Appel pour de nouveaux États Généraux de la Culture

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Ferments essentiels de la démocratie, les politiques publiques de la culture sont furieusement attaquées par les intégristes du libéralisme, les fanatiques du marché et l’extrême droite. 

 

Toutes ces attaques se heurtent à la vitalité et à la diversité d'une création artistique toujours vivace dans le pays et aux résistances du mouvement culturel, social et citoyen.

 

Il n’y a pas d’épanouissement humain possible sans le geste de création humaine qu’il faut protéger, encourager et partager. Nous refusons qu’on nous prive de notre pouvoir imaginaire, de la puissance de la rencontre, des ressources du langage, de notre capacité à nous découvrir semblables et singuliers.

 

Nous voulons contribuer à faire vivre dans la société un mouvement qui réunisse les citoyennes, les citoyens avec les créatrices et les créateurs, avec les acteurs sociaux et politiques, pour mettre à l’ordre du jour une grande ambition culturelle.

 

Dans une humanité en crise, la culture est plus que jamais le feu dont nous avons besoin.


SIGNEZ L'APPEL SUIVANT 

 

Nous décrétons l’état d’urgence culturelle.  

 

Ferments essentiels de la démocratie, les politiques publiques de la culture et laudiovisuel public sont furieusement attaquées par les intégristes du libéralisme et les fanatiques du marché, avec une volonté d’accaparement. Elles le sont aussi par l’extrême droite qui cherche à installer son horizon populiste, nationaliste, autoritaire, masculiniste ou encore xénophobe. 

 

Face à cela nous voulons faire vivre dans la société un mouvement qui réunisse les citoyennes, les citoyens avec les créatrices et les créateurs, les journalistes, avec les acteurs sociaux et politiques, pour mettre à l’ordre du jour une grande ambition culturelle. 

 

L’état des lieux 

 

Les budgets ministériels sont indigents et ceux des collectivités sont massivement ponctionnés. Les moyens de laudiovisuel public sont constamment rognés et les tentatives d’en réduire le périmètre se multiplient. Dans le prolongement dune interminable phase de crise, cest un grand plan de licenciement et de privation du droit à la culture qui se met en œuvre dans le pays.

 

Mais le danger nest pas uniquement budgétaire. Il sexprime aussi par la volonté de plus en plus avouée de détruire les politiques culturelles, afin de faire place nette aux logiques marchandes, emballées dans du marketing et des faux-semblants. Il sexprime par la volonté mise en actes dimposer une culture dominante au rabais, niant la vitalité populaire et conçue pour asservir. Il sexprime par des logiques de surproduction de contenus, déjà décuplées par les mésusages de lintelligence artificielle générative, qui font tourner la machine à clics et à cash, tout en occupant le temps et les cerveaux humains. Il sexprime enfin par la volonté d’une main-mise sur l’indépendance de laudiovisuel public alors même que la concentration financière des médias privés est croissante.

 

Mais toutes ces attaques se heurtent à la vitalité et à la diversité d'une création artistique toujours vivace dans le pays et aux résistances du mouvement culturel, social et citoyen. 

 

Le choix 

 

Dans une humanité en crise, la culture est moins que jamais un luxe, elle est le feu dont nous avons besoin. 

 

Dans cette bataille culturelle, nous refusons de nous en remettre au seul marché. « Un peuple qui abandonne son imaginaire culturel à l'affairisme se condamne à des libertés précaires », proclamait déla déclaration des Etats généraux de la Culture impulsés par Jack Ralite en 1987. Cest pourquoi nous combattons la réduction des moyens et la destruction dune véritable ambition démocratique et républicaine pour la culture. Nous ne prenons pas acte. Nous revendiquons une nouvelle place pour la culture dans laction publique : en son cœur.  

 

Il ny a pas d’épanouissement humain possible sans le geste de création humaine quil faut protéger, encourager et partager. Nous refusons quon nous prive de notre pouvoir imaginaire, de la puissance de la rencontre, des ressources du langage, de notre capacité à nous découvrir semblables et singuliers. Autant de choses si indispensables à vivre, à être libres, et à inventer lavenir. Ce que nous défendons, en somme, cest la dignité humaine.  

 

L’action 

 

Nous voulons installer un rapport de forces favorable à la création, aux arts, à l’éducation populaire, au service public, à la liberté et au pluralisme des médias… Nous souhaitons que la jeunesse et la population puissent avoir accès largement aux œuvres et aux pratiques artistiques.

 

Nous lançons un appel à toute la société pour changer le cours des choses et empêcher le sacrifice insensé qui se profile.  

 

Nous voulons que les enjeux culturels simposent dans les débats qui sannoncent à l’occasion des échéances politiques locales et nationales à venir, mais notre ambition va bien au-delà, car nous savons que la culture est la condition du politique : nous voulons restaurer la possibilité de la rencontre, nous voulons faire grandir le goût de la liberté et du partage, nous voulons faire place aux dynamiques d’émancipation.

 

C’est pourquoi nous appelons à un foisonnement dinitiatives qui composeront de nouveaux États généraux de la culture, de la création, des arts, de l’éducation populaire et des médias ! Des États généraux de notre temps, en prise avec ses défis considérables. Des États généraux ouverts à toutes et tous, artistes, travailleurs et travailleuses de la culture, collectifs et structures, citoyennes et citoyens.

 

Nous proposons à tous ceux et celles qui partagent cette inquiétude, cette conviction, cet espoir, de signer cet appel. Nous leur proposons de semparer de ce label : Les nouveaux États généraux de la Culture, des arts, de la création, de l’éducation populaire et des médias ! Nous proposons dengager une démarche ouverte, visible, sonore, où l’ambition culturelle se débat, se pense et sagit ensemble. 

 

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