Pourquoi une nouvelle rencontre à Paris entre l'Ukraine-la France-l'Allemagne et les britaniques ?
Les délégations allemande, britannique, française et ukrainienne se réunissent samedi, pour débattre avec les États-Unis du projet en 20 points remis par les américains suite aux discussions avec la Fédération de Russie d'une part et l'Ukraine d'autre part à Miami. Trump a fait comprendre qu'il perdait son temps dans des discussions sans fin. L'Ukraine qui a le "bébé" dans les bras devrait enfin se positionner. Veut-elle la paix ou veut-elle poursuivre le conflit avec l'illusion de faire céder la Russie ? Même question pour les européens, non impliqués dans les négociations, veulent-ils la paix ou aider l'Ukraine à poursuivre une guerre qu'ils ne gagneront jamais et au moment où l'armée russe marquent des points importants sur le front ?
Les échanges diplomatiques s’accélèrent sur le projet en 20 points de Trump afin de mettre un terme à la guerre en Ukraine. Les principaux alliés européens de l’Ukraine ont soumis des contre-propositions aux Etats Unis, au terme d’un appel avec les dirigeants français, britannique et allemand. Sans les dévoiler, le chancelier Merz a précisé lors d’une conférence de presse avec Mark Rutte de l’Otan, qu’une autre mesure a été présentée sur les « concessions territoriales » que l’Ukraine « est prête à faire ».
Est-ce la bonne manière de répondre à Trump ? Le dirigeant républicain s’est montré très agacé lors de l’entretien, prévenant que les États-Unis ne voulaient « pas perdre (leur) temps ». Sceptique sur une éventuelle nouvelle rencontre entre les délégations états-unienne, européenne et ukrainienne, Washington en aurait finalement accepté l’idée. Le site d’information Axios révèle que des « hauts responsables américains devraient rencontrer samedi à Paris leurs homologues ukrainiens, français, allemands et britanniques pour discuter du plan de paix ».
Qui composera la délégation des États-Unis, Marco Rubio, qui était à la rencontre du 23 novembre à Genève avec les Européens, ou bien le duo Steve Witkoff, l’émissaire du président, et Jared Kushner, le gendre de Trump, présents avec la délégation russe et lors des récentes discussions à Miami avec l'Ukraine.
Avant cette rencontre, le ministre russe des Affaires étrangères, Lavrov, a rappelé que le plan de paix devait inclure des garanties de sécurité pour « toutes les parties » et s’attaquer aux « causes profondes du conflit ». Au Kremlin, le 2 décembre, Poutine, en présence de ses deux conseillers Ouchakov et Dmitriev, et les américains Witkoff et Kushner, a remis des propositions de « garanties de sécurité collective » comprenant la non-adhésion de l’Ukraine à l’Otan. Ce qui semble clair à Trump.
La pression sur Zelensky s’intensifie de la part des États-Unis. Le quotidien Financial Times évoquait la volonté du président d’arriver à un accord avant Noël. Espérons-le même si l'on sait que toute négociation de fin de conflit est toujours longue, mais qu'elle peut être raccourcie quand on veut vraiment la paix sans perdre pour autant dignité qui se trouve grandie quand on épargne les morts de son pays !.
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