Intervention d'Evelyne Ternant au CN du PCF sur les municipales 2026

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Intervention d'Evelyne Ternant au CN du PCF sur les municipales 2026

Le chapeau du livret doit être renforcé et porter notre vision politique sur la commune, ses fonctions, son mode de financement pour diverses raisons  :

 

  • elle est en effet le premier échelon de la démocratie et du contact des citoyen.ne.s avec les affaires publiques ;
  • elle peut apporter un soutien précieux aux mobilisations locales pour la défense de l’emploi, de l’ environnement, non seulement en solidarité active mais pour contribuer à dégager des solutions alternatives à celles proposées par le capital ;
  • elle peut jouer un rôle important en matière de solidarité internationale, et atténuer les déficiences de la diplomatie  française : par exemple, le pavoisement de la mairie de Besançon avec le drapeau palestinien, que le préfet à ordonné de retirer, sur saisine de la droite, a rencontré un large soutien dans les quartiers populaires.
  • Elle est malmenée par une recentralisation et une perte d’autonomie financière : nous ne devons pas fuir la question de la fiscalité locale, ni la question du financement, émancipé des marchés financiers, car cela fait partie du fond commun politique sur les élections municipales. Les interventions de Patricia et Jean-Marc l’ont bien évoqué.


 

Les élections municipales comportent bien entendu des spécificités locales, et chaque campagne sera différente, mais elles sont aussi traversées par tout un ensemble de problématiques communes, sinon il n’y aurait pas besoin d’un livret national : nous travaillons ici la réflexion nationale du PCF pour les municipales. Cette réflexion devrait aussi inclure quelques pistes sur notre vision de l’organisation territoriale, et les rapports communes / intercommunalités/ département /régions.

 

C’est précisément pourquoi le livret municipal ne peut pas se réduire à une juxtaposition de contributions des commissions, aussi nécessaires soient -elles. Il doit les mettre en cohérence dans le cadre d’une vision politique d’ensemble sur les enjeux de ces élections : le livret engage la direction nationale, mais la méthode retenue ne lui permet pas d’assurer cette responsabilité. Je partage totalement les critiques de Jonathan.

 

J’ai des remarques sur deux parties thématiques : les services publics et économie-emploi.


1-Sur les services publics


On est surpris de voir que la question de l’élargissement des services publics est focalisée sur le maintien du petit commerce, même si je suis très favorable à des initiatives sur ce sujet. Patricia l’a très bien dit, le petit commerce, même soutenu, ce n’est pas le service public. Or, les enjeux d’élargissement des services publics sont très importants dans les communes.
 

  • Il y a d’abord la reconquête contre la marchandisation des services, c’est à dire la régie publique, au lieu de la délégation de services publics, qui ne me paraît pas assez affirmée, pour l’eau, l’assainissement, les transports, avec l’aide de services publics nationaux pour le faire. Dans le domaine de l’eau, notre camarade Christophe Lime est président de l’association France eau publique qui aide précisément les communes dans cette reconquête.
  • Il y a aussi le soutien aux centres de santé, où le personnel médical est salarié, même si c’est la compétence des départements.
  • Il y a l’importance des CCAS, que la droite voudrait rendre facultatifs, dans la continuité de la scandaleuse chasse aux pauvres qui la caractérise !  C’est une bataille politique nationale qu’il faut mener à ce sujet. Sylvie l’a rappelé, c’est vital pour les populations fragiles, en particulier pour la dépendance des personnes âgées, avec des situations de détresse des personnes âgées sans moyen pour intégrer une institution, qui ne peuvent compter que sur les services à domicile organisés par le CCAS.
  • Il y a d’énormes besoins pour la petite enfance, pour un périscolaire de qualité qui aide à réduire les inégalités sociales.
  • Enfin, font partie du service public la question des tarifs, c’est-à-dire l’accessibilité aux services publics, qu’il s’agisse des cantines, des crèches, de la piscine, du club sportif ou du théâtre.


2) Sur l’économie et l’emploi

 

Il est dit : Si les municipalités n’ont pas vocation à rouvrir des usines ou diriger des groupes nationaux, elles peuvent toutefois prendre des initiatives pour maintenir ou relancer l’activité économique d’un territoire »
 

C’est une vision minimaliste de ce que peuvent faire les intercommunalités en matière économique : la question est celle de la construction d’un rapport de force pour mettre en difficulté les décisions du capital qui désertifient les territoires. La lutte des classe a une dimension territoriale, et la création d’institutions territoriales nouvelles qui associent les acteurs économiques, les syndicats, les élus, pour mettre en débat, valider des projets d et développement locaux et mobiliser de financements est tels que les CESEL, évoqués par Denis, est une véritable innovation économique, sociale, écologique qu’il faut mettre en valeur dans le livret.


 

Publié dans PCF, Municipales 2026

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