Débat public sur la santé à Pierre-Bénite N° 2 Intervention d'Evelyne VANDER HEYM

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Débat public sur la santé à Pierre-Bénite N° 2 Intervention d'Evelyne VANDER HEYM
Débat public sur la santé à Pierre-Bénite N° 2 Intervention d'Evelyne VANDER HEYM

Le programme de Fabien Roussel et notre campagne politique sont traversés par un fil rouge : face à la cohérence des attaques destructrices du capital, sa force régressive et agressive, nous devons opposer avec plus de force de conviction et de confiance la cohérence de notre projet qui riposte, point par point aux attendus de cette contre-révolution

Face au constat du désastre sanitaire aggravé après les différentes vagues du Covid : l’hôpital public en perdition avec accélération des fuites des personnels, fermetures des services et établissements, généralisation des déserts médicaux, des EHPAD aux mains de rapaces financiers, nous devons sans cesse

  • Ne jamais oublier d’expliquer pourquoi nous en sommes là…

  • Créer les conditions de mobilisation pour mettre un coup d’arrêt à la casse de l’hôpital public (exiger le moratoire des fermetures…)

  • Populariser nos propositions pour répondre aux besoins de santé : une exigence reconstruire sur la base de la primauté au service public : hôpitaux généralistes de proximité, coopérations, réseau de médecine primaire public constitué de centres de santé…

  • Rien sans la Sécu aujourd’hui, demain comme hier, où les enjeux de démocratie et de financement sont originellement et intrinsèquement liés !

  • Enfin porter la cohérence de nos propositions qui caractérise la dynamique que nous voulons relancer autour des salaires et l’emploi : une autre efficacité économique et sociale

L’hôpital public est une priorité de tout instant…

Après plus de trente d’austérité et d’étranglement financier, la crise du Covid a révélé l’état de déliquescence des hôpitaux publics…Ce n’est pas l’imposture du Ségur de la Santé (qui ne fait qu’accélérer la stratégie de « la santé 2022 » !) qui peut tromper les personnels hospitaliers : les établissements se vident, les lits ferment en mode accéléré, l’emprise des grands groupes du privé devient plus évidente ( Korian, Orpéa, Ramsay, Doctolib…)

Après plusieurs années d’alerte (la psychiatrie, les urgences…) , les hospitaliers se mobilisaient fin de l’année 2019 dans une grande manifestation nationale, à la veille du confinement : leurs revendications d’hier et d’aujourd’hui sont vitales !

Les salaires, les recrutements, la formation sont au cœur des solutions !

Depuis le premier plan d’urgence élaboré à la suite du tour de France des parlementaires communistes, nous soutenons la création de 100 000 emplois hospitaliers et 300 000 dans les EPHAD : nous pouvons affirmer que ces chiffres sont probablement dépassés aujourd’hui…Et ce n’est pas les 14 000 promis par le Ségur et 10 000 en trois ans pour l’autonomie qui font le poids !!

Nous savons, en outre que les 183 euros ne font pas le compte (rappel : 300 euros) et ont contribué à diviser et individualiser…

Notre proposition de Sécurité Emploi Formation peut trouver un terrain de mise en œuvre en tenant compte de l’urgence de préserver les effectifs en place en tenant salaires ET EMPLOI : exiger des formations à la hauteur des besoins avec des contrats d’engagement sous forme de pré-recrutements (cf les ARS), préserver les statuts des médecins étrangers, favoriser le recrutement de non-soignants sur des fonctions supports, ouvrir les quotas des écoles…

OUI ! L’urgence est bien de financer l’hôpital public, tant pour dégager des marges financière immédiates (la taxe sur les salaires, la TVA, la dette…), d’en finir avec la T2A, de faire de l’investissement hospitalier un facteur de développement…

Les besoins de financement sont immenses et probablement qu’il faudra en passer, dans l’immédiat par la création monétaire, via la BCE… Mais il demeure que la remise en cause du financement des hôpitaux est d’abord la remise en cause de la Sécurité sociale !!

Rien sans la SECU !

La dotation hospitalière est encore autour de 40% de l’Assurance maladie (plus de 50% de baisse en trente ans !), les médicaments, les vaccins financés idem, les investissements hospitaliers itou !

A rapprocher des marchés potentiels que représentent l’ensemble de la protection sociale, 800 milliards et la Sécurité sociale, 500 milliards ; nous sommes confrontés à une stratégie du capital qui allie baisse effrénée « du coût du travail » et recherche de marchés à rentabilité maximum.

C’est ainsi qu’il faut comprendre la proposition de « grande sécurité sociale » qui intègre les assurances complémentaires…pour déboucher sur un panier de soins financé par la CSG, la TVA et une nouvelle étape d’étatisation…

C’est toute la portée révolutionnaire de la proposition du 100% de soins prescrits remboursés par la Sécu (SS intégrale pour la CGT) portés par Fabien Roussel dans le programme Construire des jours heureux.

Elle nous permet de renouer le fil de la Sécu d’Ambroise Croizat : universalité, solidarité, chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins, la démocratie sociale comme garantie de la bonne exécution…

Le 100% Sécu renvoie à un projet global de société ; un moyen et un but : sécuriser tous les moments de la vie. Articulée avec notre proposition de SEF, la Sécurité sociale devient un formidable levier pour le développement des dépenses socialisées…

Un passage obligé : reconquérir le financement par la cotisation sociale

En 1945 les cotisations sociales financent à 80% les dépenses de santé. Aujourd’hui autour de 50% ! La CSG c'est à dire la fiscalisation, représente 45% de l’Assurance maladie ; la cotisation des entreprises a baissé de 17% entre 1985 et 2018. Avec le développement des exonérations patronales et la fiscalisation, les « ménages » supportent 48% des ressources du régime général de la Sécurité sociale et 56% de l’assurance maladie !

Le développement du chômage, le blocage des salaires (avec l’effet pervers des exonérations qui tirent tous les salaires vers le bas), le développement des emplois partiels et précaires assèchent les ressources de la Sécurité sociale depuis longtemps

Il y a urgence à rompre avec cette logique destructrice de solidarité et qui se nourrit de l’abaissement de la valeur du travail, seul créateur de richesses.

  • Dans l’immédiat en finir avec les exonérations patronales : 1% d’augmentation des salaires dans le privé c’est + 3,4 milliards en cotisations ; moins 1% du taux de chômage c’est + 10 milliards !

  • Transformation de la CSG en autant de cotisations sociales

  • Mettre en place une cotisation additionnelle sur la financiarisation des entreprises. Soit 215,2 milliards de revenus financiers e 2020. C’est un apport immédiat de 28,2 milliards pour l’assurance maladie, 17, 8 milliards pour les retraites et 11, 6 milliards pour la Famille, soit 57,6milliards au total dès 2023 !!

Mais pour couvrir le développement des besoins de santé, reconstruire le système de santé publique, l’autonomie, les retraites… il est nécessaire d’initier une logique vertueuse en matière d’emplois/salaires/formation :

  • C’est la proposition de modulation des cotisations patronales (des entreprises) selon les politiques de développement pour les salarié-e-s : une entreprise qui fait des profits en supprimant des emplois et/ou compressant les salaires paiera une sur-cotisation, à l’exemple de Sanofi !

La Sécu par l’élargissement de l’assiette de financement par la cotisation, redevient un moteur de développement économique et social au service du progrès social, de l’Humain !

C’est là toute la cohérence de l’ensemble des propositions du PCF portés par notre candidat Fabien Roussel.

Publié dans santé, Pierre Bénite

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