Place à la RUPTURE ! Déclaration des retraités CGT de la métallurgie
La mobilisation citoyenne a réussi à déjouer tous les scénarios catastrophes préparés depuis l’Élysée. Emmanuel Macron organise le chaos pour dérouler le tapis rouge au Rassemblement National.
Une aspiration au renouvellement a émergé dans cette dynamique populaire. La gauche est en situation de cohabitation avec Emmanuel Macron. Jusqu’au bout, le président essaiera d’empêcher une politique de justice sociale, avec la complicité du patronat. Il continuera à jouer les pyromanes.
La gauche avec le Nouveau Front Populaire a su s’unir sur un programme de RUPTURE avec le macronisme malgré des divergences fortes. La majorité des syndicats et des associations de gauche CGT et CFDT en tête, ont pris leurs responsabilités en appelant à barrer la route de Matignon à l’extrême droite.
La clarté des désistements a contribué à battre en brèche la stratégie du « ni, ni » de la Macronie. La droite et le centre ont été forcé de reconstruire un barrage républicain, même fragile. Les électeurs ont pris leurs responsabilités. Le peuple français a réaffirmé que notre République, ce n’était pas l’extrême droite.
Les exigences sociales doivent être entendues. La CGT scrutera de près les contenus sociaux du prochain exécutif. À commencer par l’abrogation de la réforme des retraites, l’augmentation du SMIC, des salaires et des retraites. C’est un point majeur.
L’opposition à cette réforme a pesé lourd dans ce scrutin. Grâce à la pugnacité des organisations syndicales, nous avons déjà gagné l’abandon de la réforme de l’assurance-chômage.
Ce n’est pas une petite victoire. La CGT veut des réponses claires sur : l’augmentation des salaires, du point d’indice des fonctionnaires et des retraites et pensions. Le Smic à 1 600 euros net (2000€ brut) était dans le programme du NFP. Cela correspond aux revendications de la CGT. Un calendrier doit préciser sa mise en œuvre. L’indexation des salaires et des retraites est un impératif, car le RN prospère sur le déclassement du travail et la misère chez les retraités. Enfin, des moyens doivent être débloqués pour nos services publics.
Il faut une autre répartition des richesses. Le patronat doit passer à la caisse et c’est là qu’intervient la justice fiscale. La CGT attend des actes forts et rapides, notamment dans les luttes sociales en cours. L’avenir des centrales de Cordemais et Gardanne, mais aussi de la papeterie Chapelle DARBLAY, doit être garanti. La CGT réclame un moratoire sur les licenciements en cours.
Les aides versées aux entreprises doivent être remises à plat et conditionnées sous contrôle du parlement. Le septennat d’Emmanuel Macron a été extrêmement profitable aux grandes entreprises. Elles ont bénéficié d’au moins 60 milliards de cadeaux supplémentaires en termes de baisse d’impôts et profitent chaque année de 170 milliards d’aides sans condition, ni contrepartie.
Le pays est fracturé.
Le futur gouvernement doit être composé de personnalités qui rassemblent, il doit se donner les moyens de durer et il doit répondre aux exigences sociales du monde du travail. « Nous avons besoin d’une gauche de RUPTURE en capacité de gouverner et d’apaiser le pays. »
Le RN et ses alliés ont recueilli plus de 10 millions de voix. Le vote d’extrême droite progresse inexorablement dans le salariat. Nous sommes en sursis d’une arrivée du RN au pouvoir. La CGT a alertée, souvent seule, de la progression de l’extrême droite chez les travailleurs. On ne pourra pas lutter contre le racisme sans lutter contre l’antisémitisme, car comme toutes les discriminations, ils prennent des formes distinctes mais ont des ressorts communs.
Attention à ne minimiser ni l’un ni l’autre de ces fléaux et à surtout cesser de les mettre en opposition. Les actes racistes et islamophobes ont explosé ces dernières semaines sur les lieux de travail.
Pour les retraités de la Métallurgie, il est nécessaire de se donner les moyens du combat en renforçant la CGT, dans les entreprises avec des sections retraités(es) en lien avec les actifs, en améliorant la qualité de vie de nos syndicats et sections avec un taux de cotisations à 1 % des salaires et retraites, complémentaires comprises.
Préparons des assemblées générales de rentrée fortes fin août et début septembre !
Soyons très fiers du déploiement de la CGT depuis l’annonce de la dissolution. Plus de 3 000 adhésions réalisées. La CGT aurait pu agir comme d’autres, en faisant primer ses intérêts électoraux, et ne pas affronter certains salariés.
De nombreuses circonscriptions ont été gagnées à une poignée de voix. Sans l’investissement de la CGT, le résultat des urnes aurait été différent. Nous sommes restés fidèles à notre histoire. À chaque fois qu’une menace fasciste planait, la CGT a pris ses responsabilités. Nous avons tenté d’être à la hauteur de l’héritage de Benoît FRACHON, Georges SEGUY, Martha DESRUMAUX et Henri KRASUCKI.
L'UFR Métallurgie Montreuil Le 15 juillet 2024
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