La crise politique actuelle c’est la crise de l’emploi donc de la production par Michel Pirrottina

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

La crise politique actuelle c’est la crise de l’emploi donc de la production par Michel Pirrottina
La NUPES est confrontée à l’analyse des causes de la crise du système capitaliste et des réponses radicales à lui opposer.

Les propositions des économistes communistes, le rôle du PCF et d’un groupe du PCF à l’Assemblée nationale, prennent toutes leur importance dans les orientations et les luttes politiques à mener pour réussir.

Les résultats des législatives confirment la profonde crise politique du pays dans la crise mondiale du système capitaliste.

La crise politique c’est la crise de l’emploi donc de la production, la crise de renouvèlement de la société dans tout ce dont elle a besoin pour vivre, pour se développer. La cause de la crise politique est la crise de l’emploi pour la production et non l‘inverse. Evidemment, de multiples éléments interagissent dans cette “globalité”, de façon causale et aléatoire, sur lesquels la conscience sociale relative et en processus de l’état des choses, peut intervenir.

Le cycle d’accumulation du capital sur lequel repose le renouvellement et le développement de la société n’est plus à même d’assurer ce renouvellement.

Dans la crise de renouvellement de la société, la suraccumulation-dévalorisation du capital est le phénomène principal témoignant de l’incapacité du système capitaliste de dépasser ses contradictions et le blocage qu’elle contiennent, pour le système, comme pour ceux qui y vivent dedans, les humains et l’humanité.

Le PCF et ses économistes communistes néo-marxistes ont démontré les limites d’un système économique et social capitaliste obsolète, incapable de poursuivre le renouvellement de la vie sociale et de la vie humaine en santé, la crise du travail réel, du travail concret sur lequel repose la production des biens nécessaires à la vie humaine. Leurs travaux permettent de converger vers un processus de dépassement du système capitaliste.

La transformation du crédit, du rôle des fonds financiers, une sécurité d’emploi et de formation SEF (loi déposée par les communistes à l’assemblé et au sénat), les DST pour s’attaquer à la dictature du dollar, des droits du travail permettant la SEF et la reconnaissance de l’autonomie et de l’initiative de la personne qui produit dans la dépendance mutuelle de la production entre les hommes, forment la base d’un programme issu de l’analyse des économistes communistes de sortie de crise et de construction d’un système économique et social de santé suffisante pour exister et se développer.

Ces propositions sont contenues dans le programme “des Jours Heureux” du PCF et dans aucun autre, c’est dire l’importance que revêt le rapport entre les composantes de la NUPES et la composante propre et indépendante que constituent le PCF, ses économistes, et leur autonomie d’analyse, de recherche d’issue de crise et d’action propre de contenu, de convergence et de rassemblement pour cela.

Une forte opposition antilibérale s’est constituée dans la société sans que ces élections de 2022 ne l’ait concrétisée. Elle est donc confrontée aujourd’hui à la mise en œuvre de propositions de dépassement, de sortie et de dépassement de la crise de production ici et dans le monde.

La NUPES est confrontée à une forte confrontation d’idées entre l’analyse des néo-marxistes et les économistes keynésiens ou sociaux-démocrates et/ou sociaux-populistes sur les réponses immédiates à opposer aux causes de la crise capitaliste. Cela se traduit concrètement dans les divergences sur la question essentielle du financement des mesures sociales à mettre en oeuvre qui se résume à l’affrontement idéologique entre partage avec nouveaux pouvoirs de décisions dans la gestion des entreprises et répartition des richesses sans toucher aux pouvoirs du Capital !

Si la montée du RN, est spectaculaire, même si elle ne peut pas nous étonner dans ce contexte économique et social, ne peut que nous inquiéter grandement. La supposée “solidarité” qu’il prône est basée sur un laisser faire du marché et un accord avec le patronat avec une réduction à l’espace national au moment où le besoin d’une solidarité, une coopération et une cohérence mondiale éclate aux yeux, pour la production les échanges et la paix, pour qui veut voir la réalité de l’humanité et sa maladie ici, maintenant et dans le monde. Ce repliement étroit a pour corollaire le rejet de l’autre et le rejet de l’autre le repliement, de façon réciproque, en cercle vicieux de retour à un sous développement collectif, général.

Répondre à la crise de production par des propositions opérationnelles et leur mise en œuvre est la seule efficace contre une montée des idées racistes et fascisantes et la montée des forces sociales réactionnaires et ultra dangereuses et menaçantes qui se manifestent de plus en plus ouvertement.

La crise politique c’est la crise de l’emploi pour la production, pour la production des biens “matériels et moraux” nécessaires à la vie humaine et à la coopération-solidarité-cohérence dans la diversité de l’humanité peut seule répondre à la crise de la production.

Recherche et développement, sécurité d’emploi et de formation, droits du travail et usage des moyens financiers allant dans ce sens, pouvoir sur l’argent, sa concentration et dictature dans et par les firmes multinationales et leurs guerre militaires, financière, économique de concurrence dans leur crise de renflouement du taux de profit… c’est la tâche urgente et de longue haleine, de volonté et de patience à laquelle nous devons nous atteler sous peine d’un échec encore plus grave parce que la crise est encore plus grande et s’accroit sans cesse, que ce soit sur la question climatique ou sanitaire, comme celle de l’énergie, et économique et sociale et toutes les crises conjointes dans la crise générale du capital et de civilisation mêlées.

D’après les écrits de Pierre Assante du 20 juin 2022.

* Post Scriptum de Pierre Assante du 21 juin 22. Sur l'illustration ajoutée : au sujet du “populisme” et de “l'économicisme” de Proudhon, Marx nous dit “il pense faire une synthèse mais il ne fait qu'une erreur composée”, remarque proche de ses critiques sur un fameux tribun du parti ouvrier allemand, Ferdinand Lassalle, qui avait été son ami; critique qui a eu comme suite la “Critique du programme de Gotha” qui reste d'actualité. Marx répondait à un ouvrage de Proudhon intitulé “Philosophie de la misère” par un ouvrage intitulé “Misère de la philosophie” ...

Pour lever tout doute à qui en aurait, on ne parle pas que de la crise politique en général, mais particulièrement de la crise politique aujourd'hui et maintenant en France, qu'on peut étendre au monde.

Publié dans Economie, PCF

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