Macron fait des "poses politiques" dans "sa Trêve olympique" qui commence très mal !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Macron fait des "poses politiques" dans "sa Trêve olympique" qui commence très mal !

Macron en grande difficulté dans la situation politique qu'il a lui même créée, a demandé une "Trêve olympique" comme si la lutte des classes prenaient des congés ! Pour lui pourtant sa "Trêve" commence fort bien avec une soirée dorée la veille des JO avec une réception de chefs d’État au Louvre. Il ne se prive de rien pour redorer son blason et pour rassurer les multinationales et les marchés financiers échaudés avec la proposition de Lucie Castets comme 1ère ministre par le Nouveau Front Populaire vainqueur des législatives.

 

Macron a reçu ces dizaines de dirigeants pour parler sport et éducation. Quelques heures plus tôt, il tentait de rassurer Elon Musk et les grands patrons mondiaux. Il a donc prit part à un dîner fastueux organisé par le comité international olympique (CIO) au Louvre, ce 25 juillet, en compagnie de nombreux chefs d’État. C'était sa cérémonie personnelle d'ouverture des jeux !

 

Cette réception mondaine (un rituel institué par le Président du CIO Thomas Bach en 2014 à chaque veille de JO), était centrée sur le sport, la santé et l’éducation. Elle se tenait dans la Pyramide du Louvre, le lieu le plus emblématique de l’institution, et avec le concours du chef Alain Ducasse pour la confection du menu.

 

Officiellement, l'objectif était de « mettre le sport et ses bienfaits au cœur de nos sociétés et de nos politiques publiques ». Mais avec 500 convives, dont le couple royal d’Espagne, de nombreuses têtes couronnées européennes, et une cinquantaine de chefs d’État ou de gouvernement, ce repas servit surtout Macron comme une vitrine reluisante alors qu'il est à la plus grande peine dans le pays.

 

La période Olympique que le président, adepte des coups diplomatiques, veut dissocier de la bataille politique qui traverse la France et n'est pas prête de s'arrêter malgré les JO.  Macron le sait alors il profite de tout ! « Ces Jeux seront un moment d’unité et de communion nationale, mais aussi de communion internationale », continue de dire les "Macronistes", en dépit de la dissolution de l’Assemblée et de la bataille de classes qu’elle a engendrée.

 

Pour Macron, pas question que cette bataille politique pour une issue à la crise conforme au verdict des urnes ne télescope les JO, événement sportif mondial. Certes, Il pourra difficilement capitaliser sur cette quinzaine et la présence de caméras venues du monde entier, pour sauver son quinquennat, comme c’était prévu. C'est pour cela qu'il va tenter de profiter de l’occasion historique pour se remettre au centre du jeu conformément à sa nature narcissique. Ce n’est donc pas un hasard, s'il enchaîne les rendez-vous diplomatiques, tout en insistant sur la « trêve politique » qu’il voudrait voir respecter par les autres !

 

Après sa réception au Louvre, il accueillera les 110 chefs d’État et de gouvernement qui doivent assister à la cérémonie d’ouverture, à l’Élysée. Il devrait également multiplier les échanges bilatéraux plus ou moins officiels avec des responsables de hauts rangs, en visite dans la capitale. Monsieur s'offre ainsi des poses personnelles dans sa fameuse "Trêve" !

 

Un rôle de diplomate que Macron, très actif au plan international, affectionne. On ne compte plus ses initiatives plus ou moins heureuses qui lui auront permis d'apparaître en diplomate. Mais dans la situation politique française actuelle, la réalité n’est jamais loin. Et la parenthèse "dorée" pourrait vite se transformer en cauchemar.

 

D'autant que le Parti socialiste a interpellé le Conseil d’État, s’inquiétant de certains actes réglementaires, notamment une série de nominations, qui, à ses yeux, « excèdent les prérogatives du gouvernement » démissionnaire et « le cadre des affaires courantes ». Jusqu’à ce jour sous la Ve République, un gouvernement démissionnaire n’est jamais resté en place plus d’une dizaine de jours.

 

Cela se déroule « en dehors d’une session parlementaire » qui permettrait aux députés d’exercer « un contrôle efficace », et au moment où les JO et les congés peuvent « perturber » le fonctionnement des institutions, souligne Olivier Faure. Estimant que le Conseil d’État va être amené à « jouer un rôle fondamental qui, toute proportion gardée, peut être comparé à celui assumé au cours de l’état d’urgence », Olivier Faure demande si des moyens « en conséquence » ont été mobilisés « afin d’assurer un contrôle en temps réel des décisions prises ».

 

Avant de recevoir les chefs d’État et de gouvernement au Louvre, Macron s’est surtout employé, quelques heures plus tôt, à « rassurer » les patrons de grands groupes mondiaux autour d’un déjeuner. L’occasion de leur parler business… de ses projets politiques et peut-être de Lucie Castets...

 

Étaient présents : Elon Musk, James Quincey (Coca-Cola), Joe Tsai (Alibaba), Brian Chesky (Airbnb), ou Shou Zi Chew (TikTok). Mais également Jaz-Yong Lee (Samsung) Aditya et Lakshmi Mittal (ArcelorMittal), Neal Mohan (YouTube), et les Français Bernard Arnault (LVMH), Nicolas Namias (BPCE), Alexandre Bompard (Carrefour) et Sébastien Bazin (Accor). Que du beau monde dont certains ont décroché ces derniers jours une bonne place dans le classement des milliardaires mondiaux. On peut encore le constater, les JO de Paris et la "Trêve Macron" ne comptent pas beaucoup pour ce capitalisme. Seul le fric compte et pour cela Macron est leur dévoué !

 

Il aurait pris soin d’expliquer à ces grands patrons, « les choix qui ont été les siens, avec notamment la dissolution » et les a « invités à continuer à investir dans notre pays. » Le tout, en leur laissant entendre que sa politique néolibérale ne serait pas détricotée dans les mois à venir. Comme si la "Trêve dorée" pouvait durer. Bluff ou pas ?

 

Sources AFP - HuffPost

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