Gratuité des transports en commun une idée séduisante et pertinente !
Le métro lyonnais, les militants communistes de Pierre-Bénite diffusent un tract sur la gratuité et font signer leur pétition
La pré-campagne pour 2026 a pris un coup d’accélérateur. La voilà même enfin sortie des polémiques sur les bouchons et travaux de Lyon et ailleurs. Grâce à l'action des communistes qui depuis plusieurs semaines agissent avec les citoyens-nes pour obtenir la gratuité des transports en commun dans la métropole de Lyon.
La mobilisation des communistes pour la gratuité des transports...
Cette exigence est présente dans le paysage des transports publics, voulue par la gauche depuis longtemps et relancée par les communistes, suivis par Nathalie Perrin-Gilbert et très surprenant, par Jean-Michel Aulas l'ancien président de l'Olympique Lyonnais. Repoussée par les écologistes, cette exigence légitime des usagers des transports en commun prend donc de la force.
L’ancien patron de l’O.L, qui semblerait vouloir se présenter aux municipales de 2026 a t-il fait un virage tactique à gauche ? Il propose une convention avec le Sytral pour permettre aux Lyonnais gagnant moins de 2500 € par mois de voyager gratuitement. Ce qui exclut une grande partie des classes dites moyennes. Cette proposition a aussitôt été traitée de démagogiques par les écologistes, alors qu'il aurait fallu répondre "chiche" pour rester en phase avec les idées de gauche. D'autant que des villes ont adopté le libre accès aux transports en communs, avec des résultats remarquables tant économiques que sociaux et écologiques, notamment à Dunkerque et Montpellier.
Bien évidemment, la question du financement est majeure, mais elle ne peut être à chaque fois, portée comme un étendard à la gratuité des transports. Il s’agit là d’un choix politique de gauche comme un autre. D’autres villes l’ont ainsi lancée avec succès, et en élargir le spectre lyonnais ne saurait être balayé d’un revers de main.
Le président de la Métropole, Bruno Bernard, demeure catégorique sur le sujet : trop coûteux, trop pénalisant pour poursuivre les investissements lancés et la programmation des nouvelles lignes de tramway. Un argument surprenant qui oppose le progrès social et écologique à l'investissement, alors que ce dernier est assuré par "les avances" bancaires (emprunts) dont il faut exiger les meilleurs conditions possibles notamment des taux d'intérêt à zéro% voire proche et des remboursements à très long terme.
Aujourd'hui la métropole emprunte 400 millions par an, il s'agit d'une dette utile qui de fait n'est pas inquiétante contrairement à l'avis de la Chambre régionale des comptes qui roule surtout pour les banques ! L'exigence populaire doit s'affirmer pour que les banques ne profitent pas de l'aubaine pour se faire des profits gigantesques avec des taux d'intérêts insupportables !
Il ne faut pas avoir peur de la dette qui immobilise conduisant à la régression, en ce sens, Il serait intéressant que la commission censée plancher sur le sujet au sein de la Métropole soit activement relancée.
Étendre le réseau et libre accès : un choix de classe !
Concernant toujours le financement, il est possible d'augmenter la contribution des entreprises aux transports de leurs salariés, car ceux-ci ne l'oublions pas, sont d'abord des usagers pour se rendre et revenir de leur travail ! Aujourd’hui, les recettes dues aux usagers sont de l'ordre de 300 millions €, soit un tiers des recettes annuelles du réseau.
Cela représente 35€ supplémentaires par an (3€ par mois), pour chacun des 863 000 salarié que compte la métropole. Cette somme devrait être prise en charge par les entreprises sans que cela nuise à leur santé économique d'autant que l'entreprise doit faire plus de social tout en apportant sa contribution à la lutte contre le réchauffement climatique et pour la qualité de l'air ! Cette fois encore, il faut faire un choix politique : le social et l'écologie ou le capital !
La gratuité des transports est une idée très séduisante et intéressante, socialement et écologiquement pertinente et a fait ses preuves ailleurs, elle est possible aussi par le modèle lyonnais d’aujourd’hui. La contribution des entreprises aux mobilités, est loin d'être au maximum, là est la source de ressources nouvelles.
Il faut donc choisir : le capital ou faire du social écologique en ouvrant largement les portes du métro tout en continuant à investir pour étendre le réseau. Un choix de classe fidèle aux valeurs de gauche !
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