Manifestation à Paris pour exiger des services publics efficaces

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Manifestation à Paris pour exiger des services publics efficaces

Des organisations de la CGT appelaient à manifester jeudi pour exiger plus de moyens humains et financiers. Les cheminots ont aussi défilé dans la capitale contre la casse du rail public.

Ce jeudi 31 mars, les défenseurs des services publics manifestaient à Paris à l’appel de la CGT. Au départ deux cortèges distincts, l'un de la place de la Bastille et l'autre de la place d’Italie. Les agents territoriaux et des services sociaux, les énergéticiens et les cheminots portaient l’exigence d’un service public renforcé auquel l’État doit donner les moyens, humains et financiers, d’accomplir ses missions, c'est la condition de leur efficacité.

« On prône une autre politique, il faut sortir l’énergie des logiques de marché et renationaliser les secteurs du gaz et de l’électricité », a martelé Sébastien Menesplier, secrétaire de la fédération CGT des mines-énergie. Alors que les factures explosent, il dénonce « les impacts de la privatisation » et les menaces de démantèlement qui pèsent sur le service public de l’énergie.

À ses côtés, place de la Bastille, une salariée dans une crèche et une autre aide-soignante, pointent « le manque de matériel » et les « salaires au rabais ». « On ne veut plus compter le nombre de couches par enfant, on refuse de vivre ce que vivent les Ehpad. Les crèches se font de l’argent sur le dos des salariés et des enfants et souvent, on est seules pour s’occuper de 10, voire de 15 petits. » Une surcharge de travail qui exaspère les salariés-es. « On travaille très vite, trop vite, à la chaîne. Parfois, on en devient maltraitants. Il nous faut du matériel, des embauches », reprend l’aide-soignante, qui revendique de pouvoir travailler avec « des horaires fixes et des plannings préétablis ».

la « perte de sens au travail »

Place d’Italie près de 8 000 cheminots venus de toute le pays sont présents, ils ont répondu à l'appel de leur fédération CGT des cheminots à défendre le rail public. Leur combativité se conjugue à leur colère, à la démoralisation parfois. Une manifestante raconte la « fatigue » et la « perte de sens au travail ». Dans une petite gare de l’Oise, elle dénonce les restructurations incessantes et la digitalisation à marche forcée. « On a le sentiment de ne servir à rien, pourtant, chaque usager a le droit à un accueil en gare, singulièrement les personnes âgées, souvent perdues, et celles en situation de handicap ».

Les 2 années de pandémie ont « cassé les collectifs de travail », la cheminote constate une hausse des démissions et des demandes de rupture conventionnelle. Cela touche tous les métiers de la SNCF renforcé par l’ouverture à la concurrence, qui hypothèque l’avenir de certains agents. « Chez nous, les appels d’offres TER ont été lancés et le premier lot devrait être attribué fin 2023 », explique un cheminot venu de Metz avec une quarantaine de camarades.

À une semaine de l’élection présidentielle, tous ont en tête l’échéance à venir. Et la suite. « Les cheminots sont déterminés et vont peser dans les prochaines grandes mobilisations sociales », assure les syndicalistes. Et d’évoquer la réforme des retraites que le président-candidat promet déjà de ­remettre sur la table.

Fabien Roussel est en phase avec les exigences et les aspirations qui se sont exprimées sur le pavé parisien ce 31 mars. Son projet de pratiquer 500 000 embauches dans les services publics, et de se donner les moyens de reprendre le pouvoir sur la finance avec la création d'un pôle public de l'énergie et la renationalisation de la SNCF sont le moyen de passer de la rue aux urnes avec le bulletin Fabien Roussel.

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