Budget 2026 : Armées, des dépenses en rafale...
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C’est l’un des « votes ad hoc » du parlement sorti de son chapeau par Sébastien Lecornu pour éviter le mur sur le budget de l’État, dont l’adoption s’annonce plus complexe encore que pour le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, validé de justesse - à 13 voix près - hier à l’Assemblée nationale. Les députés se pencheront donc cet après-midi sur la « stratégie de défense nationale ». L’idée du premier ministre ? Tenter de mettre les forces politiques au pied du mur en les amenant à « dire si oui ou non, elles souhaitent s’engager vers un renforcement de nos armées » via les « 6,7 milliards » de crédits supplémentaires inscrits par le gouvernement au projet de loi de Finances. Soit 3,5 milliards de plus que ce que prévoyait la loi de programmation militaire (qui planifiait déjà une hausse du budget des Armées de 47 % en 6 ans).
À contre-courant de l’austérité généralisée, l’exécutif a corrigé sa copie et le justifie à grand renfort de discours de plus en plus martiaux et alarmistes. Un exemple parmi une litanie. Se contentant de plaider « la phrase sortie de son contexte » après que le chef d’état-major des armées a lancé qu’il fallait « accepter de perdre ses enfants » à la guerre, Emmanuel Macron leur a proposé dans la foulée de s’enrôler dans son nouveau service militaire. Ces milliards font au moins une heureuse : l’industrie de l’armement, dont le chiffre d’affaires - avec 586 milliards d’euros en 2024 à l’échelle du monde - n’a jamais été aussi élevé. Retrouvez sur l’Humanite.fr les autres infos qui font l’actu de ce mercredi. À commencer par l’audience aux prud’hommes dans l’affaire du licenciement de Guillaume Meurice par Radio France, l’opération contre le narcotrafic menée à Marseille, ou encore la victoire des démocrates dans le bastion républicain de Miami… |
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Julia Hamlaoui |
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