Chili. L'héritage du général...par Pierre Cappanera

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Ça pourrait être le début d’une série Netflix… Après son décès en 2006, la famille de Pinochet a hérité d’une immense fortune basée principalement sur le fruit de la corruption.
 
 
Quand il est arrivé au pouvoir, Pinochet n’avait qu’une simple solde de général. A sa mort, on a découvert qu’il avait ouvert plus d’une centaine de comptes aux USA. Pinochet touchait un pourcentage sur les achats d’armements par l’Etat Chilien. L’autre source d’enrichissement a été les privatisations après 1973 au profit de la famille, des copains et des coquins.
 
 
La femme de Pinochet en a bénéficié directement en tant que propriétaire d’une grande compagnie de cars qui a prospéré avec la fin des chemins de fer. Madame Hiriart, la femme de Pinochet (en Amérique latine, les femmes ne perdent pas leur nom de famille quand elles se marient), est décédée à son tour en 2021.
 
 
Mais depuis, pas moyen d’ouvrir son testament. Pour qu’il soit ouvert, tous les témoins ayant signé le testament doivent être présents. Or il en manque une. Le témoin manquant, Maria Luisa Oettinger, elle-même femme de général, est une grande amie de la famille Pinochet.
 
 
L’Etat chilien demande à ce que lui soit restitué 17 millions de dollars. Ce n’est qu’une infime partie de ce que Pinochet a volé aux Chiliens, mais même ça, la famille ne veut pas le rendre. Pour récupérer l’argent de la corruption, le testament doit être ouvert.
 
 
La Justice chilienne vient de lancer un avis de recherche international de cette femme qui, en se cachant, empêche la restitution de 17 millions de dollar au Chili.
 
 
Avant la dictature, il n’y avait pas de corruption à ce niveau au Chili. Elle est apparue avec le régime militaire. Depuis elle continue à gangréner les plus hautes autorités militaires du pays. Les procès pour corruption sont nombreux. Plusieurs officiers de haut rang sont incarcérés.
 
 
Pierre Cappanera
 
 
 
 

Publié dans Amérique Latine

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