Unité à gauche : plusieurs avis pertinents à connaître...

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Laurent Brun, Marie-Claire Cailletaud et Michel Katchadourian
Laurent Brun, Marie-Claire Cailletaud et Michel Katchadourian
Laurent Brun, Marie-Claire Cailletaud et Michel Katchadourian

Laurent Brun, Marie-Claire Cailletaud et Michel Katchadourian

 

Celui de Laurent Brun...

 
Un.e candidat.e unique à gauche aux présidentielles ça veut dire quoi ? Il faut éviter le RN mais que se passera-t-il si on reproduit Hollande ? Les idées de gauche, déjà marginalisées par l’épisode désastreux de 2012-2017, serait totalement anéanties. Et ce serait un boulevard pour le RN qui ne pourrait plus être arrêté et prendrait le pouvoir en situation d’hégémonie.
 
 
Après la victoire relative du NFP, trouver un.e premier.e ministre a été un exercice pénible et délicat. Lucie Castet a émergée parce que personne ne la connaissait. Quelques mois plus tard, certaines de ses orientations la discrédite déjà pour une législative partielle… Le moment dans lequel elle représentait une alternative est passé. Les conditions ont changées. Et nous n’avons pas besoin d’un micro parti de plus pour atomiser encore les forces (idem pour Générations, l’Apres, Debout…).
 
 
La tentation solitaire/hégémonique de la LFI permet-elle une démarche unitaire ? L’autonomisme des Verts, la faiblesse du PCF et de l’extrême gauche, peuvent ils les inciter à se « sacrifier » ?
 
 
La tentation du PS de croire qu’il est redevenu la plus grosse force à gauche avec le résultat de Gluksmann aux européennes, la pression de l’aile droite du parti (Hollande, Geoffroy, Delga…) laisse voir un barycentre qui se rapproche dangereusement de la collaboration de classe. Et si un équilibre était trouvé, que serait le programme et ses chances d’être appliqué ?
 
 
Les forces sociales sont, elles aussi, très affaiblies. Or s’il n’y a pas de mobilisation sociale pour peser dans le rapport de forces, sur chaque sujet qui se présentera, ce sont les forces réactionnaires/libérales/fascistes qui se coaliseront pour bloquer tout progrès.
 
 
On peut espérer qu’une victoire politique donnerait un coup de fouet au mouvement social, mais cela ne fonctionnerait que si elle n’est pas immédiatement suivie de renoncements…
 
 
Dans ce marigot, les élections municipales sont effectivement un test et un chemin possible. Sous pression de la population, les ambitions LFI et PS peuvent être réfrénées. Des équilibres peuvent être trouvés. Des propositions ambitieuses peuvent être portées pour redonner un contenu à la gauche. Des victoires importantes peuvent donner l’espoir. Et c’est plus facile de réaliser ces 4 miracles localement que nationalement.
 
 
Donc je trouve qu’il est plutôt malin et utile de porter cette question d’abord. Quand (si) la dynamique sera enclenchée, il sera alors plus aisé et plus crédible de parler des présidentielles.
 
 
Les municipales ont lieu en mars. Les listes peuvent Être déposée en février 2026, ce qui laissera plus d’un an de campagne pour les présidentielles d’avril 2027. Comme on dit chez moi, ne confondons pas vitesse et précipitation.
 
 
Celui de Marie-Claire Cailletaud...
 
 
La secrétaire nationale d’EELV veut donc l’union à la présidentielle mais trouve politicien de parler des municipales. Une manière d’assumer des listes de divisions dans des villes de gauche?
 
 
En tout cas ce qui nous paraît à nous politicien c’est de mettre en orbite des candidats pour la présidentielle quand dans quelques mois nos villes et nos villages verront le renouvellement de leurs maires.
 
 
On y parle ici de vie quotidienne, de logement, d’éducation, de culture… de pleins de choses qui changeront la vie des gens pour le meilleur et pour le pire dans quelques semaines.
 
 
Le pouvoir Macron ou ce qu’il en reste veut se payer les collectivités locales parce que leurs expérimentations ou leurs réussites sont autant de contre points de son échec. La droite en pleine mutation trumpienne comme l’extrême droite ne cachent pas leurs ambitions de conquêtes.
 
 
Un échec de la gauche aux municipales serait une catastrophe pour toute perspective de progrès.
 
 
À l’inverse on peut changer nos vies et changer nos villes pour en faire des territoires d’expérimentation et de conquête pour donner un nouvel élan à la gauche et résister aux droites extrêmes. C’est de cela que les communistes ont bien décidé de s’occuper, partout, et dans l’union si possible…
 
 
Celui de Michel Katcha...
 
 
Les élections, ni « un piege à cons », ni la solution miracle ! Dans les grandes métropoles, les régions, les départements, la campagne…les questions politiques, économiques et sociales se posent exactement comme au niveau national, voir international.
 
 
Quelles politiques, écologiques, énergétiques, de santé publique, pour les transports, la sécurité sociale, la formation, l’emploi, l’éducation nationale, l’agriculture, l’industrie, la sécurité sociale, l’énergie…et contre la guerre, proposées par la gauche ? Dans certains secteurs économiques, la coopération, la coordination, la péréquation au niveau nationale est incontournable.
 
 
Comment dans ces conditions espérer la jouer solitaire et purement locale dans un monde interdépendant sans tenir compte de cette réalité ?
 
 
On s’en aperçoit tous les jours, comment régler la question des déserts, médicaux, industriels, des services publics, de la sécurité, des trafics en tous genres ... sans une véritable politique de gauche qui s’attaque de façon coordonnée au capital à tous les échelons géographiques et géopolitique de la société. Le bas et le haut, c’est comme le « Je et le Nous ». Ça va de pair.
 
 
Le mythe du « village gaulois » qui résiste au capitalisme mondialisé est sympathique mais dépassé à mon humble avis. Bonne journée tout le monde, protégez vos neurones du soleil et de la propagande gouvernementale !
 
 
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article