Dunkerque debout pour la nationalisation d’Arcelor !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Dunkerque debout pour la nationalisation d’Arcelor !
Dunkerque debout pour la nationalisation d’Arcelor !
 
 
Revendiquée par la CGT, la nationalisation du groupe sidérurgique sera débattue le 27 novembre à l’Assemblée nationale, seule solution selon ses défenseurs pour préserver cette activité stratégique.
 

 

« Je vais être clair, j’ai besoin de vous, les groupes politiques de gauche. » Après un premier meeting organisé fin janvier à Dunkerque par la CGT, Gaëtan Lecocq mesure, à l’occasion de ce nouveau meeting du 4 novembre, le chemin parcouru. Dans 3 semaines, une proposition de loi de nationalisation d’ArcelorMittal, sera discutée à l’Assemblée nationale.

 

Et pour le délégué CGT de l’usine dunkerquoise du groupe, aucune voix ne doit manquer. Face à lui, les députés Aurélie Trouvé (LFI), Clémentine Autain (L’Après), Julien Gokel (PS), François Ruffin (Debout !), Benjamin Lucas (Génération.s), la conseillère régionale des Hauts-de-France Karima Delli et le sénateur communiste Fabien Gay, directeur de l’Humanité.

 

 

635 licenciements en cours sans « raison économique »

 

L’exposé des motifs de la proposition de loi reprend des réalités dénoncées depuis des mois par la CGT : délocalisations d’emplois « support » en Inde et en Pologne, fermetures de sites à Reims et Denain, mise à l’arrêt d’un haut-fourneau à Fos-sur-Mer, « gel des investissements industriels en France » dont ceux destinés à décarboner la production d’acier, malgré la perfusion aux aides publiques… Quant aux 635 licenciements en cours, ils n’ont « aucune raison économique », assure Reynald Quaegebeur, délégué syndical central CGT à ArcelorMittal France : « Nous avons des rapports d’experts qui mettent plutôt en avant des erreurs stratégiques. »

 

« ArcelorMittal France, ce sont 16 700 emplois directs, 70 000 en comptant les sous-traitants », insiste Gaëtan Lecocq, pour mesurer les risques d’un possible retrait du groupe sidérurgique de la France, voire de l’Europe, au profit de l’Inde, du Brésil et des Etats-Unis.

 

La nationalisation, souligne Aurélie Trouvé, est « une question stratégique », qui doit relever d’un « État stratège », ajoute Clémentine Autain. « Nous serons tous [pour la proposition de loi] le 27 novembre à l’Assemblée, socialistes, communistes, Insoumis, écologistes, au-delà de nos divisions », assure François Ruffin.

 

De son côté, Fabien Gay met en garde contre la volonté de « la droite et l’extrême droite de mettre à bas toute soif de justice sociale ». Ce dernier a vécu au Sénat, fin octobre, le rejet d’une proposition de loi similaire de « nationalisation des actifs stratégiques d’ArcelorMittal ». « Si une ligne haute tension n’est pas construite entre la centrale nucléaire de Gravelines et l’usine [ArcelorMittal] de Dunkerque, il n’y aura pas de décarbonation des deux hauts-fourneaux », ajoute le sénateur, qui n’a pas obtenu de réponse quand il a interrogé à ce sujet le président du groupe pour la France.

 

Alors que l’enquête sénatoriale dont il a été le rapporteur a évalué à 211 milliards d’euros par an les aides publiques accordées aux entreprises, le coût de la nationalisation d’ArcelorMittal est estimé par ses défenseurs à quatre milliards d’euros. Rien d’insurmontable pour Jean-Paul Delescaut, secrétaire général de la CGT du Nord, qui voit dans un éventuel vote positif le 27 novembre une « étape cruciale » et une opportunité de « donner de l’espoir politiquement ».

 

 
Aux côtés des métallos et de la CGT, le Parti Communiste défend la reprise publique de la sidérurgie pour préserver nos emplois et notre souveraineté industrielle.
 
 
Produire de l’acier, c’est vital pour la France. Du métal, avec ou sans Mittal !
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