Plus de 100 000 emplois sont menacés dans l'industrie automobile.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Plus de 100 000 emplois sont menacés dans l'industrie automobile.

Ces dernières semaines, le patronat de l'automobile, et sa presse, ont répété en boucle deux idées simples : 1) le secteur va supprimer des dizaines de milliers d'emplois 2) le secteur a plus que jamais faim de subventions publiques, directes ou indirectes

Argument « massue » pour justifier la suppression de près de 100 000 emplois : la transition aux voitures électriques. La fabrication des moteurs électriques nécessiterait entre 2 et 3 fois moins de travailleurs que pour les moteurs thermiques. 

Se pose d’ailleurs la question suivante : où seront produits la majorité de ces moteurs électriques ? En France, ou à l’étranger dans des conditions sociales et environnementales largement inférieures aux normes en vigueur dans notre pays (pour être ramenés en France par avion ou bateau par la suite) ? Chacun percevra l’ironie de ce circuit-long repeint en vert.

Évidemment, la planète a bon dos quand on rappelle que plus de 90 000 emplois directs ont déjà été supprimés en une dizaine d'années, entre 2008 et 2020, dans ce secteur à cause des délocalisations voulues par les patrons.

De même, la fermeture cet été des Fonderies du Poitou, ou la liquidation de la Société Aveyronnaise de Métallurgie (SAM), sont à prendre en compte dans la vaste restructuration en cours dans l'automobile, une industrie au croisement de plusieurs grands secteurs industriels, eux-aussi en restructurations, qu’il s’agisse par exemple de la métallurgie, de la plasturgie ou du caoutchouc (pneumatique notamment).

Les travailleurs de l'industrie automobile payent en réalité aujourd'hui au prix fort et la privatisation du groupe Renault, les délocalisations, l'éclatement de la production, la généralisation de la sous-traitance.

Il est par ailleurs intéressant de constater que le patronat envisage bel et bien une réindustrialisation partielle du pays, selon tels ou tels secteurs ou branche d'activité. Mais, alors que les travailleurs ne peuvent qu'associer la relance industrielle à une création massive d'emploi, c'est tout l'inverse qui risque de se produire. Car le patronat, veut produire mieux, davantage, et plus vite, mais avec toujours moins d'ouvriers.

A ce constat, il convient d'opposer cette vérité : pour combiner industrie, emploi et réponse aux besoins, il faut exproprier et nationaliser l'industrie automobile, ses entreprises, ses fonderies, ses usines, ses sous-traitants et de manière générale l'ensemble des secteurs industriels (métallurgie, industries chimiques, industries électriques et gazières, etc) et les placer sous le contrôle direct des travailleurs de l’industrie.

Sources Unité CGT

 

 

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