Plus d'un million dans les rues ce 18 septembre

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Plus d'un million dans les rues ce 18 septembre

 

Avec plus d’un million de manifestant·es (1 041 905 manifestants sur 180 villes), et des centaines de milliers de grévistes dans le privé et le public, la mobilisation unitaire du jeudi 18 septembre est un grand succès. Elle envoie un avertissement clair au gouvernement : la colère sociale se renforce. Faisons grandir tout ça !

 

A Lyon plus de 20 000 !

Unies par la même exigence de justice sociale, travailleuses et travailleurs, jeunes, retraités et privés d’emploi ont manifesté en masse. Plus de 10 000 grévistes sont recensés à la RATP. La grève a été forte à la SNCF. De nombreux services publics, unités de production industrielle, magasins, etc… sont restés à l’arrêt. EDF annonce d’importantes baisses de charge. Il s'agit de la plus forte participation à une mobilisation sociale depuis le mouvement contre la réforme des retraites en 2023.

 

Cela confirme l’exaspération profonde du pays face à la stratégie de passage en force menée sans relâche par le chef de l’État, au service des plus riches et des grandes entreprises.

 

Marseille 120 000
 
 
La convergence entre société civile, jeunesse et monde du travail est donc en bonne voie. Nous atteignons les mêmes chiffres que lors de l'action contre la réforme des retraites avec beaucoup plus de grévistes (au moins 2000 appels à la grève recensés par la CGT et les remontées sont très incomplètes). C’est deux fois plus que le 10/09 mais il y a 146 000 entreprises en France dont 6000 entreprises intermédiaires ou grandes entreprises, il reste encore du chemin à faire pour atteindre 36 ou 68 ! 
 
 
Le mouvement de reconquête de la grève comme moyen d’action et de pression est amorcé ! C’est très positif selon Laurent Brun secrétaire confédéral CGT !
 
 

A Lyon les métallos se font entendre !

 
L’extrême-droite a disparu des radars. Quand il s’agit de défendre les conditions sociales de la population, le RN disparaît. Ce parti démagogique fait beaucoup de phrases ronflantes mais c'est pour mieux cacher sa dévotion totale au capital. Le RN est vraiment une imposture. Cette journée montre l’inexistence de l’extrême droite sur les questions économiques et sociales.
 
 
Selon Laurent Brun toujours, la seule force qui continue à peser contre les revendications, c’est le MEDEF, qui menace même de se « mobiliser » ! Les très grandes entreprises font des résultats hallucinants, versent des dividendes à leurs actionnaires qui crèvent les plafonds chaque année, notamment grâce aux cadeaux de Sarkozy, Hollande et Macron, et ils ne veulent rien rendre de ce qu’ils ont indument touché.
 

La Palestine et ses martyrs étaient présents ce 18 septembre

 
Il y a encore trop de salariés qui considèrent que Macron serait le seul problème. Ça arrange bien celles et ceux qui ne veulent que prendre sa place. C’est vrai que Macron est un serviteur zélé et radical du capitalisme. Mais c’est bien la grande bourgeoisie dont il est la marionnette. Les grandes familles des milliardaires qui possèdent les grandes entreprises qui sont la source de la politique actuelle. Ce sont eux qui en profitent, eux qui rachètent les médias pour la soutenir. Et encore eux qui font monter leur principale organisation, le MEDEF, pour pousser le gouvernement à maintenir le cap.
 
 
La grève sert à faire pression sur l’économie en générale mais surtout sur les employeurs. Le rapport de force, c’est avec eux qu’il doit s’établir. Pendant la mobilisation contre la réforme des retraites, ils ont été discrets et ont été épargnés par la colère populaire. Cette fois ci nous devons orienter la pression sur eux, par le développement de la grève dans les entreprises. C’est la clé de la victoire.
 
 

 

Ce 18 septembre est donc une très bonne journée. Désormais il faut construire les suites. Les organisations du CCN se réunissent vendredi en visio pour décider démocratiquement de la conduite de la lutte. L’intersyndicale s’exprimera ce vendredi 19 septembre pour tirer les leçons et ouvrir des perspectives pour la suite. 
 

Face à l’autoritarisme et à la violence sociale, la lutte continue ! Macron et Lecornu doivent immédiatement enterrer le projet de budget Bayrou et répondre aux exigences sociales. Nous voulons un autre budget pour répondre aux urgences sociales, environnementales, mettre à l’ordre du jour la justice fiscale, dégager des moyens pour nos services publics et abroger la réforme des retraites !

 

Plus que jamais, l’heure est à l’action. Le gouvernement affaibli ne peut plus ignorer la colère, elle est là, elle est légitime, elle grandit et s'exprime !  On ne lâche rien !

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