accords locaux et d’en renégocier un nouveau.

D’ailleurs, en opposition à la loi, à vos propres directives, la direction fait comme si les organisations syndicales n’existaient pas. Elle prétend même, par écrit, choisir l’organisation syndicale avec laquelle elle entend négocier et rejette les autres. Parfois même, elle impose que ce soit tel ou tel représentant du personnel plutôt que tel autre qui participera à une réunion !

Enfin, contrairement à tout réglementation, les entraves à l’action syndicale, les discriminations se multiplient. Cette situation doit cesser.

Et il vous appartient de la faire cesser immédiatement.

En résumé, nous attendons :

  1. Que l’argent, les près de 9 millions débloqués par le Ségur, bien qu’insuffisant, soit utilisé pour développer notre établissement et en premier lieu la réouverture des urgences la nuit et le maintient de notre maternité. Pour améliorer l’attractivité de l’établissement, nous vous demandons que vous autorisiez de nouveau l’établissement à réaliser des actes de chirurgie courants.

  2. De nombreux postes ont été fermés depuis des années, ils doivent être ré-ouverts et pourvus sans délai avec des agents au statut.

  3. Les 20% de lits fermés doivent être ré-ouverts immédiatement.

  4. Que la direction reconnaisse l’action syndicale comme légitime et en tire toutes les conclusions, notamment en stoppant tous les projets en-cours qui aurait dû faire l’objet de négociations avant d’être mis en œuvre et en ouvrant de véritables négociations.

  5. Que cesse les entraves à l'action syndicale ainsi que les discriminations à l'encontre de nos adhérents et militants. Il serait dommageable tant pour l'autorité de cette direction que pour celle de l'ARS que ce soit les tribunaux qui ramènent la direction à la raison.

Mario Turchetta  

Secrétaire générale du syndcicat CGT Givors

Christelle Franz

Secrétaire générale de l'USD SAS CGT Rhône

  1.  

 

Publié dans santé, syndicats

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