Les patrons du CAC40 ne connaissent pas l'échelle mobile par Michel Pirrottina

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les patrons du CAC 40 ne connaissent pas l’échelle mobile !

 

Les patrons du CAC 40 ont gagné 7,9 millions d'euros en moyenne l'an dernier ; ceux du SBF 120, 4,5 millions d'euros. Ce sont surtout les bonus annuels et pluriannuels qui tirent ces montants vers le haut. Carlos Tavares, PDG de Stellantis, est le patron le mieux payé du SBF 120.

 

Du jamais vu !

 

En 2021, les dirigeants du CAC 40 ont gagné en moyenne 7,9 millions d'euros, soit plus de 100 fois la rémunération de leurs salariés ; ceux du SBF 120, 4,5 millions d'euros. Dans les deux cas, il s'agit d'un record historique, selon Proxinvest.

 

En 2019, les patrons des géants du CAC 40 avaient gagné en moyenne 76 fois plus que leurs salariés.

 

Pendant ce temps, certains en appellent à une nouvelle échelle mobile des salaires qui n’aurait que comme conséquence de polariser l’indexation des salaires sur les prix. Cette « idée fixe » sur cette revendication qui entraîne les travailleurs, les salariés, dans le seul partage de la valeur ajoutée et laisse tranquille les patrons faire des profits colossaux.

 

Nous sommes bien confrontés à un système capitaliste qui est gangréné et c’est toute une conception culturelle qui est en cause.

 

La crise du système capitaliste se révèle explosive en se développant sur fond d’un grand appauvrissement de la population et de recul de la croissance.

 

La politique de baisse des coûts salariaux et de refoulement des dépenses pour le développement humain, l’éducation, l’emploi, la formation, la santé… joue un rôle éminent à l’origine de la crise systémique et durable. En réponse la SEF et les services publics sont des questions essentielles.

 

Nous nous devons de faire grandir les possibilités de dépassement des 4 marchés du système capitaliste, en avançant dans une construction systémique radicalement autre comme la proposition profondément communiste d’une sécurité d’emploi ou de formation ou avec la prédominance de critères de gestion d’efficacité sociale et non de rentabilité financière, poussant à l’efficacité des investissements économisés pour une même valeur ajoutée disponible pour les populations, emploi, formation, cotisations,…

 

Michel Pirrottina

 
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