La présidence de l'Assemblée nationale volée par des tricheurs !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

400 personnes se sot mobilisés à la préfecture du Rhône pour que la Macronie respecte le verdict des urnes

400 personnes se sot mobilisés à la préfecture du Rhône pour que la Macronie respecte le verdict des urnes

 

Avec 220 voix, Yaël Braun-Pivet contre 207 à André Chassaigne, arrache le Perchoir à la faveur de magouilles et de tractations avec « Les Républicains ».

 

Les chiffres sont têtus, le Nouveau Front Populaire et ses alliés ont obtenu au 1er tour des législatives 9 880 000 voix (30,8% des exprimés) alors que la Macronie et ses alliés 7 047 000 (21,9% des exprimés). Avec le Front Républicain le Nouveau Front Populaire a obtenu 192 sièges et la Macronie 162 ! Le Nouveau Front Populaire termine cette élection largement en tête et logiquement aurait du voir son candidat commun au perchoir (André Chassaigne) l'emporter.

 

Mais la Macronie refuse de reconnaître sa défaite et surtout veut faire obstacle par tous les moyens à la politique de rupture avec le néolibéralisme de Macron, approuvée par les électeurs, avec les élus-es du nouveau Front Populaire.

 

Elle a magouillé et disons le clairement triché pour empêcher l'élection d'André Chassaigne au perchoir ! Il lui fallait se sauver à tout prix. Quitte à verser dans la tambouille. À l’issue des trois tours de scrutin pour désigner le président de l’Assemblée nationale, le camp présidentiel a réalisé un hold-up. Les députés ont réélu Yaël Braun-Pivet.

 

Comment ont-ils procédé ? Tout d'abord la veille du scrutin, Macron a réuni ses députés et a décidé de démissionné le gouvernement afin que les ministres démissionnaires puissent voter. Ces 17 ministres députés n'étant pas encore remplacés lors du vote n'auraient pas du voter selon la constitution. Le vote de ces 17 voix de ministres démissionnaires toujours en poste et donc non remplacés est un viol constitutionnel et notamment de la séparation des pouvoirs inscrite dans la Constitution.

 

Ensuite la candidate macroniste au Perchoir ne doit sa survie qu’à un deal d’arrière-cuisine avec « Les Républicains » (LR) dirigés par Wauquiez, qui l’ont aidé à battre le communiste et candidat commun du Nouveau Front populaire (NFP), André Chassaigne, qui a rassemblé 207 voix. « Honte à tous ces députés qui ont choisi une alliance de fortune, celle du camp présidentiel avec les droites. Leur politique est rejetée, mais ils veulent l’imposer. C’est un coup de force contre la démocratie », a réagi le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel.

 

Dès hier matin, la presse est à l’affût de la moindre rumeur pouvant donner une indication sur l’issue du scrutin. C'est le signe que ce 18 juillet est l’une de ces dates que l’Histoire retiendra. En coulisses les manigances se trament avec l’objectif de faire perdre la gauche, favorite pour le Perchoir car elle dispose du plus grand nombre de sièges après sa victoire aux législatives.

 

Les divers élus de droite rodent leur récit, à l’instar de François-Xavier Ceccoli, qui assure que « le pays ne peut pas être paralysé » par une victoire du NFP. Son collègue Philippe Gosselin dit ne « pas avoir envie de (lui) donner les clés de cette maison, car (il) n’oublie pas que le président de l’Assemblée nationale nomme aussi des membres du Conseil constitutionnel ». L’ancien ministre de Macron Guillaume Kasbarian. « Notre pays vit une période de grande instabilité. Nous vivons une crise économique, politique et institutionnelle avec un État impuissant. (…) Il faut donc un grand esprit de responsabilité pour éviter le pire. » L’accord de gouvernement demandé par la droite à la Macronie est en marche.

 

D’après l’Opinion, la tête du groupe LR, Laurent Wauquiez, a réalisé le braquage du siècle : troquer sept postes, dont deux vice-présidences, la présidence de la commission des Finances et un poste de questeur, contre le soutien de ses 46 députés à la candidature macroniste. Quelle honte !

 

Le Palais Bourbon est suspendu aux combines : vont-elles suffire aux macronistes pour sauver leur peau ? Les bruits sont insistants, irritant nombre de parlementaires. Comme le régionaliste du groupe centriste Liot Paul Molac : « Si c’est un macroniste au Perchoir, ça voudra dire qu’on fait comme s’il n’y avait pas eu d’élections législatives. Ce serait un très mauvais signal envoyé aux deux tiers des Français. »

 

  • A l'issue du 1er tour, avec 200 voix, André Chassaigne devance le lepéniste Sébastien Chenu (142 voix) et Yaël Braun-Pivet (124). C'est une nouvelle démonstration que le Nouveau Front Populaire est bien le vainqueur des dernières législatives et que la Macronie a été battue sévèrement et doit la présence de nombreux de ses députés que grâce au front républicain qui a vu au second tour de très nombreux électeurs de gauche voter pour les faire élire, afin de faire barrage à l'extrême droite.

 

Le LR Philippe Juvin (48) et la députée Horizons Naïma Moutchou (38) dans la combine présidentielle organisée, se retirent en faveur de la macroniste pour le second tour. Ils devront expliquer à leurs électeurs pourquoi ils se sont présentés comme des adversaires résolus de la Macronie lors des législatives et 15 jours après sont devenus ses alliés !

 

Le candidat du groupe Liot Charles de Courson (18) se maintient pour le second scrutin. « Nous appelons tous ceux qui ont déjà fait barrage républicain dans les urnes ou qui en ont bénéficié de se reporter vers André Chassaigne, qui va permettre d’apaiser le débat », plaide l’écologiste Léa Balage El Mariky.

 

  • A l'issue du deuxième les résultats sont les suivants : Yaël Braun-Pivet (210), André Chassaigne (202), Sébastien Chenu (143) et Charles de Courson (12). Ce dernier retire sa candidature et ouvre une voie à la victoire d’André Chassaigne, lequel a 8 voix de retard. En cas d’égalité, le communiste, plus âgé, l’emporterait.

 

  • A l'issue du 3ème tour, Yaël Braun-Pivet est annoncée gagnante. Elle récolte 13 voix de plus que son principal adversaire. Par rapport au second tour, elle gagne 2 voix RN et 11 voix de droite, alors qu'André Chassaigne ne gagne que 5 voix.

 

Aussitôt André Chassaigne réagit « Nous serons dans l’Assemblée les défenseurs du pouvoir législatif qui ne doit pas être la courroie de transmission de quelque exécutif que ce soit. Le vote des Français a été volé par une alliance contre nature. Que les députés LR qui ont permis cela se déclarent dans l’opposition est malsain et nauséabond. »

 

La macroniste Yaël Braun-Pivet  qui fut vilipendée pour ses innombrables coups de force rempile donc, comme si les Français n’avaient pas voté. Macron va tenter désormais de s’appuyer sur ce résultat pour empêcher l’arrivée de la gauche au pouvoir. Celle-ci n’a pourtant pas dit son dernier mot et va s'appuyer sur les mobilisations citoyennes comme cela fut le cas hier devant les préfectures du pays à l'appel des syndicalistes, des associations, des partis politiques de gauche et de la société civile.

 

Devant un pouvoir détenu par des voleurs et des tricheurs, l'issue est dans la force de l'intervention citoyenne, du mouvement populaire pour faire respecter le verdict des urnes et mettre en oeuvre une nouvelle politique qui réponde aux immenses attentes sociales, écologiques, économiques et démocratiques.

 

Les cheminots CGT prennent la parole au rassemblement du 18 juillet pour exiger le respect du verdict des urnes avec l'exigence que le fret ferroviaire reste public et se développe.

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