Devant 3000 personnes, Sophie Binet affirme que le sauvetage de la verrerie de Vergèze est encore possible...

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Sophie Binet de la CGT prend la parole devant 3000 personnes

Sophie Binet de la CGT prend la parole devant 3000 personnes

 

Pour sauver la verrerie Owens-Illinois après le scandale Perrier, près de 3 000 personnes ont manifesté jeudi 3 juillet, à Vergèze. La CGT a annoncé la piste d’un potentiel repreneur.

 

A Vergèze, une marée rouge monte devant le portail de la Verrerie Owens-Illinois. "On préfère l'appeler de nouveau la Verrerie du Languedoc vu que O-I ne veut plus de nous", corrige Yohann Goupille, délégué CGT de l'usine. "Comme lors de la manifestation du 1er mai, on cherche à créer le rapport de force pour faire pencher la balance de notre côté".

 

3 000 personnes sont présentes pour soutenir les 164 verriers menacés de licenciement. Un rassemblement auquel participe la secrétaire générale de la CGT Sophie Binet

 

Sophie Binet : "nous avons trouvé un repreneur sérieux"

 

"Aujourd'hui, les salariés de la verrerie sont en grève et ils sont soutenus par 3 000 militants venus de toute la région, et même de toute la France car des verriers des Vosges, de Gironde et de Picardie sont présents.

 

Notre message est simple : la CGT ne laissera pas fermer la Verrerie du Languedoc. Ses difficultés sont liées à sa financiarisation, au fait que son propriétaire Owens-Illinois n’a rien investi dans l'usine, et que les trois principaux verriers qui occupent le marché français se sont mis d'accord pour augmenter leurs prix et leurs marges.

 

À cause de cette stratégie, 35 % des bouteilles consommées en France sont fabriquées à l'étranger" dénonce Sophie Binet. "Nous travaillons à des propositions, nous avons trouvé un repreneur sérieux, prêt à investir dans l'usine. Mais pour cela, il faut d'un côté que O-I vende au lieu de licencier, et que Nestlé s'engage à garantir les volumes chez Perrier, car ce n'est pas aux salariés de payer le scandale de l'eau minérale naturelle".

"Ce rassemblement nous donne de la force pour négocier le Plan Sauvegarde de l'Emploi. On s'attendait à avoir des pistes de reprise fin juin, mais avec les problèmes chez Perrier, on aura certainement des réponses à la rentrée. La Loi Florange oblige O-I a cherché un repreneur d'ici le 31 octobre, la date de fin du PSE, et nous avons obtenu qu'il n'y ait aucun licenciement d'ici le 2 janvier en cas de fermeture" détaille Yohann Goupille. D'ici là, de nouvelles actions devraient voir le jour : "on s'organise pour faire d'autres choses, ces gens-là ne connaissent que le bâton, donc on est obligé de le sortir".

 

 

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