JTEKT France en grève unitaire pour une rallonge de 170€ des salaires de base

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

JTEKT France en grève unitaire pour une rallonge de 170€ des salaires de base

Depuis plusieurs semaines le mécontentement est grandissant dans les Usines du groupe JTEKT France, Blois, Irigny et Dijon. A l'approche des négociations annuelles obligatoires les syndicats ont joué à fond la démocratie. Sur la base de leur étude, ils sont parvenus à deux choix possibles soit 4% d'AG pour tous soit le partage en parts égales de 170€ chacune du budget alloué pour les salaires à cette NAO.

Les salariés consultés se sont prononcés pour une rallonge minimale et mensuelle de 170€ pour chacun.

Dès le jeudi 23 juin, à l’usine de Blois, spécialisée dans la fabrication de systèmes de direction et de pompes hydrauliques, la CGT, la CFDT et FO ont appelé à la grève sur le site qui s'est élargie aux sites d'Irigny et de Dijon et renforcée à Blois avec 85% de participants le vendredi 24 juin et avec le blocage de certains sites.

 

 

Le site JTEKT HPI de Blois a fusionné le 1er avril dernier avec les sites de Lyon et Dijon pour ne former qu’une seule entité. Pour les syndicats, les salariés blésois sont perdants : "A l’avenir, on risque de perdre des acquis en termes de primes et de RTT. On préférerait que les autres sites s’alignent sur nous". Tirer tout le monde vers le plus haut plutôt que vers le plus bas !

Les salariés sont déterminés : "Tant que nous serons dans une situation de blocage face à la direction, nous continuerons la grève."

Pour la direction les négociations annuelles obligatoires sont terminées avec l’annonce par la direction d’une hausse de 4,3 % pour tous les salariés de JTEKT France.

Ce qui a provoqué la colère des salariés qui demandent une répartition égalitaire, c’est-à-dire une somme fixe de 170 €  bruts par mois et par salarié, permettant d’aider les plus bas salaires. "Cela nous paraît plus juste, explique Marc Boissière de la CGT.

À ce jour, la direction refuse. "N’oublions pas que nous sortons de deux années consécutives de gel des salaires." Une clause de revoyure est également demandée si l’inflation continuait dans les mois à venir.

Avec la rentrée dans la lutte des sites d'Irigny et de Dijon, les choses ne peuvent pas en rester là.

A suivre.

 

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