Non à la fermeture de Blédina à Villefranche sur Saône dans le Rhône
Danone, propriétaire de la marque de nutrition infantile depuis 1970, a décidé la fermeture prochaine de ce site spécialisé dans la fabrication de Blédine et de Phosphatine, des céréales infantiles destinées à l’origine aux bébés et enfants intolérants au lactose. La décision a été annoncée aux représentants syndicaux, et aux 117 salariés du site, pour une fermeture prévue d’ici à fin 2027.
Les communistes ont vivement réagi à l'annonce de cette fermeture du site de Blédina Villefranche pour 2027. Ils expriment leur colère et leur solidarité avec les salarié·e·s de Blédina après l’annonce brutale de la fermeture du site historique de Villefranche-sur-Saône par le groupe Danone. Cette décision est inacceptable. Elle tourne le dos à des décennies d’histoire industrielle, de savoir-faire, et d’attachement entre l’entreprise et notre territoire.
Blédina fait partie de l’histoire et de l’identité caladoises. Depuis plus d’un siècle, l’usine Blédina fait vivre des générations de travailleuses et travailleurs, participe à la vitalité économique locale et incarne une fierté ouvrière de Villefranche. La voir ainsi menacée, au nom d’intérêts financiers lointains, est une insulte à celles et ceux qui ont construit sa réussite.
Le maintien du site doit être la seule option. Nous refusons que les multinationales puissent disposer librement de nos emplois et de nos territoires.
Danone, groupe largement bénéficiaire, n’a aucune légitimité à sacrifier des emplois caladois pour satisfaire les exigences de rentabilité des actionnaires.
Le site de Villefranche doit être maintenu et modernisé. L’État, la Région et la Métropole doivent intervenir immédiatement pour contraindre Danone à revoir sa copie, et mettre autour de la table toutes les parties prenantes. Les salarié·e·s et leurs syndicats doivent être écoutés et respectés.
Des élus de droite responsables d’un désastre industriel. Les élus locaux, tous issus de la droite, portent une lourde responsabilité. Bernard Perrut, maire honoraire et député pendant plus de vingt ans, Thomas Ravier, maire actuel, Alexandre Ronzière, président de l’agglomération, et aujourd’hui Alexandre Portier, député de la circonscription, appartiennent à la même famille politique qui dirige la ville et le territoire depuis des décennies.
Nous payons aujourd’hui les conséquences directes de cette politique : désindustrialisation, fragilisation de l’emploi local, et dépendance accrue aux logiques de la finance.
M. Portier, qui prétend défendre le “travail” et “le territoire” dans ses discours, doit aujourd’hui rendre des comptes : où était-il lorsque les signaux d’alerte ont été donnés ? Que fait-il concrètement pour exiger le maintien du site et la sauvegarde des emplois ?
Les Caladois n’ont pas besoin de belles paroles mais d’actes, d’une vraie politique industrielle et d’élus prêts à affronter les puissances économiques au lieu de s’en accommoder.
Soutien total aux salarié·e·s et à leurs syndicats. Les communistes de Villefranche-Beaujolais rencontreront rapidement les syndicats de Blédina pour leur exprimer tout leur soutien et construire, avec eux, les initiatives nécessaires pour défendre l’emploi et l’avenir du site.
Aucune fermeture ne doit se faire sans résistance, sans contre-proposition, sans exigence collective.
Etienne Allombert
Secrétaire de la section du PCF de Villefranche sur Saône
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