Grève à la Fnac lors du Black Friday pour l'emploi et les salaires : "84% des employés sont au SMIC" !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Photos : FNAC de Nice et FNAC des Champs Elysées. En médaillon la FNAC de Lyon Bellecourt
Photos : FNAC de Nice et FNAC des Champs Elysées. En médaillon la FNAC de Lyon Bellecourt

Photos : FNAC de Nice et FNAC des Champs Elysées. En médaillon la FNAC de Lyon Bellecourt

 

Les salariés des magasins FNAC de toute la France étaient appelés à la grève ce week-end de Black Friday, l'un des plus importants avant les fêtes de fin d'année. À Nice, Cannes, Lyon et Marseille, la mobilisation pourrait être suivie, pour défendre les salaires et un cœur de métier malmené.

 

La spécialisation des employés en voie de disparition ?

 

Une salariée gréviste témoigne. Son contrat, signé dans les années 1990, précise son affectation à la partie librairie du magasin, comme c'était la norme à ce moment-là. Mais elle est une exception aujourd'hui, tant la polyvalence s'est développée dans l'enseigne : "notre cœur de métier est déjà bien attaqué". "On multiplie l’ultra polyvalence, donc on ne peut pas faire notre métier correctement", résume un représentant syndical.

 

"Les clients ont encore une vision de la Fnac comme on la connaissait il y a une dizaine ou une quinzaine d’années, avec de tout et de la spécialisation": "Avant, on avait des spécialistes, et maintenant, on a des vendeurs de petits pois en gros", caricature l'employé.

 

"84% des salariés FNAC sont au SMIC"

 

L'autre motif de colère concerne les salaires des employés des magasins culturels, au sein du groupe Fnac-Darty. Selon l'intersyndicale CGT-Sud, l'été dernier, la direction aurait décidé de "ne plus appliquer automatiquement les hausses des minimas des salaires de la Convention Collective de branche à nos salaires minimas FNAC à partir du 1er janvier 2026".

 

De nombreux salariés dont le salaire de base se situait sous ces minimums conventionnels de la branche vont voir leur rémunération baisser, puisqu'une part de rémunération variable comme des primes, servira désormais à atteindre le salaire minimum, au lieu d'être un supplément.

 

Une décision largement contestée par les salariés-es, dans une entreprise où "84% des salariés FNAC sont au SMIC", témoigne une syndicaliste. "Dans trois ans, ça sera un mois entier de salaire qui aura disparu".

 

Voir ci-dessous le communiqué unitaire des syndicats CGT et Sud

 

 

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