Trump insiste pour "récupérer" le montant de l'aide fournie à l'Ukraine

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Trump insiste pour "récupérer" le montant de l'aide fournie à l'Ukraine
 
Trois ans après le début de l'offensive russe en Ukraine, le président Trump souhaite désormais "récupérer" le montant de l'aide fournie à l'Ukraine jusqu'ici. Il a à nouveau martelé cette exigence samedi alors que le conflit entre dans sa quatrième année dans un contexte de détente entre Washington et Moscou.

 

Alors que se cherche une voie pour la paix, les alliés européens des USA se mobilisent à l'occasion du troisième anniversaire du début du conflit le 22 février 2024. Macron sera ce jour-là à Washington et l'espagnol Pedro Sanchez à Kiev, tandis que Londres annoncera de nouvelles sanctions contre Moscou. Il règne pour le moins une grande incompréhension sur ce que veulent les uns et les autres.
 

Depuis son entretien téléphonique avec Poutine le 12 février, le locataire de la Maison Blanche a mis en oeuvre la position qu'il a annoncée pendant sa campagne électorale, à savoir créer les conditions d'un retour à la paix le plus vite possible. Personne ne peut donc être surpris. Même s'il reprend les arguments du Kremlin sur la responsabilité des autorités ukrainiennes et qualifie même Zelensky de "dictateur".

 

"On demande des terres rares et du pétrole, n'importe quoi qu'on puisse obtenir", a lancé encore samedi le président américain au grand rassemblement annuel des conservateurs, près de Washington.

 

"Ils veulent nous soutirer 500 milliards" de dollars, a de son côté accusé, le même jour, auprès de l'AFP une source ukrainienne, assurant que l'Ukraine avait proposé "des modifications et de manière constructive" au projet d'accord sur les minerais soumis par Washington. Zelensky comprend que la signature d'un tel document est "cruciale", a quant à lui commenté l'émissaire américain Keith Kellogg, qui vient de se rendre à Kiev.
 

Car sur le terrain, la situation reste très difficile pour l'Ukraine, face à l'armée russe, qui progresse ces derniers mois dans l'Est. Une attaque russe à Kostiantynivka, un important bastion ukrainien dans l'est, a fait samedi un mort. Et Kiev a été touchée dans la nuit de samedi à dimanche par une attaque qui a fait des dégâts dans plusieurs quartiers.
 

L'Assemblée générale de l'ONU se réunit lundi pour le troisième anniversaire du conflit, Washington a proposé un projet de résolution qui ne mentionne pas le respect de l'intégrité territoriale de ce pays. "Une bonne idée", a réagi l'ambassadeur de Russie aux Nations unies Vassili Nebenzia. Ce texte est un appel à "une fin rapide du conflit" et à "une paix durable", une formulation très éloignée des précédentes résolutions de l'Assemblée qui maintenaient une position guerrière.

 

Le secrétaire d'Etat, Marco Rubio, a exhorté les Etats membres de l'ONU à voter cette nouvelle résolution "historique" afin de "tracer un chemin vers la paix", cependant que Trump jugeait que l'Ukraine n'avait "aucune carte en main" et que la présence de Zelensky à des négociations avec la Russie n'était "pas importante".

 

Désarçonnés par le dialogue américano-russe, les pays européens les plus engagés avec l'Ukraine dans ce conflit, cherchent à s'y opposer, craignant que Trump ne mette fin à la guerre à des conditions favorables à Moscou sans fournir de garanties de sécurité à Kiev et à l'Europe. C'est le moment de "serrer la vis contre la Russie de Poutine", a plaidé le britannique Lammy, annonçant que Londres dévoilerait lundi un "important train de sanction" contre Moscou.

 

Le 1er ministre Starmer, qui s'est entretenu avec Zelensky et Ursula von der Leyen, se rend à Washington jeudi. Il y sera précédé par Macron. "La sécurité des Français et des Européens, c'est important". La Russie est "surarmée" et "continue de se surarmer", va dire Macron à Trump. Il veut "accélérer encore notre réarmement et renforcer plus vite nos capacités", a expliqué Lecornu. "On ne peut pas imposer la paix de l'Ukraine", a rappelé l'espagnol Pedro Sanchez, rejetant "la loi du plus fort" et "la loi du Far-West". Merz, le chef de file des conservateurs allemands, a quant à lui estimé que l'Europe devait être "assise à la table principale" et "défendre" ses intérêt vis-à-vis de la Russie et de la Chine, "y compris si nécessaire en s'opposant aux Etats-Unis".

 

L'Ukraine et les Européens ont préparé un projet de résolution à l'ONU qui insiste sur la nécessité de "redoubler" d'efforts diplomatiques pour que le conflit se termine "cette année" et réitère les précédentes demandes de l'Assemblée générale d'un retrait immédiat et inconditionnel des troupes russes.

 

Sources : BFM - AFP

Publié dans Ukraine, Paix

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