Les maneuvres de Lecornu. Nous ne sommes pas dupes !
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Sous pression, le premier ministre Sébastien Lecornu a fait hier une nouvelle annone, qui a tout de l’écran de fumée. « C’est fait : les avantages « à vie » des anciens membres du Gouvernement seront supprimés dès le 1er janvier 2026 », a posté sur X dans la soirée le locataire de Matignon, ajoutant « tous les autres moyens mis à disposition des anciens Premiers ministres à vie le seront dorénavant pour une durée limitée ».
Certes, voir les tenants de l’austérité se pavaner sous les ors de la République et bénéficier de ses largesses même lorsqu’ils ne sont plus en fonction peut être un tantinet agaçant. Mais en réalité, la sortie de Sébastien Lecornu vise à détourner l’attention.
Un exemple ? Le coût annuel des « avantages à vie » de ses prédécesseurs est évalué à 4,4 millions d’euros. La suppression de l’ISF et son remplacement par l’IF, décidé par les macronistes dès 2017, représente une perte de recettes pour l’État de 4,5 milliards d’euros, selon le Comité d’évaluation des réformes de la fiscalité du capital.
Quant aux véritables injustices - maintien de la retraite à 64 ans, année blanche du budget Bayrou qui implique de sévères pertes de pouvoir d’achat, doublement des franchises médicales, suppressions de postes de fonctionnaires… - elles « sont toujours dans les cartons », a prévenu Sophie Binet à la sortie de son rendez-vous à Matignon.
La ficelle est grosse et ne bernera personne. Le 18 septembre, avec la grève à l’appel de l’intersyndicale il s’agit de le démontrer, comme l’explique ce matin dans nos colonnes la secrétaire générale de la CGT.
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Julia Hamlaoui, |
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