Nouveau cadeau de la droite et de l'extrême droite au capital contre la Sécu ! Honteux !
Un vote des Républicains et du Rassemblement National à l’Assemblée nationale supprime un impôt majeur pour la Sécurité sociale. Alors que les entreprises bénéficient déjà de 80 milliards par an d'exonérations de cotisations sociales mettant en déficit la Sécurité Sociale, cette décision suscite stupeur et indignation.
Plus de 5 milliards d’euros de recettes en moins pour la santé !
Alors que les députés examinent le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) 2026, un amendement a été adopté, entraînant la suppression de la contribution sociale de solidarité des sociétés (C3S). Cet impôt sur les entreprises rapporte près de 5,4 milliards d’euros par an à la Sécurité sociale, une ressource essentielle pour la branche vieillesse.
Le député Renaissance Charles Sitzensthul avait pourtant prévenu qu’il s’agissait d’un simple amendement de débat : « C’est un amendement qui n’a pas vocation à être adopté pour des raisons budgétaires évidentes », a-t-il déclaré à la tribune. Malgré cela, le texte a été adopté contre l’avis du gouvernement, avec le soutien de LR et du Rassemblement national.
Le RN applaudit, la "Macronie" perd pied
Le député RN Alexandre Loubet s’est félicité de cette adoption qui trahit les électeurs de l'Extrême droite : « Cet impôt est toxique et injuste et pénalise la compétitivité de nos entreprises, l’investissement et l’emploi, sans même prendre en compte les résultats de l’entreprise ». Une victoire symbolique pour les droites, mais un véritable casse-tête pour le gouvernement. La suppression de la C3S provoque une perte estimée à 5 milliards d’euros, qui resteront dans les coffres des entreprises avant d'aller rejoindre ceux des actionnaires !
Colère dans les rangs de l’Assemblée nationale
La députée écologiste Sandrine Rousseau n’a pas caché son indignation : « Je veux que le gouvernement nous dise combien on a perdu », a-t-elle lancé, furieuse. La colère était aussi dans les rangs communistes qui ont vu leur amendement demander 2% sur les 98 milliards de dividendes versés aux actionnaires pour la santé, être rejeté par l'Assemblée ! Non seulement on épargne les actionnaires mais en plus on leur fait un nouveau cadeau de 5 milliards !
Une victoire symbolique pour les droites, mais un véritable casse-tête pour le gouvernement. Même au sein de la majorité, le ton est monté. Le rapporteur général, Thibault Bazin, a dénoncé un grave dérapage : « Là, on est en train de déraper totalement ».
Le gouvernement veut rattraper ce que certains appellent une erreur législative, en demandant un nouveau vote dans un hémicycle plus rempli. Une procédure devrait être engagée avant la transmission du texte au Sénat, le 12 novembre.
Inquiétant pour la maîtrise des finances publiques et Lecornu
Ce vote tombe au plus mauvais moment. Alors que le déficit de la Sécurité sociale est prévu à 17,5 milliards d’euros en 2026, le gouvernement cherche désespérément à faire payer la note aux assurés sociaux en baissant les dépenses de santé, à l'ouverture du débat parlementaire, il était ainsi programmé une réduction de 7,1 milliards des dépenses de santé. Si ce vote restait en l'état, il faudrait encore rajouter 5 milliards de réduction ! Autant dire que les recettes du PLFSS 2026 aurait pu de chances d'être adopté par les députés.
En supprimant une taxe aussi lucrative, les députés risquent de fragiliser encore davantage le système déjà sous tension. Le débat sur la responsabilité budgétaire au Parlement est désormais relancé.
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