39ème congrès. Intervention de Jean Marc Durand au CN des 3 et 4 décembre.

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Tout d’abord, je voudrais remercier les camarades de la commission du texte pour le travail accompli. Ensuite quelques éléments de contexte :

 

  • Notre congrès se situe dans un temps d’accélération de la crise systémique ouvrant sur une période de grande instabilité et de graves dangers, la guerre guettant.

 

  • Dans le même temps les luttes montent d’un peu partout mais toujours de façon assez éparpillée, assez isolée, et pour tout dire renvoyant à la problématique du manque de débouchés.

 

Il nous faut donc accélérer le combat communiste, le combat pour le communisme et donc pour rendre visible et crédible notre projet. Bref avoir un parti à la hauteur.

 

C’est-à-dire, après l’arrêt de notre effacement, entrer dans une phase nouvelle de développement et de déploiement de nos idées, de notre démarche d’ensemble visant un dépassement réussi du capitalisme. Nous devons (re) prendre toute notre place dans la monde politique et plus globalement dans la société auprès de toutes celles et ceux qui ont intérêt à ce que cela change vraiment. Et à cela le projet de base commune apporte de vraies réponses en amenant des d’approfondissement de nos travaux du 38ème congrès. Pour autant, il y a encore besoin de plus affirmer la nécessité de travailler toutes les questions, tous les niveaux dans un même mouvement :

 

  • Sociétal et social ; l’un nourrissant l’autre en appelant des réponses qui font société,

 

  • National, européen et mondial tant les questions qui taraudent ces trois niveaux, s’interpénètrent et exigent des réponses qui visent un changement profond de civilisation.

 

C’est dire combien il y a besoin d’approfondir et d’enrichir nos propositions touchant à la maîtrise de l’argent (par exemple avec un fonds européen), aux pouvoirs d’intervention à tous les niveaux avec de nouvelles institutions (comme nous y invite le projet de SEF avec les conférences pour l’emploi…). Mais aussi la nécessité de pousser fort les questions touchant aux relations femmes-hommes, à la jeunesse, au 3ème âge ; comme celles concernant notre rapport à la nature et à l’environnement avec une question clé, celle de l’énergie.

 

Tout exige un PCF à l’offensive, déployé, pas frileux, et veillant comme jamais à son fonctionnement, son organisation ; autant de points d’appui pour améliorer notre efficacité, notre influence.

 

Et c’est à partir de cet effort de reconquête organisationnelle et idéologique, et dans l’action, que notre parti pourra regagner des élus et redevenir le véritable moteur d’une reconquête politique de toute la gauche. Il nous faut en effet sans doute veiller à sortir de logiques pouvant encore apparaître comme trop électoralistes participant finalement à nous ranger au rang de parti comme les autres aux yeux de nombreux électeurs potentiels.

 

C’est à la lumière de tout cela que nous devons préparer les prochaines élections européennes. Bataille d’idées et notre projet pour l’Europe doivent être le point de départ et le socle de notre campagne menant à une liste du PCF conduite par nous et ouverte au monde social. Le congrès devra préciser tout çà !

 

C’est de la sorte que nous participerons à construire un rassemblement à gauche capable de dépasser les impasses de la « Nupes » et que doit se concevoir notre rapport, notre apport au monde syndical avec des communistes pleinement engagés en son sein.

Publié dans 39ème congrès, PCF

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