Retraite : le défi est lancé ! Sans attendre : mobilisations !

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

 

Macron ose tout ! Coutumier de méthodes autoritaires le Président de la République tente de faire passer avec la complicité de la droite sénatoriale un amendement au Projet de Loi sur le Financement de la Sécurité Sociale 2023 qui repousserait l'âge de la retraite à 64 ans !
 
 
Cette méthode en douce, typique des "faux culs" découle de son absence de majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Ayant peur du mouvement social et contraint de passer en force avec le 49-3 le PLFSS 2023, il expérimente la voie de passage par le Sénat où la droite est majoritaire. Ce qui en dit long sur les connivences politiques entre la Macronie et la droite !
 
 
Ainsi samedi dernier, lors du débat sur le projet de loi de finances 2023 de la Sécurité sociale, le Sénat a voté le recul de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans. Nous ne sommes pas trop surpris à vrai dire, d'autant que cette méthode des amendements avait été envisagée par le président de la République. Le gouvernement pourrait attraper la balle au bond lancée par la droite dont le cheval de bataille est de repousser l'âge de la retraite à 67 ans voire 70 ans !
 
 
Pourtant, Macron continue d'affirmer qu'il préfère privilégier la concertation pour présenter sa réforme des retraites en janvier prochainMais au fond, quelle que soit la méthode, son objectif reste le même :  faire des économies sur le dos des salarié·es et des retraité·es. Les Français l’ont bien compris. C’est un point d’appui dans la bataille qui s'ouvre et va s'amplifier dans les semaines à venir !.
 
 
Sans attendre les mauvais coups, de leur côté les militants de la CGT déploient, depuis plusieurs semaines, les propositions alternatives avec un seul mot d’ordre : “ Augmenter les salaires, pas l'âge de la retraite.” Coupe du monde de foot ou pas, la CGT reste déterminée pas question de laisser passer un tel recul que rien ne justifie excepté la volonté de réduire la dépense publique et transférer au capital les économies faites.
 
 
Pour les communistes de leur côté, ils sont déterminés à ne pas laisser passer un tel recul social. Ils ont lancé leur campagne nationale sur trois thèmes centraux de la période : sur l'énergie, sur l'emploi et le travail et sur la retraite. Ils sont à pied d'oeuvre partout dans le pays, dans les entreprises, les localités et les conseils municipaux quand il disposent d'élus-es où se votent des voeux reprenant  toute ou partie de leurs  demandes.
 
 
Concernant la retraite, pas question de repousser l'âge de la retraite et également pas question de laisser en l'état la situation, pas de statuquo ! Ils mettent en débat leurs propositions : retour du droit à partir à 60 ans à taux plein avec comme pensions minimale : 75% du salaire des 10 meilleurs années avec un minimum équivalent au SMIC revalorisé à 1500 euros et indexer les retraites sur les salaires.
 
 
L'argent existe pour un tel progrès. Les communistes veulent que nos concitoyens partent en retraite en bonne santé et puissent prolonger leur vie professionnelle par une vie plus douce, plus humaine dans laquelle ils puissent à la fois se reposer, profiter de la vie en termes culturels (voyages-spectacles-sports-jeux etc) et s'engager dans la vie associative dans leur quartier ou leur ville afin de transmettre aux générations présentes et à venir, leurs expérience et savoirs.
 
 
La retraite ne sera pas l'antichambre de la mort, elle sera la troisième partie de la vie de chacun et chacun. Outre que cette mesure sociale est un besoin pour les salariés les plus âgés dont 44% sont au chômage car expulsés du travail par le patronat qui entend bien n'avoir que des salariés prêts à supporter ses exigences de rentabilité ! Elle est aussi une mesure de bon sens, dans la mesure où elle permet de libérer des emplois pour les générations les plus jeunes qui souffrent de la précarité et du chômage alors que les plus âgés meurent au boulot !
 
 
C'est donc bien d'une vrai réforme progressiste dont a besoin notre pays contrairement à celle de Macron qui malgré "son jeune âge" en politique n'a que de vieilles idées dans la tête, formatée aux idées et exigences du capital !
 
 
Parmi les propositions communistes, la prise en compte des années d'étude et des années de chômage qui ne peuvent l'occasion de faire des trous dans les carrières qui prolongent l'âge de départ et réduisent le niveau des pensions perçues une fois la retraite atteinte.
 
 
Bien évidemment une telle mesure nécessite de prendre très au sérieux son financement. La cotisation sociale reste pour les communistes la base fondamentale de ce financement. Il y a aussi nécessité d'inscrire le financement complémentaire dans une autre logique économique fondé sur une autre utilisation des richesses créées et de l'argent.
 
 
Ainsi, l'augmentation des salaires et des pensions génèrera des recettes complémentaires, tout comme les créations d'emplois ou l'égalité salariale entre les femmes et les hommes. Les exonérations de cotisations  seront supprimées au profit d'une modulation de la cotisation sociale qui verra les entreprises qui créent des emplois et font des investissements écologiques une cotisation moindre alors que celles qui suppriment des emplois et spéculent verront leur cotisation augmenter. Enfin, il faudra soumettre à cotisation les éléments qui aujourd'hui y échappent : la participation, l'épargne salariale, les dividendes, les rachats d'actions et autres placements financiers.
 
 
De quoi financer sans douleur et sans crise, la baisse légal de départ en retraite et la hausse des pensions. Dans cet esprit, les régimes spéciaux loin de disparaître comme en r^vent les libéraux doivent être renforcés et élargis.
 
 
 

Publié dans Protection sociale

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