Macron dispose de nos milliards pour l'Ukraine mais refuse la transparence sur leur utilisation par le gouvernement ukrainien !
Pour Macron, la destination de notre argent public ne mérite pas la transparence sur leur utilisation. Il a ainsi affirmé que "ce n'est pas le rôle de la France de donner des leçons sur la corruption à l'Ukraine."
Il est vrai que la France a ses scandales ! L'ancien président de la République Sarkozy, pris à de multiples reprises dans les mailles de la justice et dernièrement condamné à de la prison ferme pour association de malfaiteurs ou Marine Le Pen ou encore la ministre de la culture Rachida Dati avec un dossier lourd en cours d'instruction et d'autres encore qui ne grandissent pas la France et ne l'autorisent pas à donner des leçons à d'autres pays quels qu'ils soient : Ukraine, Russie ou autres.
Mais ce qui est en débat ici, ce n'est pas cela ! Macron tente de fuir le débat de fond qui est : quelle pratique éthique, forte et constante de transparence sur l'utilisation des fonds publics qui sont de l'argent qui appartient aux citoyens et gagné durement par eux.
C'est vrai pour les 211 milliards l'an d'aides publiques, perçus par les entreprises révélés par une commission sénatoriale qui a constaté que cet argent était donné sans condition et n'avait pas très souvent l'efficacité recherchée. Et c'est encore plus vrai quand il s'agit de milliards d'argent public pour acheter des "armes de mort", qui se trouvent subtilisés à des fins personnelles ou autres, par certains dirigeants du pays qui les perçoit ! Si nous vivons en démocratie, l'exigence de transparence honore la politique et ne devrait effrayer aucun dirigeant politique honnête et n'ayant rien à craindre de la justice !
Cette exigence de transparence est totalement légitime, car d'une part il est reconnu que le scandale du détournement d'importants fonds publics par certains dirigeants politiques ukrainiens proches de Zelensky est bien réel, et d'autre part parce que dans la période, le même Macron demande à notre peuple de se serrer durement la ceinture pour utiliser l'argent public non pas pour nos services publics mais pour faire la guerre !
Il ne s'agit donc pas de donner des leçons à qui que soit, mais de faire vivre la morale en politique avec des règles simples qui s'appuie sur une justice indépendante. On ne comprendrait pas qu'au même moment ou le gouvernement français fait la chasse à la fraude sociale et fiscale, la France n'ait pas la même exigence avec un pays où les droits de l'homme sont bafoués et il est admis qu'il est un des pays les plus corrompus d'Europe !
Il paraît évident que Macron doit changer de logiciel avec l'Ukraine, que ça lui plaise ou non ! Mettre des conditions de transparence sur l'utilisation que fait l'Ukraine de l'argent public versé par l'Union Européenne ou tout Etat membre de l'UE est un minimum à exiger des dirigeants politiques de ce pays dont la France.
Ayant toujours en mémoire ce que les dirigeants occidentaux exigeaient au moment de la guerre froide, quand ils rencontraient les dirigeants des pays socialistes : surtout posez la question : "Que pensez-vous faire quant aux droits de l'homme dans votre pays ?". Ils y allaient en "donneurs de leçons" alors qu'en même temps, ils soutenaient les dictatures en Amérique latine ou en Europe (Chili - Argentine - Brésil - Pérou - Espagne ou Portugal) qui écrasaient les peuples. A l'époque, Macron n'aurait peut-être pas rougi d'être un des ces "donneur de leçon". Le cas de l'Ukraine avec la corruption est aussi grave, il est peut être utile de lui "donner des leçons" en matière d'éthique, si on garde en tête l'intérêt des ukrainiens et celui de la paix !
Comment ne pas être outré des propos du Chef de l'Etat quand dans le même temps une enquête révèle une possible fraude dans l'attribution de marchés publics, de la corruption, un conflit d'intérêts et une violation du secret professionnel au Collège d'Europe à Bruges, où madame Mogherini occupe le poste de rectrice. Selon Le Soir, il s'agit de supposées malversations dans le financement d'un programme de formation de 9 mois pour diplomates. Cette dame n'est autre que l'ancienne haute représentante de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Il y a vraiment des "leçons" qui se perdent .... où vous pensez !
Jean Chambon
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