Plus que jamais notre Sécu a besoin de nous pour être pérennisée... Au coeur du débat à Vénissieux ce 9 décembre !

Publié le par Les communistes de Pierre Bénite

Plus que jamais notre Sécu a besoin de nous pour être pérennisée... Au coeur du débat à Vénissieux ce 9 décembre !
Plus que jamais notre Sécu a besoin de nous pour être pérennisée... Au coeur du débat à Vénissieux ce 9 décembre !

 

A l'occasion des 80 ans de la Sécurité Sociale, j'ai participé à l'initiative organisée par la section du PCF Vénissieux sur le thème :  "La Sécurité Sociale : un projet politique global, un projet de société et de civilisation révolutionnaire plus que jamais d'actualité."

 

70 personnes environs étaient présentes Salle Labourde à Vénissieux et ont pu suivre les différentes interventions prononcées dans le cadre d'une table ronde à laquelle étaient présents-es et intervenaient : Marie Christine Burricand élue à Vénissieux et membre du CEN du PCF - Maud Millier secrétaire générale de l'UD CGT du Rhône - Evelyne Ternant économiste membre du CEN du PCF et Francis Ballay, d'Alternatives mutualistes. Nous pouvions noter la présence d'autres personnalités de la ville de Vénissieux notamment des élus-es comme la maire Michèle Picard, l'adjoint Pierre-Alain Millet et Serge Truscello le secrétaire de la section.

 

A l'issue des interventions un échange a eu lieu avec la salle qui a permis d'éclairer des questions comme le fondement de la cotisation sociale, la dite "dette" de la Sécu, le rôle des mutuelles hier, aujourd'hui et demain dans le cadre du 100% Sécu, la politique de santé publique que nous voulons, le PLFSS en discussion à l'Assemblée nationale et le "décalage" de quelques mois de l'application de la réforme des retraites à 64 ans.

 

Dans un prochain Post du Blog, nous ferons connaître ces interventions. (Voir photos ci-dessous)

 

En cette année de commémorations des 80 ans de la création de notre Sécurité sociale, sans surprise, le PLFSS 2026, d’une extrême violence sociale, a une unique visée, affichée dès le départ : « Il existe aujourd’hui un risque important sur la capacité à assurer la pérennité de notre modèle de protection sociale... Il est essentiel, pour préserver notre modèle et permettre aux futures générations de bénéficier d’un niveau de protection sociale suffisant, de trouver les moyens de remettre la Sécurité sociale durablement sur le chemin de l’équilibre, en partageant équitablement l’effort.».

 

Telle est la version libérale qui anime la droite et la social démocratie à l'Assemblée sur le PLFSS! Pour diminuer les dépenses sociales, jugées excessives avec un déficit qui s’élève à 23 Md€ en 2025, le projet de loi Lecornu propose dans ce PLFSS 2026, pour partager équitablement l’effort :


• une réforme profonde du dispositif des affections de longue durée (ALD)
• la responsabilisation de chacune et chacun dans sa consommation de soins avec un doublement des franchises et participations forfaitaires
• la réduction de la durée maximale des arrêts de travail
• de relever l’âge de majoration des allocations familiales de 14 ans jusqu’à l’âge clé de 18 ans
• une taxation exceptionnelle des organismes complémentaires
• etc,etc.

 

Et, ce qui nous est présenté comme un effort juste et équilibré, entend poursuivre la réforme des allègements de cotisations sociales – exonérations des cotisations patronales estimées à 75 MD€ en 2026 – afin de diminuer le coût du travail sur les bas salaires, pour, selon le texte du PLFSS, devenir un puissant outil de soutien à l’emploi et à la compétitivité des entreprises « zéro charges, au niveau du SMIC, soutien à l’industrie, dégressivité progressive jusqu’à 3 SMIC ». C'est le même argument éculé depuis la fin des années 80 mais dont les ambitions ne seront jamais atteintes et en plus c'est une trappe aux bas salaires qui a pour effet d'aggraver la pauvreté.

 

Pointant du doigt la baisse de la population active (natalité en baisse et vieillissement de la population) associée à une responsabilisation progressive des bénéficiaires (les patients qui abusent du système que ce soit en consommation de soins de ville, hospitalières, urgences, les patients en ALD qui coûtent trop cher, les retraité-es nanti-es aux revenus confortables, les travailleurs qui abusent des arrêts de travail), le gouvernement, appuyé par la droite et l’extrême droite, focalise les débats budgétaires de la protection sociale vers la responsabilité morale des personnes sur leur situation socio-économique, loin des valeurs et de l’esprit voulu par ses fondateurs en 1945.

 

Il faut en finir avec cette politique qui privilégie le capital au travail, le grand patronat aux travailleur.euses, les dividendes des actionnaires aux besoins sociaux de la population. C’est possible et c’est notre ambition communiste pour une Sécurité sociale du XXIe siècle.

 

Jean Chambon

Sources : Globules rouges - Assemblée

 

 

Publié dans Protection sociale, PCF, Rhône

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