Pollution PFAS Pierre-Bénite, ça commence à bouger malgré de lourds silences...

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Pollution PFAS Pierre-Bénite, ça commence à bouger malgré de lourds silences...

Concernant la pollution aux composés perfluorés (PFAS) à Pierre-Bénite et villes environnantes révélée par le journaliste Martin Boudot en mai dernier, le député du Rhône Isaac-Sibille a demandé la mise en place d’une commission d’enquête à l’Assemblée nationale, a t-il expliqué au Progrès.

Ces polluants sont dits « éternels », car ils se dégradent extrêmement lentement et s’infiltrent dans l’air, l’eau et la terre.

La demande formulée vise à établir une

« surveillance, le traitement et la prévention de la pollution des nappes phréatiques par les rejets industriels issus des installations classées pour la protection de l’environnement de produits industriels persistants, mobiles et toxiques tels que les composés perfluorés ».

La demande de commission d'enquête concernant cette pollution a été formulée auprès de la 1er ministre Elizabeth Borne par l'élue communiste Maud Millier Dumoulin et la section du PCF du 6 août 2022.

Elle a un objet plus large qui vise la réglementation des PFAS en France, le dispositif réglementaire concernant les sites classés "Seveso", la protection des salariés et des riverains, si la chaîne de sécurité prévue a été respectée et les préconisations à adopter pour protéger la santé des travailleurs et des riverains sachant que ces PFAS sont présents dans l'air, l'eau, les sols et le lait maternel. (voir courrier à E. Borne ci-dessous). Il s'agit de créer les conditions réglementaires afin de pouvoir vivre et travailler avec une industrie propre et sûre.

Elle a été proposée en juin par la coalition électorale des partis de gauche et écologiste et formulée sur un des ses tracts de campagne électorale lors des législatives sur la 12ème circonscription du Rhône.

La municipalité de Pierre-Bénite en a également formulé sa demande de commission d'enquête parlementaire au député Isaac-Sibille en juillet dernier.

Les choses commencent à bouger ! Mais nous sommes obligés de constater que des silences très lourds existent face à ce scandale sanitaire.