Criminalisation du droit de grève à RTE

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

La FNME-CGT (Mines-Energie) appelle à un rassemblement vendredi 28 octobre et à l'arrêt des poursuites disciplinaires et judiciaires

 

Quatre agents de RTE de la région Nord (Valenciennes) ont été arrêtés le 4 octobre et placés en garde à vue à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), suite à une plainte déposée par RTE. Ils sont ressortis sous contrôle judiciaire, avant d'être renvoyés devant le tribunal correctionnel le 28 février 2023. Accusés de cyberattaque sur le réseau électrique, ils risquent des peines de prison. En parallèle, la direction a engagé des procédures disciplinaires, pouvant conduire à des licenciements.
 

Ainsi, RTE a lancé avec l'appui des ministères publics, une machine à broyer nos collègues et faire taire la contestation sociale dans l'entreprise et bien au-delà. Ces procédures font suite à la grève du printemps pour obtenir 5% d'augmentation salariale et la revalorisation des emplois d'ouvriers et agents de maitrise. La direction de RTE a laissé pourrir le conflit pendant des mols pour ne rien lâcher. En plus du mépris pour son personnel, la direction entend réprimer durement le mouvement et faire des exemples.
 

Répression sociale
 

Absolument rien ne justifie cet acharnement! RTE reproche aux agents d'avoir généré informatiquement la « perte de téléconduite » de postes électriques. Or, le passage en local de la télécommande n'est qu'une action symbolique qui n'a pas d'impact sur l'alimentation électrique. Pour preuve, cela arrive quotidiennement, par manque de fiabilité des matériels, et ça n'inquiète pas la direction !
 

L'utilisation des services antiterrorlstes, pour des faits de grève sans conséquences, entérine l'exercice d'une répression sociale opérée directement par les pouvoirs publics. Avec ces méthodes, dignes d'un État policier, la criminalisation du droit de grève devient institutionnelle !
 

La FNME-CGT appelle à un rassemblement de soutien ce vendredi 28 octobre à partir de 11h devant le bâtiment de RTE, où se tient la commission de discipline 62 rue Louis-Delos à Marcq-en-Baroeul

 

La FNME-CGT exige l'arrêt des poursuites disciplinaires et judiciaires.

 

Communiqué de la FNME-CGT du 25 octobre 2022

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